Œuvre
Dès ses premières expositions, Shirin Khalili affirme son intérêt pour le corps humain qu’elle interprète d’une manière expressionniste. Explorant des thèmes comme la danse, le couple, les chimères… l’artiste modèle et torture la matière inerte pour lui donner vie et mouvement. Après leur cuisson, elle applique sur ces sculptures en terre une patine complexe qu’elle a mise au point au fur et à mesure de ses expériences.
Se déclinant avec les volumes réels et les formes, ces textures de surfaces apportent aux sculptures des teintes, des brillances et des matités.
A travers son travail, Shirin s’interroge et interroge le spectateur sur l’érotisme et la sensualité, mais aussi sur la place du corps nu dans la représentation. Femmes lascives ou meurtries, couples enlacés ou corps en bataille expriment douleur ou érotisme, mouvement ou stupeur et dégagent des sensations qui invitent le regard à la caresse.
Ses pièces s’articulent toutes autour de la même idée du corps où la question première est celle de la liberté, de la femme et de l’artiste.
Après avoir vécu une quinzaine d’années à l’étranger, je voyage désormais dans la musique, l’écriture et la peinture. Je peins au gré de mes impulsions de l’ethnique à l’ésotérique, du figuratif à l’abstrait. J’utilise l’huile ou l’acrylique, parfois les deux. Je n’ai pas de style particulier et me prête à toutes les expériences picturales en suivant mes inspirations du moment.
Julien Kuntz est dessinateur de satire et d’humour. Il « croque » ses contemporains depuis près de vingt ans. Sa démarche est une forme de réflexion sur la société d’aujourd’hui et de demain, sur nos comportements, nos contradictions et nos absurdités. Ses dessins représentent des hommes, des femmes, des couples, des squelettes, des animaux, sous une forme satirique teintée d’une pointe de poésie. Ses principales thématiques : la politique et la satire sociale, l’érotisme, la table et le vin, les danses macabres, l’art et les artistes, l’écologie, Strasbourg et sa région. Il travaille essentiellement à l’encre de chine, l’aquarelle et la pierre noire.
Son travail est exposé dans différentes galeries et manifestations publiques, en France, en Allemagne, en Italie, en Suisse et, à partir d’avril 2016, au musée Tomi Ungerer – Centre international de l’illustration à Strasbourg.
Il est auteur de plusieurs livres d’illustration, dont l’un est préfacé par Tomi Ungerer. Son travail se retrouve aussi sur des supports de communication : étiquettes de vins, dessins de presse, affiches, faire-part, cartes de voeux, etc. Certains de ses dessins font partie des fonds d’acquisition publique de l’artothèque et du cabinet d’estampe de la bibliothèque de la Ville de Colmar.
La technique de gravure que j’utilise en majorité est la linogravure, qui génère un contraste élevé, un point que j’apprécie beaucoup. Ce que j’aime tout particulièrement dans la gravure est le fait qu’elle requiert une certaine patience : avant de voir un résultat final, il faut un travail de recherche, de dessin, de sculpture et d’impression.
Au cours de ma pratique, une évolution a eu lieu vis-à-vis de la couleur : longtemps, les gravures ont été imprimées exclusivement en noir, alors que la couleur, depuis quelques années, s’est immiscée dans mes travaux. On obtient un univers plus coloré, mais chaque rendu, isolé, reste tout de même relativement sobre.
Mes thèmes de travail sont souvent liés à mes voyages, au monde qui m’entoure de façon proche et à l’enfance. Ce dernier thème s’accentue depuis quelques années, notamment dans la série qui est en cours : la Langue des Signes Française initiée aux enfants.
Fernand Kayser alias Ferni : docteur mulhousien diplômé en tant que mono-maniaque récidiviste, adepte de la superposition, il compose dans ses oeuvres de véritables microcosmes peuplés de drôles d’animaux masqués, d’objets insolites et de formes fantasques en tous genres.
e projet Maragno Design initié par le designer Jean-Charles Kien en 2013 est une entité complexe à définir, néanmoins il est par essence un laboratoire d’idées et de concepts ou l’expérimentation, la création et la production sont au centre de toutes les préoccupations.
Le Design trouve sa place entre l’industrie et l’Art, entre le beau et la technique, ici nous sommes entre le Design et l’Art. Ce projet vise à explorer les limites entre l’Art et le Design, pour en comprendre les mécanismes qui permettent cette transversalité entre les deux univers. Cette réflexion se fera d’une part par le biais de recherches philosophiques et esthétiques, et d’autre part en confrontant ces notions à la matière.
Maragno Design est aussi un lieu propice à la collaboration et à la rencontre entre les différentes disciplines et corps de métiers. Enfin et surtout Maragno est une entité en perpétuelle évolution qui ne s’impose aucune limite.
ce qui me touche est ce qui m’entoure
ma pratique est fondamentalement liée à l’activité quotidienne du regard dans ce qui constitue mon environnement le plus immédiat
elle consiste en l’expérience d’un rapport plutôt qu’en projet de représentation
rapport établi selon une approche sensible, impressive – le regard – le motif – la main
c’est un travail qui ne préjuge pas du résultat et dont l’erreur est consubstantielle
part de hasard, approximations, insatisfactions, motivent la recherche par essais successifs menant à d’involontaires séries
tentatives vécues comme des commencements / efforts à s’exposer au risque de liberté
dans l’appréhension vivante du motif, le dessin comment moyen primitif de faire / à caractère déficitaire / particulièrement ouvert / est un point d’ancrage
il participe d’une pratique plutôt indicielle, référée à des motifs particulièrement informels et tautologiques
répondant à ces critères, induisant un manque à voir, particulièrement tacite, le paysage est une récurrence
Un nouveau travail.
« Jeux de Guerre »
Des jouets d’enfants trempés dans de la peinture dénoncent la censure, la guerre, la pollution, l’intolérance … fléaux de notre époque
Que laissons nous comme héritage à nos enfants ?