Myriam Kotrys

Les réalisations puisent leur force dans l’utilisation de matériaux naturels et/ou recyclés afin de donner corps à des Etres de la Natures, ou des objets en résonnance avec elle. Récolter, assembler, marier, tisser, associer peuvent être autant de petits gestes et de jeu avec la matière qui lui redonne un nouveau Souffle. Hommage au vivant qui dans de nombreuses cultures et traditions du monde était honoré! Les Anciens se liaient et renouaient avec les forces et énergies de la nature dans un respect et une connaissance de ces dernières. Créer avec la complicité de ce que chaque matière insuffle, dans un dialogue où le créateur et la matière ne sont pas en lutte mais dans une forme d’alliance. De ces alliances naissent des corps et des êtres, des objets faits de fibres naturelles, de lanières végétales, de minéraux, de bois flottés, de coquillages et autres trésors de la Terre. Une personnification des Eléments de la Nature s’opère alors, et laisse libre cours à tout un univers, où magie et poésie vont de paire. Voilà comment naissent ces Etres, ces Gardiens de la Terre avec leur magie … c’est la puissance des Mystères!!!

Sophie-Dorothée Kleiner

 Sophie-Dorothée KLEINER travaille avec la paille, le bois et l’aquarelle pour explorer matière et couleur, de rendre sensible sa perception du paysage et du vivant.

Sibylle Knapp

Sibylle Knapp est illustratrice de formation. Elle a exercé ce métier en tant qu’activité principale pendant plusieurs années. Depuis 2000, elle se consacre à la peinture de paysages. Sans pour autant abandonner l’illustration. 

En tant qu’illustratrice, elle aime la proximité. Le nez au-dessus de son bureau, elle travaille sur de petits formats, attentive aux détails, aux gestes minuscules, aux scènes de la vie quotidienne. Elle observe les attitudes, les expressions, les interactions discrètes. 

En tant que peintre, elle lève les yeux et prend du recul. Elle essaie de capter des paysages, des lumières, des couleurs qui traversent l’espace et le temps. Elle explore l’atmosphère, la vibration d’un ciel, la densité d’une ombre et la chaleur d’une fin de journée. 

L’illustration réclame du détail, tandis que la peinture oblige au contraire à l’oublier, à plisser les yeux pour chercher une sensation plus large, plus ouverte.

Ces deux pratiques dialoguent en permanence. Ensemble, elles construisent son regard et nourrissent sa manière de créer.

Corto Koller

Après s’être spécialisé en dessin narratif à l’école Pivaut où il a apprivoisé bon nombre de techniques, Corto Koller est revenu à Strasbourg et a intégré l’Atelier M33. Depuis sa sortie d’école, il développe plusieurs projets en parallèle, peinture, bande dessinée, animation 2D.

Pascale Klingelschmitt

Par son travail, elle tente de répondre par des matières dures (céramique/ verre) à des questions liées aux structures matérielles des organismes vivants. Souvent elle appréhende et confronte les différents acteurs des règnes du vivant dans une relation commune et combinatoire, ce qui lamène également à traiter de la relation au corps, à l’organique. L’hybridation, la métamorphose, la temporalité ou l’entropie sont appréhendées et convoquent intrigue ou dégoût. Le grand thème qui occupe Pascale Klingelschmitt à tous les niveaux est la vie et ses conditions d’existence. Il est question d’espace vital, de la terre, de la nature, de la science, de la position de l’homme par rapport à la nature et la science et de son rôle. Par ces orientations, s’invitent logiquement les questions écologiques. Elle tente d’exprimer une nouvelle vision moins aristotélienne du monde dans laquelle une hiérarchie plante-animal-homme semble avoir atteint ses limites. Entre vie et mort, début et fin, il y a le processus permanent de transformation, de métamorphose aussi bien philosophiquement que dans l’appréhension de la matière et sa mise en oeuvre. Les propriétés des matériaux sont utilisées voire détournées pour arriver à traduire ses intentions dans une vision plutôt contemporaine de la pratique artistique.

Corine Kleck

Ce que j’aime, c’est prendre un élément et le transposer, changer sa taille, sa matière dans un travail de recomposition et d’assemblage. Sélectionner un objet du quotidien et le faire devenir alors l’élément de départ du processus de transformation. L’affranchir de  sa condition, de son utilité. Utiliser des matériaux divers pour créer des rencontres inattendues. 

La thématique qui m’occupe en ce moment est liée aux questionnements posés par les incertitudes qui pèsent sur le monde et plus particulièrement les questions environnementales.

Pour interroger des concepts d’adaptabilité, de transformation et d’hybridité, j’ai – paradoxalement – choisi de me tourner vers une forme de réenchantement en explorant la notion de merveilleux.

Du latin Mirabilia : choses étonnantes ou admirables, qui nous entraînent du coté des contes et des chimères, de l’étrange et de l’inquiétant parfois.                                                    

Je privilégie des procédés appartenant aux champs de l’art populaire, de l’artisanat ou du bricolage. Ils me permettent une pratique diversifiée et libérée des contraintes techniques. Une pratique qui expérimente le langage des matériaux et confronte les matières. Faisant apparaître des tensions, suggérant des points de rupture, la recherche plastique est engagée dans une tentative de production de sens à travers un travail pointant les contraires, les oppositions et les dualités.

Jean-Louis Kuntzel

Mon travail porte sur le sentiment de foisonnement vital. En résonance avec le désir, porté par les corps, la nature et le rythme des saisons.  « Je peins. Quand je peins, quand je dessine, il est question de puissance, il est question des palpitations du désir.  Je peins le désir, la vie, les bourgeons tendus, les fleurs qui éclosent, le vent léger dans les feuilles, le ciel bleu à travers les arbres, la moiteur et la chaleur de la peau, l’odeur de la sueur et les sourires à ces moments. Je ne raconte rien. Il n’y a pas d’histoire. Mon travail dit la captation de toutes ces choses : l’instant, vivant, jubilant, foisonnant, de verts, de rose, victorieux, le passé enroché, l’espoir là et le désespoir plus loin. »

Sébastien Kuntz

Présentation d’après le poète Jacques KOBER:

Un arbre ne multiplie jamais une multitude, donc un anonymat, il vit une liberté, hymne à la légèreté, obstinément mais spatialement vif de voilure. Le silence d’un arbre n’est pas délayé du silence de la forêt. Ainsi le concret du travail de Sébastien Kuntz c’est aussi bien l’enclume et la tignasse des souches nouées que la branchie de la délicatesse, ténuité ventilée de la sonorité des sommités: la ronde du vol d’insectes bougeant comme chaque feuille de la diversité attend son oiseleur. S’il est difficile de faire marcher les arbres au pas, c’est que leur architecture calme et soigne la fièvre humaine, mangrove ou futaie, dragonniers ou jacarandas, flamme nocturne du cyprès ou encore baobab aux épaules étagées de nuages. Une forêt est-elle en marche, et les arbres se pressent-ils en exode, ou bien rêvent-ils notre équilibre, découvrent-ils pérenne d’écrire sur écorce de bouleau, de même que chez Kuntz toutes les écorces circonscrivent son art.

Philippe Ketterlin

Philippe Ketterlin : liberté, l’envisagée dévisagée. Peindre, c’est se libérer, décrire, c’est déformer… les œuvres de Philippe Ketterlin, bien que souvent dites « figuratives » ne se décrivent pas, ne s’analysent pas : elles se vivent. Elles nous sautent à la gueule, nous mettent les larmes aux yeux, nous remplissent d’effroi ou nous font rayonner : peu importe, elles sont là et nous transportent, dans le mouvement, la grâce, la force et l’absence d’un regard, souvent dans le tourment des émotions. Ne demandez pas à Philippe Ketterlin pourquoi : il sait pourquoi il peint mais ne sait jamais pourquoi il a peint : il s’est laissé guidé par un fil dont lui-même ignore les points d’ancrage. De destinée, il n’y en a peut-être pas : d’une demi-heure à mille heures, Philippe est plus libre que le temps : il commence, s’arrête, reprend une œuvre. Il s’approche pour donner un coup de pinceau, de spatule ou de couteau, recule, revient, s’assoit, boit un bière, fume une Gitane, attend patiemment le lendemain, met parfois de côté pendant des mois… ou recouvre tout pour aller vers un ailleurs que lui-même ne connaît pas. Peu importe, nous sommes hors du temps, dans l’instant présent, sacré, de l’émotion. Ne cherchez pas non plus à rattacher les œuvres de Philippe Ketterlin à des périodes de sa vie : bleues, grises ou colorées, les couleurs sont entremêlées, car l’artiste est jongleur : à peine établi dans un style, il nous fait faux bond et passe des visages et corps aux variations de têtes de mort, puis sans crier gare, nous conduit dans de doux abstraits, éclate de rire dans des couleurs vives puis nous éblouit dans des jaunes rayonnants. En passant, Philippe aura sculpté avec du béton, du plâtre, du fer pour donner vie à de l’inattendu, surprenant et bouleversant. Philippe est libre d’agir ou de rester immobile, de peindre ou de sculpter, de parler ou de se taire. En œuvrant avec une telle liberté, Philippe nous offre aussi la nôtre : nous sommes libres d’aimer ou pas, mais aussi, parce que chaque œuvre est libre de tout message, nous sommes libres d’inventer notre propre histoire et de la réinventer chaque soir !

Kunstwerkstatt der Diakonie Kork

L’Art vient de l’âme – le projet artistique des ateliers Hanauerland Werkstätten
Dans le cadre du projet artistique des ateliers Hanauerland Werkstätten du Diakonie Kork, des personnes en situation de handicap se rencontrent autour d’activités artistiques et créatives. Ici, tous les participants ont la possibilité, quelle que soit leur degré de handicap, de trouver leur propre forme d’expression créative. Naissent alors des images aux couleurs éclatantes, qui de façon détaillée ou plus abstraite, reflètent les sentiments et les émotions liées au vécu de l?artiste. Les participants travaillent avec passion et enthousiasme, certains se forgent leur propre style et le font évoluer.