Dominique Haettel

Dominique Haettel développe  une pratique artistique axée sur la réinterprétation  d’éléments oniriques, surréalistes et irrationnels.  Dans ses  créations (dessins, peintures, assemblages, photographies) il est constamment à la recherche de ce qui se cache derrière… au delà des apparences.  Le côté « inachevé » de ses représentations imaginaires crée un sentiment de mystère et d’attrait  et amplifie le pouvoir suggestif de l’œuvre, entraînant ainsi  le spectateur dans un monde  chimérique et fantasmagorique. Ce langage plastique drôle, parfois sarcastique et une esthétique hors norme côtoient la notion d’« Unheimlich », (l’étrangeté inquiétante), en nous interpellant de manière sensible, poétique et humoristique sur l’ambivalence de notre rapport à l’image, au beau, au laid, au saugrenu.

Emmanuel Henninger

Engagé dans une pratique du dessin, Emmanuel Henninger s’intéresse à l’iconographie du paysage et à la problématique de la subsistance d’écosystèmes anciens et de leur modification sous l’effet des activités d’exploitation des ressources naturelles. La nécessité de donner un sens esthétique aux espaces dans lesquels nous vivons, mais aussi d’y renouveler l’engagement social et politique, lui semble plus pressante que jamais.

Il arpente les lieux à pied dans le souci d’une approche lente qui rend les paysages progressivement familiers jusqu’à une forme d’immersion. Cet enjeu environnemental dans sa pratique du dessin le pousse à explorer quelques sites en tension et c’est donc par le biais d’un travail de collecte documentaire de motifs témoignant des modes d’exploitation des ressources naturelles, et des formes de contestations qui en découlent que s’ancre sa pratique artistique.

Aujourd’hui plus précisément, son intérêt se porte vers la mutation des espaces et des forces de contestation.

Son travail de recherche aspire à produire des mémoires personnelles et collectives reflétant la diversité des engagements dans lesquelles elles opèrent..

Il s’agit d’envisager une histoire des personnes invisibilisés et de jouer sur ces lieux de convergences où viennent se rencontrer des mouvements minoritaires afin de révéler une mythologie des sous-cultures.

Masquant les visages, il cherche à faire allusion aux sentiments d’effacement et d’invisibilité des communautés au travers des ZAD.

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Frédéric Henninger

Je peins de façon spontanée et intuitive. Ma peinture est instantanée. Dans la série les Essais, la surface s’élabore dans un moment très rapide et intense de concentration sans détermination préalable. Un instant tactile se matérialise, souvent repris, réactivé. J’applique les couleurs en fonction de mes sensations et du dialogue qui je souhaite obtenir entre elles et la perception de la matérialité de la surface. La peinture se concrétise pour moi dans une sorte de restitution de mes expériences physiques et sensibles. Je souhaite projeter de façon concrète la peinture auprès du regardeur par l’intermédiaire de la surface peinte, de la texture, de la matérialité, de la lumière, ses couleurs, son espace, sa pesanteur. L’image peinte se matérialise entre structuration et improvisation suivant un processus de palimpseste entre gestes et matières. La peinture laisse apparaître ses différentes couches, son histoire depuis son origine la toile vierge jusqu’à son état final. La peinture est pour moi un enregistrement de l’expérience du faire. Les couches sont comme une mémoire des échecs successifs que j’ai repris et surmontés. Une sorte de temps visible mis en espace. La peinture résulte à la fin de l’ensemble des étapes précédentes et dépasse toutes mes prévisions. Cela me permet de questionner l’impermanence du réel, ses cycles et son expansion. La cire d’abeille que j’introduis dans la couleur me permet d’intégrer d’une certaine façon un fragment de nature issu du territoire dans lequel je vis. La série des Atmosphériques se caractérise par un processus « météorologique » qui me permet d’exprimer des temps suspendus, inachevés, ouverts.

Sébastien Haller

Plasticien sculpteur né à Mulhouse, je pratique la sculpture depuis 1999. Je travaille le métal. J’ai démarré ma pratique artistique par la réalisation de tableaux en fils de fer qui racontent des histoires d’hommes, de femmes. Instantanés sortis de mes moments de contemplation du monde contemporain, j’aborde au fil des ans différentes techniques de travail du métal : d’abord des tôles découpées aux dessins précis et acérés, figuratifs et graphiques puis des pièces en acier découpées au laser. Depuis 2001, je réalise des sculptures en acier découpé thermolaqué ou en acier corten qui sont exposées, et certaines vendues partout en France. Mes sculptures souvent anthropomorphes, sont des invitations à se projeter ailleurs, à se détacher de la rudesse du monde pour le percevoir avec humour et poésie. La nature, le vivant, les hommes, les animaux sont des sujets récurrents dans mon travail. Je développe régulièrement des projets de commandes publiques et privés, aussi bien pour des architectes, promoteurs immobiliers, mairies, que pour des particuliers.

Christophe Hamm

Pour ses photographies d’art, Christophe Hamm travaille la matière : ses clichés se font à la fois sculptures et peintures. Son art habituellement discret saute ici directement aux yeux. Minéralités graphiques ou jeux colorés, les lignes se jouent des cadres successifs et les flous accélérés stabilisent étrangement des compositions épurées et raffinées, en curieux oxymores photographiques. Dans chacune de ces œuvres sophistiquées, on retrouve néanmoins une démarche familière : cadrages dignes des grands maîtres, sens de la couleur et surtout apparente banalité du thème transcendée. Subtiles variations, ces images sont bluffantes. Non pas qu’elles trichent, bien au contraire, mais précisément parce qu’elles révèlent la quintessence, autrement dit la qualité pure des êtres et des choses, avec un petit supplément d’âme tout en délicatesse, tendresse et pudeur. Catherine Jordy Docteur en histoire de l’Art

Géraldine Husson

A travers une approche multiple, je m’interroge sur la porosité, qui existe entre les disciplines. Je passe avec liberté d’un domaine à un autre sans égard de frontière. L’interférence des champs est ma ligne directrice. Mes réalisations questionnent ce croisement par l’instauration de rapports singuliers entre corps, objets et espaces. L’ambivalence de la destination et du statut de l’objet produit m’intéresse. Je me penche à la fois sur l’existence et le dépassement des frontières disciplinaires, spatiales, imaginaire. Le franchissement entre les territoires, en empruntant certains chemins, me permet par association ou hybridation de prendre plusieurs issues, tournures. La circulation parallèlement à la tension qui peut exister entre les disciplines, cohabitent. Les productions s’inscrivent dans cet endroit informel où différents secteurs s’entrecoupent. La limite est envisagée comme une membrane perméable. Je parcours son paradoxe de commencement-fin. Le mystère de l’origine de la vie, de ses cycles et de l’univers m’a toujours intrigué. L’origine n’a ni commencement ni fin. Elle est infinie en tout point de l’espace et du temps. Un concept originel, qui a germé en moi pour devenir une source d’inspiration illimitée. La cellule là où la vie, la matière, la forme prend corps. La fragilité inhérente à la force qui en émane. L’aspect cellulaire est un thème récurrent dans plusieurs de mes pièces. La dualité et la complémentarité sont souvent présentes au moment de la conception des pièces. En combinant les pratiques, les techniques et les matériaux, j’explore, trace, transforme, façonne. L’allure polymorphe, des propositions hétéroclites. Objets / sculptures / peintures / installations invitent à vivre une expérience. Les sculptures enfilées, les objets épinglés, les peintures deviennent espaces. L’apparence minérale et la douceur des lignes épurées s’accordent, s’opposent, se complètent. Droites et courbes coexistent. Tracé fluide ou en pointillé, je dessine les contours puis j’entre au cœur. La couleur est utilisée avec tempérance. Du noir au blanc, je sillonne les nuances de gris. Tonalités naturelles. Poudre de cuivre. Anthracite. Transparence, reflet, profondeur. La matière sensorielle, un soin particulier dans son choix est apporté. J’accorde une place importante au rapport sensitif que peut procurer une pièce. Une forte propension à la sensualité est engendrée. Le processus de création m’importe autant que l’objet produit. Lorsque je travaille sur un projet, je ressens rapidement l’urgence de matérialiser la pièce imaginée. La création peut orchestrer des gestes expansifs ou restreints toujours en constante concentration. La sensation de plaisir est intensément présente. Le lieu intime ou de partage, les objets-espaces, les peintures-assemblages peuvent être des endroits où des choses se produisent. Le temps d’une rencontre, l’espace d’un moment. Les installations peuvent être appréhendées en solitaire ou à plusieurs. Elles existent seules ou ensemble. La quiétude semble se dégager des pièces. J’aime créer des pièces qui invitent à la contemplation comme à la réflexion, tout en y glissant un peu de poésie. La recherche autant que le regard esthétique sont subjectifs. La beauté du geste, d’un silence à sa place. Libre à chacun de se faire sa propre interprétation. L’acte créateur autant que la perception expriment toujours quelque chose de soi. Mon engagement est celui de passer à l’action : Créer. La concrétisation fait acte.

Magali Hedouin

Illustratrice, je vous présenterai lors de ces ateliers, des » démones aquarellées » et des MicroCéphales* toujours aussi sympathiques ! * Créés en 2003, « Les MicroCéphales » sont, à l’origine, des personnages à grosse tête, évoluant dans des univers imaginaires ou réels. D’un style simple (mais pas simpliste), ils sont, aujourd’hui, le fondement de mon travail. Outils de prédilection : Aquarelle, plume, Rotring, Pantone…

Sonia Haser

je me suis toujours passionnée pour le monde animal et je recherchais un moyen d’exprimer cet attachement. Il y a une quinzaine d’année un atelier sculpture m’a permis de prendre contact avec la terre et très vite dès que cette matière m’est devenue plus familière j’ai modelé des animaux. J’ai commencé la sculpture avec l’association Pôle Sud à la Meinau, et à l’ARES à l’Esplanade. J’ai également suivi des stages de modelage et me suis perfectionnée dans l’émaillage.

HILLENWECK

Une vielle grange réhabilitée en atelier avec une étable servant de lieu d’ exposition

Thomas Huard

Thomas Huard est un designer graphique et illustrateur qui s’est spécialisé dans la création d’outils pédagogiques. Il réalise ses outils avec les institutions publiques In Situ, au plus proche de ses usagers et de ses professionnels. Il a pu effectuer des résidences à la Maison des adolescents de Strasbourg, à l’INSERM, ou encore au Vaisseau.