Tiago Francez

Né en 1990, Tiago Francez est un artiste originaire de Lisbonne. Diplômé de la Faculté des Beaux-Arts de Lisbonne, il a passé la dernière décennie à travailler entre Lisbonne, Paris, Londres et Mulhouse où il vit actuellement. Au cours des dix dernières années, il a travaillé et a diffusé ses images liées à la représentation de la biogenèse humaine sous forme de gravures et de peintures murales sous le nom de The Empty Belly.

Son oeuvre est habituellement associée à la question de la nature humaine et cherche à mettre en lumière la fragilité ainsi que l’origine des actions de l’être humain que l’on croit toujours dériver d’une cause. Une partie du travail de Tiago Francez se distingue par le langage qu’il emploie. Comme dans le pointillisme, il utilise le point comme l’élément exclusif de ses images – à la fois composant d’un organisme plus grand et individu à l’intérieur de sa propre identité. La philosophie fondamentale qui engloberait son travail pourrait être la phrase de Kandinsky : « Tout commence en un point ».

Cher Tiago,

Quand j’ai vu le titre de l’une de tes oeuvres « 1+1=1 » ; je me suis souvenue de l’un des derniers poèmes que Jean Arp ait écrit, où il avouait aimer les calculs faux « car ils donnent des résultats plus justes ». Il me semble que ton travail se situe là quelque part où l’image serait une formulation énigmatique ou problématique liée à notre intériorité humaine. Les titres de tes oeuvres d’ailleurs semblent souvent vouloir générer un doute et mener à un endroit où la pensée conceptuelle se balance, d’avant en arrière, de gauche à droite.

C’est d’ailleurs dans ce mouvement de va-et-vient de pendule que tu trouves ton moment de réflexion favori.

Si tu t’intéresses aux images biomédicales, c’est parce que tu aimes pratiquer l’investigation vers le dedans, dans la place de l’intime, pour apercevoir l’être humain dans ses profondeurs. Et bien souvent tu es ton premier patient. Chacune de tes oeuvres dévoile une partie de ton inconscient psychique. Ce point aveugle situé sous la lampe que tu ouvres à l’aide de la technique du pointillisme. Dans cette constellation d’images il y est souvent question de filiation, de transformation, de dépendance, d’érotisme et de causalité. Causalité aussi dans l’expérience empirique de tes performances, lorsqu’elles engagent ta responsabilité devant leurs conséquences ; quand tu es illégalement nu sur le toit d’une usine agitant un drapeau au vent aux couleurs du ciel, ou quand tu te balances obstinément sur un cheval à ressort alors que le parc à jeux ferme ses portes. Notre condition humaine subit l’inéluctable loi des forces « fatales ». Car en effet c’est au moment de la coupe du cordon ombilical que peut commencer l’incise du destin et l’impossible retour en arrière. Où existe la part de liberté humaine là-dedans ? Ce Fatum dont l’étymologie du mot Fado porte la marque est si étroitement liée à ton identité portugaise. C’est dans toute l’étendue de ce terme, qui porte mystère et magie que tu peux alors « fouiller les mots et les énigmes de la vie et réaliser ton devenir propre”.

Bien à toi,

Laura Haby

Marie Frejus-Sitter

Marie Fréjus-Sitter crée des œuvres de cinéma documentaire, de photographie et de broderie. Luttes sociales et écologiques, féminisme et identités queers, sont les thématiques principales de ses travaux.

Pauline Faure

Au sein de mon atelier Mes petites curiosités je crée des sculptures et des objets en papier, conçus, découpés et collés minutieusement à la main. Très inspirée depuis toujours par les cabinets de curiosités mes créations explorent plusieurs univers, les animaux, les insectes, les végétaux en passant par l’anatomie. Formée aux Arts Décoratifs de Strasbourg en section Didactique Visuelle, j’ai gardé dans ma pratique l’idée de transmettre et de donner à voir le vivant.

Hélicoop

Ancienne Coopérative ouvrière au coeur de l’industrie textile vosgienne, transformée il y a 20 ans en atelier d’artiste et lieu culturel multiple, qui héberge l’association Hélicoop, et qui organise entre autre la biennale d’art sur le sentier des passeurs.

Françoise AMET – atelier bleu de l’eau

L’atelier « bleu de l’eau » historiquement créé à Zinswiller (participation aux ateliers ouverts entre 2013 et 2015), déménage à Bitschhoffen en 2016. C’est dans un nouvel environnement que l’atelier de Françoise Amet, permet à l’artiste initialement aquarelliste, d’installer le matériel de gravure nécessaire à la pratique de l’estampe : eau forte, linogravure, gaufrage.

Ainsi les œuvres évoluent en même temps que l’atelier, les techniques s’imbriquant et se mêlant joyeusement pour aboutir à des aquarelles gravées, à des aquarelles gaufrées, à des estampes collées de papier teint… des livres d‘artiste.

La Femme Sauvage

Installé dans une ferme en lisière de forêt, au pied du Col de Steige, l’atelier propose des expositions, séances de peinture, sculpture  et conférences sur le thème des champignons médicinaux.

La Fabrique du Finance

La Fabrique du Finance, est habitée par un seul artiste. C’est un espace de travail lumineux qui est près de la place de la concorde. Une rue marquée par un passage voûté où se trouvent de nombreux bars comme L’Impro Ambiance.

Flora 7

De retour à Mulhouse depuis six ans dans un appartement qui me permet d’avoir mon atelier sur place, je peux y travailler quand bon me plait. Je n’ai pas besoin de me rendre dans un atelier à l’autre bout de la ville comme j’irai au bureau ou sur un quelconque autre lieu de travail. Je suis libre d’y travailler quand l’envie, le besoin sont là que ce soit le matin, en journée ou en pleine nuit ou pas du tout….

Violetta Fink

Née à Berlin-Ouest, je vis aujourd’hui à Mulhouse où j’ai un atelier au Séchoir et travaille pour des compagnies du spectacle vivant.
Céramique, sculptures textiles, poésie, performance, mon travail s’articule en projets et en séries. Tel un acteur qui change de rôle, je choisi un medium pour traduire la nécessité de créer quelque chose qui dépasse la matérialité du corps, qui raconte et prouve mon existence.
Le point de départ d’un projet est donc toujours une anecdote personnelle. Actuellement essentiellement axé sur la céramique, je cherche à créer des paysages en réalisant des installations où plusieurs pièces amènent une narration.
Cet aspect narratif se reflète dans tous mes travaux.
Partir de l’intime pour l’inscrire dans une temporalité partagée avec les autres, faire écho à notre époque. Parler de soi pour parler de nous.

Sherley Freudenreich

Sherley Freudenreich, peintre
Livre / Fresque / Scène

Depuis son atelier à Strasbourg, elle peint et écrit des histoires. Sortie de l’école des Beaux Arts d’Epinal en 2005, elle poursuit sa formation à Bruxelles, à l’Ecole de Recherche Graphique. Après quelques années dans l’édition et l’illustration, elle démarre une carrière dans le spectacle, en 2013 avec sa première performance dessinée.
Artiste associée aux Amuse-Musées de 2014 à 2016, elle programme des spectacles et des concerts destinés au jeune public dans les musées du Parc naturel régional des Vosges du Nord.
En 2015, elle crée sa Compagnie Directo Cinéma où les images projetées sur écran sont réalisées en temps réel. Sur sa table lumineuse, la peinture s’anime avec des marionnettes au rythme de la musique. Cette pratique de peinture en temps réel, elle la partage en travaillant avec différentes compagnies.
En parallèle à ces performances scéniques, elle crée également de grandes fresques colorées en milieu urbain, souvent en participation avec le public.