Gaïa Fyot

« Entre dessin, peinture, motif et tissage, mon médium est la ligne. Elle me permet de dresser des portraits, de provoquer la rencontre, de lier et de métisser les histoires et de raconter les existences.

J’aime capter les singularités que je rencontre et leur permettre de se valoriser, soit à travers des ateliers que j’anime, soit en racontant des histoires dessinées et/ou peintes.

J’utilise et je transmets aussi quelques rituels d’artisanat de la laine tissée. Ils sont à la fois un médium de partage, de découverte de l’autre mais aussi un bon outil de méditation, par l’allure qu’ils convoquent. »

Anne Fontaimpe

Suite à un diplôme à l’ENSCI-Les Ateliers à Paris et à plusieurs expériences en design industriel au service de grandes enseignes, je me suis orientée en 2012 vers des créations personnelles faisant appel au tissu.
En quête de nouvelles créations, j’explore les multiples possibilités du tissu à travers des sujets singuliers. Dans mon atelier, je construis ainsi de nouvelles représentations où l’objectivité compte autant que l’interprétation, me saisissant de paysages délaissés pour les réinvestir par la délicatesse de la couture et la grande liberté graphique qu’offre la sérigraphie.
Mes motifs sérigraphies, à mi-chemin entre une géométrie abstraite et un imaginaire débridé, habite régulièrement mes tissus. Certaines créations font appel à une broderie manuelle comme un outil graphique. Le fil cousu devient trait de crayon et accompagne naturellement mes paysages textiles.
De nouveaux univers s’offrent à nous, laissant place à la rêverie. Les objets qui
découlent de ma démarche cherchent par ailleurs à se glisser dans notre quotidien de diverses manières et conduisent à des rencontres, au départ impensables, que certains imaginent “décalées”, avec nos intérieurs.
Je m’interroge mais avance avec un goût évident pour l’expérimentation positionnant les arts textiles comme une source poétique, créative et expressive.
Je souhaite à travers ma production garantir une démarche globale, à fortes valeurs humaines et environnementales. Le «bien-faire» ne se limite pas seulement à la qualité du geste.
Il me semble ainsi évident de faire appel à des entreprises au plus proche de mon
atelier, de veiller à la qualité et à la traçabilité des matières sélectionnées.
Collection de paysages horizons Des paysages, des architectures délaissées posées sur une ligne d’horizon remuée par des reliefs et l’usure du temps, dans des lieux éloignés, de seconde zones, où mauvaises herbes et autres animaux habitués de ses entre-deux, trouvent refuge.
Photographiés, inventés, ou rêvés ces paysages mêlent de frêles structures de fils, des motifs graphiques ou des empreintes sérigraphiées. Ils croisent des surfaces
transparentes, des fragments de végétations et des fils qui s’échappent de leur
construction.
Ces scènes multiples laissent imaginer des itinéraires vacants dans nos campagnes, des errances dans nos périphéries. Elles illustrent des parcours dans lesquels une histoire semble se dessiner dans l’enchaînement des images.

Tiago Francez

Né en 1990, Tiago Francez est un artiste originaire de Lisbonne.
Diplômé de la Faculté des Beaux-Arts de Lisbonne, il a passé la
dernière décennie à travailler entre Lisbonne, Paris, Londres et
Mulhouse où il vit actuellement. Au cours des dix dernières
années, il a travaillé et a diffusé ses images liées à la
représentation de la biogenèse humaine sous forme de gravures
et de peintures murales sous le nom de The Empty Belly.
Son oeuvre est habituellement associée à la question de la nature
humaine et cherche à mettre en lumière la fragilité ainsi que
l’origine des actions de l’être humain que l’on croit toujours dériver
d’une cause. Une partie du travail de Tiago Francez se distingue
par le langage qu’il emploie. Comme dans le pointillisme, il utilise
le point comme l’élément exclusif de ses images – à la fois
composant d’un organisme plus grand et individu à l’intérieur de
sa propre identité. La philosophie fondamentale qui engloberait
son travail pourrait être la phrase de Kandinsky :
« Tout commence en un point »

Marie Frejus-Sitter

Marie explore principalement 3 pratiques artistiques : le cinéma, la photographie et la broderie. Au sein du 7ème Art, le genre du documentaire est celui dans lequel elle s’épanouit le plus. Dès ses premières expérimentations, elle apprécie capter des moments spontanés et utiliser le montage comme un outil d’interprétation du réel engagé.“Je suis un œil. Un œil mécanique. Je suis la machine qui vous montre le monde comme elle seule peut le voir.”– Dziga Vertov, Manifeste Ciné-oeil (1923)Des œuvres de Frederick Wiseman l’inspirent dans leur processus de création : une petite équipe plonge dans une longue immersion auprès des sujets filmés. La caméra et le microphone deviennent petit à petit des personnages qui évoluent avec les individus et leurs environnements. L’objectif et la bonnette finissent par se faire oublier, les moments captés touchent le réel au plus près. À ce jour Marie travaille sur de futurs projets ayant comme base ce mode de création. Elle souhaite montrer le paysage local de la vallée de St-Amarin, un élan s’inscrivant dans les missions du Collectif des Possibles. Le travail photographique de Marie suit dans une démarche similaire à celle de sa réalisation documentaire. Depuis peu, elle se penche sur l’utilisation de la photographie comme base graphique pour ses créations textiles. Elle prépare une sélection de photos qui seront décalquées puis brodées. Il s’agit de trouver parmi la multitude d’éléments, les lignes et les détails qui seront conservés sur la toile.

Pauline Faure

Je suis Pauline Faure, créatrice de sculptures en papier et fondatrice de l’atelier Mes petites curiosités. Je propose un univers poétique d’animaux et d’insectes sous cloche mais aussi une gamme de bijoux et des cartes pop-up. Je m’inspire beaucoup des cabinets de curiosités et des musées d’histoire naturelle. J’aime donner à voir et à observer le vivant, la mécanique de l’anatomie et la beauté des curiosités de la nature.

François Klein + Hélicoop

Ancienne Coopérative ouvrière au coeur de l’industrie textile vosgienne, transformée il y a 20 ans en atelier d’artiste et lieu culturel multiple, qui héberge l’association Hélicoop, et qui organise entre autre la biennale d’art sur le sentier des passeurs.

Françoise AMET – atelier bleu de l’eau

L’atelier « bleu de l’eau » historiquement créé à Zinswiller (participation aux ateliers ouverts entre 2013 et 2015), déménage à Bitschhoffen en 2016. C’est dans un nouvel environnement que l’atelier de Françoise Amet, permet à l’artiste initialement aquarelliste, d’installer le matériel de gravure nécessaire à la pratique de l’estampe : eau forte, linogravure, gaufrage.

Ainsi les œuvres évoluent en même temps que l’atelier, les techniques s’imbriquant et se mêlant joyeusement pour aboutir à des aquarelles gravées, à des aquarelles gaufrées, à des estampes collées de papier teint… des livres d‘artiste.

Flora 7

De retour à Mulhouse depuis six ans dans un appartement qui me permet d’avoir mon atelier sur place, je peux y travailler quand bon me plait. Je n’ai pas besoin de me rendre dans un atelier à l’autre bout de la ville comme j’irai au bureau ou sur un quelconque autre lieu de travail. Je suis libre d’y travailler quand l’envie, le besoin sont là que ce soit le matin, en journée ou en pleine nuit ou pas du tout….

Violetta Fink

Modeler, façonner la terre, pouvoir manipuler cette matière silencieuse à mains nues, le contact direct avec le matériau sans devoir passer par des machines m’ont séduite dès ma première rencontre avec la céramique. Puis il y a la notion du temps, il faut être patiente, attendre que la pièce sèche, la cuire une première, puis une deuxième fois. L’excitation d’ouvrir le four enfin et de voir si la cuisson a réussi, c’est un peu comme ouvrir une lettre d’amour attendue ardemment. Il ne m’est pas toujours facile d’expliquer la nécessité de créer. C’est mon langage personnel, intime et sensible. Cela me permet d’exprimer des pensées autrement qu’avec des mots et m’amène à un état où le temps est suspendu. D’extérioriser, d’aller au delà de la limite de mon propre corps. Certainement il y a là quelque chose du besoin d’exister, ou de faire exister ce qui est en profondeur, parfois inexplicable. De laisser une trace, apporter quelque chose au monde de ma part intime. Et la céramique ouvre la possibilité – vertigineuse – de traverser les siècles. J’ai aussi tout simplement besoin de naviguer dans l’imaginaire, l’abstrait comme on regarderait le ciel infini.

Sherley Freudenreich

Sherley Freudenreich, peintre
Livre / Fresque / Scène

Depuis son atelier à Strasbourg, elle peint et écrit des histoires. Sortie de l’école des Beaux Arts d’Epinal en 2005, elle poursuit sa formation à Bruxelles, à l’Ecole de Recherche Graphique. Après quelques années dans l’édition et l’illustration, elle démarre une carrière dans le spectacle, en 2013 avec sa première performance dessinée.
Artiste associée aux Amuse-Musées de 2014 à 2016, elle programme des spectacles et des concerts destinés au jeune public dans les musées du Parc naturel régional des Vosges du Nord.
En 2015, elle crée sa Compagnie Directo Cinéma où les images projetées sur écran sont réalisées en temps réel. Sur sa table lumineuse, la peinture s’anime avec des marionnettes au rythme de la musique. Cette pratique de peinture en temps réel, elle la partage en travaillant avec différentes compagnies.
En parallèle à ces performances scéniques, elle crée également de grandes fresques colorées en milieu urbain, souvent en participation avec le public.