Lucia Fiore

Dans mon atelier strasbourgeois, j’exerce un métier à la croisée de l’artisanat et des arts plastiques, alliant les techniques anciennes de la plumasserie à un désir d’exploration et de recherche formelle. Mes créations prennent la forme de petites séries de bijoux, de tableaux et de sculptures, dans lesquels la plume ne se réduit pas à de l’ornement, mais devient le sujet central.  Les qualités visuelles de ce matériau, la richesse de ses couleurs et de ses reflets, s’expriment à travers des compositions inspirées par la nature, les arts traditionnels et le minimalisme géométrique.

Camille Fischer

L’esthétique baroque développée par le travail de Camille Fischer sur le corps en mouvement, et plus précisément sur la parure et l’ornement, s’inscrit par certains aspects dans un héritage symboliste assumé du reste. Elle fait notamment référence à William Morris ou Huysmans. Comparable par la sophistication, ce travail s’en distingue toutefois, refusant la fascination morbide mais retenant l’inquiétude historique des artistes d’alors, devant les bouleversements annoncés par la révolution industrielle, qui fait écho pour sa génération aux enjeux comparables de la mondialisation contemporaine. En retrouvant à la fois une certaine unité et unicité «artisanale» de l’objet d’art, qu’il soit un bijou modeste ou une mise en scène ambititeuse faisant appel à tous les sens, l’oeuvre émergente de Camille Fischer développe une énergie singulière. Extrêmement convaincante, elle s’inscrit aussi bien dans un héritage artistique et culturel, que dans une recherche expérimentale où interviennent le dessin, la performance, la scénographie… Bernard Goy

Marie Freudenreich

Peindre, c’est un peu comme apprendre la mécanique. Démonter la réalité(ou l’ illusion), étaler les pièces devant soi, essayer en se grattant la tête de comprendre comment ça marche. Ensuite remonter tout ça. La plupart du temps on se trompe, abîme une pièce ou la remonte à l’envers. après tout c’est la panne qui révèle…

Catherine Fischer

Les  formes et les couleurs apparaissent librement. Je crée directement sur le papier en laissant les éléments réagir entre eux. Tout est intuitif et les résultats sont souvent imprévisibles. Le souvenir de quelque chose, un arbre ou une fleur, une vision éphémère, un mouvement, un objet, une lumière, un poème, une forme entrevue l’espace d’un instant, toutes ces manifestations  qui me touchent profondément  peuvent susciter la création d’une image. La mémoire parle et le geste est guidé par ces émotions.

Baptiste Filippi

Transmutations de craies grasses, peintures, encres… vers des images majoritairement sur papier. Une multitude d’outils et de gestes interrogent la plasticité et les conditions de production d’une œuvre visuelle. L’improvisation et la composition spontanée s’articulent comme point de départ pour élaborer une matière dynamique, approximative.

Michel Friz

Après une carrière de dirigeant dans les médias, d’enseignant et de formateur, Michel Friz se consacre à sa passion pour la photographie et l’édition. Il est membre du collectif de photographes-auteurs Chambre à Part. Ses expositions en Alsace et dans les Vosges, ainsi que ses publications, évoquent surtout la vie à la campagne, en lien avec les activités pastorales, au travers des séries :
• ”Envie de paysages”, exploration hors-champ et à vélo de la campagne alsacienne
• ”Lignes de crête”, invitation à contempler l’horizon avec pour guides les grands animaux de pâturage
• ”Fantaisie pastorale”, évocation du lien étroit entre l’élevage et le paysage rural Il propose de franchir le seuil du paysage dans une vision partagée de l’espace avec le monde animal.

Falcone

Falcone, est un jeune artiste alsacien qui a débuté la sculpture et la peinture en pure autodidacte. Conscient et engagé, il a décidé de mettre son talent à profit de la nature dont il s’inspire pour mieux la valoriser dans ses différentes créations. Il retranscrit la dynamique du monde actuel dans le caractère stylistique de ses œuvres, et ne cesse de se réinventer car il laisse libre cour à son imagination. Ses œuvres sont sculptées ou peintes par son esprit avant tout, donnant ainsi à son travail une évolution constante.

Marc Ferrante

Les images, les mots, les usages qu’on s’improvise au quotidien s’imposent bien souvent à nous comme un filtre, de par notre vécu, notre affect ou même notre corps. Ces représentations masquent bien souvent l’être humain dont elles ne cessent pourtant de parler : elles font écran et s’interposent entre chacun d’entre nous et une réalité qui bien souvent nous dépasse… L’envers complice de la médaille, c’est que ces petites négociations éphémères sont aussi difficiles à saisir qu’un glaçon : ça vous brûle les mains en vous fondant entre les doigts. Car tout cela est crypté, coincé entre vessies et lanternes, support et projection, par le poids de l’engagement ou de la distance de chacun.

Aurélien Finance

«Je régurgite mes sentiments pour y trouver l’histoire…» Théâtralisé, mon travail se construit autour d’histoires absurdes que je m’invente. Inspiré du réel, de mythes et de contes, j’exploite les formes qui me semblent les plus drôles et dans lesquelles une poésie se dessine en usant de métaphores. Mon approche est intuitive et rebondit d’une recherche à une autre et semble déconstruit et j’en joue. Dyslexique (désorienté de l’écriture ordonné), mon travail en est empreint. Très sensible au textile, j’utilise souvent des techniques traditionnelles comme la broderie, le crochet ou le tricot dont j’explore les limites. Ces savoir-faire m’intéressent pour leur aspect performatif, répétitif et cathartique comme si l’objet transitionnel naissait entre mes mains faisant naître personnages imaginaires au trais excessifs qui régurgitent mes sentiments. Mon travail est hanté par une mythologie personnelle. « je mange ce que je vis. je régurgite ce que je veux montrer. J’attrape et cherche dans chacun, un bout pour que je régurgite ma forme. Je cherche dans L’émotionnel, ce qui me fascine.» J’ai besoin de rire de mon travail. C’est en expérimentant dans plusieurs média (photographie, installation, arts sonores, scénographie…) que mes créations se dessinent. Elles vivent d’elles-mêmes une fois en situation. J’associe mon travail aux sons que je façonne. Textiles et sons ne font alors plus qu’un. « Et voilà les bananes sont en chaussette. L’expérience fait naître l’absurdité. Les os se cassaient par cette performance. Entouré par la nature. L’émotion se dessine. C’est la peur. La forme que ça prend est la mythologie personnelle à travers le fil, le tissu, la broderie, le tricot. Je pense donc je m’emprisonne, il se noyait dans ses costumes quand tout à coup… jamais ne se réveilla. C’est alors qu’il disait celui de hier ; n’ouvrez jamais une cuillère à café avec un cutter, on ne perd rien de grave…» Mon but est de faire de mon travail, la maison de leur rêve…

Franzele

Franzele, ( de son vrai nom Françoise Rothenburger) promène un regard tantôt amusé tantôt plein de tendresse sur des personnes et objets de la vie courante. En plus de la peinture à l’huile, elle explore également d’autres techniques comme le collage, fusain et ajout de matière. Dans ses tableaux se côtoient avec bonheur Amour, volupté, humour et mélancolie, fils conducteurs de son oeuvre.