À 20 ans, je découvre l’univers de la gravure à l’école des beaux-arts de Strasbourg, qui deviendra mon moyen d’expression privilégié. Professeur certifié d’arts plastiques , mon temps libre est en grande partie consacré à la création de mes gravures. Elles sont réalisées avec la technique du burin sur cuivre : la taille directe. Je pratique également la taille indirecte et toutes les combinaisons expérimentales entre ces deux techniques… « Le cuivre est un matériau noble utilisé par les plus grands artistes dans l’histoire de la gravure depuis le XVe siècle. » Elle servait à multiplier les images, puis à imprimer des textes. Grâce à la gravure imprimée sur papier, ce support léger peut être transporté. Une technique méticuleuse Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un petit burin une plaque de cuivre d’un millimètre d’épaisseur. « Comme le laboureur, je creuse mes sillons. Quand un trait est fait on ne peut pas revenir en arrière, la finesse est la spécificité de la gravure ». Après encrage, celle-ci est imprimée sur un papier en coton. Je travaille pour la bibliophilie, je réalise des livres d´artistes sous forme de coffrets comprenant des textes inédits de l´écrivain Jacques Lindecker. « Une à trois plaques de cuivre peuvent être nécessaires pour les nuances et donner une dimension picturale ». Mon oeuvre compte une centaine d estampes qui s’accompagnent d’un texte fonctionnant comme un décryptage d’image : « Dans une petite gravure on peut faire un beau voyage.?»
Les Ateliers Bois sont les nouveaux ateliers d’artistes de la Ville de Strasbourg, situés à l’ouest du site de la Coop.
Situé au cœur de Saverne, le Cloître des Récollets est un lieu chargé d’histoire qui offre un cadre singulier et propice à la création artistique. Ancien couvent fondé au XIVe siècle, cet espace se distingue par son architecture gothique et son atmosphère paisible. Il est notemment doté d’un magnifique jardin monastique.
Aujourd’hui, le cloître accueille des ateliers individuels dédiés aux artistes visuels, favorisant l’échange et la création. Six artistes y développent une pratique personnelle tout en partageant une dynamique collective. Les Ateliers Ouverts sont une belle opportunité de découvrir leurs pratiques variées dans un cadre exceptionnel! Entouré de galeries voûtées et d’un jardin intérieur, ce lieu patrimonial devient un véritable laboratoire artistique où tradition et contemporanéité dialoguent.
Chéni travaille, produit, œuvre, présente, propose, cherche, trouve, teste, innove, transpire, s’ébroue, constate, sclérose, phagocyte, sérendipise, installe, échoue, transcende, inaugure, s’impasse, s’impatiente, patiente, contourne, expérimente, magnifie, détruit, construit, projette, anastylosie, prévoit, compulse, analyse, erre, découvre, recouvre, plus et assimilés dans les ateliers successifs et conséquents.
Chéni, Tyran Archique à Vie de Thurvie, né le 14 avril à 4h14, prédispose péremptoirement le paradigme absolu de l’aquaosmose avec la Thur, le cours primordial, et conçoit par contact éthéré et phagocytage hivernal séculaire l’évolution pure de l’atteinte dans la crainte de le faire. Peinture, sculpture, dessin, bronze, performances, autres et assimilés, en polytechnie par sérendipité maîtrisée font partie des échelons vitaux de l’avancée essentielle résurgencée à la SourcE. Que Thurvie !
Démarche artistique
Je développe un travail oscillant souvent entre le jeu et la mise en avant d’une réalité où l’humour peut retentir comme un écho à l’adversité des choses. Au travers de récits bercés d’une insouciante légèreté, le temps semble s’être arrêté mais nous sommes invités à suivre le mouvement.
Bâtir des forêts, ériger des ponts fragiles, faire résonner des tours de papier ponts sont des actions potentielles.
En jouant sur des territoires en pleine mutation, je questionne notre rapport au monde et ses potentialités.
Je me laisse surprendre par la matière, pris dans une nouvelle temporalité, saisi par un bouleversement qui ne saurait témoigner des évènements à venir.
Je couple dans ma pratique dessins et volumes céramiques . De ce jeu de réponse entre la fragilité du papier et la matérialité du grès s’initie un espace de signes, traces éparses ; ma pratique céramique développe une série de pièces en grès émaillé : trophée évoquant l’arme, l’outil, la branche, le pot … Les dessins, sur feuilles épinglées au mur, illustrent et détournent, invoquent et dansent autour.
Présentation du travail de Bruno Lagabbe dit le Colonel
Les collages : Image reconstituée – Néo-dadaïste des sixties – Détournement de la publicité à des fins dramatiques – Jolies nuisances
Issu de la mouvance « punk » de la fin des années 70 et ses collages en papier déchirés « Le Colonel » développe avec le temps une esthétique « hors d’âge » à partir de la déstructuration au ciseaux des images de la réclame naïves et surannée des magazines de l’après-guerre et des revues spécialisées, périodiques de science, médecine, mode, cinéma. Evitant les carambolages incongrus
violent et hasardeux la démarche va vers la reconstitution en douceur d’images surréalistes ou les éléments des sources multiples s’assemblent dans une harmonie retrouvée faisant oublier les trucages de la pratique.
Depuis peu réalisation de « sculptures insolites » œuvre en trois dimensions par assemblage d’objets, dans le même esprit « hors d’âge » et non dénués d’humour.
Exemple : Le Porte-Greffe : récupération et installation d’un tire bouchon classique en cèpe de vigne (un classique des marchés aux puces) mis en pot et agrémenté de feuilles et de fleurs laissant apparaître le tortillon de métal de l’outil. (voir photo)