Les recherches de Stéphane Clor questionnent l’écoute de notre environnement proche. L’artiste en révèle les détails pour les signifier sur d’autres échelles, proposant une relecture des lieux, des interactions et des mémoires. Sa pratique croise ainsi les domaines des arts sonores, de la cartographie, du dessin, de la photographie et de l’écologie, tout en étant indissociable de son travail musical comme improvisateur, compositeur et violoncelliste.
J’ai eu un véritable coup de coeur pour l’impression artisanale et la richesse d’expression qu’ils offrent.
En effet, la gravure est par le processus, une réelle introspection et un exutoire sans faille.
Flirtant avec le dessin, le travail de la matière et les abondantes possibilités la gravure n’est pas que du multiple elle est un médium à part entière.
Grâce à l’association Papier Gâchette, j’ai pu redécouvrir la sérigraphie qui vient étoffer mes créations.
La linogravure et sa ligne graphique propre me permets de jouer avec son aspect rétro et ses applications infinies, allant de l’impression textile à l’édition.
La pop culture franco-japonaise dont je côtoie l’univers depuis mon enfance est une véritable source d’inspiration. Imprégnée de cette double culture, je navigue sans cesse entre les univers littéraires, culturels et les imageries occidentales et orientales. Ceux et celles qui nous ont abreuvé et suivi durant notre jeunesse, adolescence et encore de nos jours…
L’œuvre de Sun Choi trouve ses racines dans l’observation du quotidien, des phénomènes sociaux ou d’événements traumatiques personnels et historiques. L’artiste y prélève des motifs issus de matières organiques, sédiments ou autres ressources corporelles (souffle, odeur, salive, lait maternel, résidus de produits chimiques ou d’eaux usagées, etc.) qu’il manipule à dessein.
De cette collecte naît une peinture abstraite dont les motifs évoquent la calligraphie traditionnelle d’Extrême-Orient et où co-existent diverses dualités
: celle de la surface et de la profondeur, celle de l’artistique et du non-art, du visible et de l’invisible, de la vie et de la mort, du matériel et de l’immatériel, du beau et du laid.
Les œuvres de Sun Choi tirent parti de ce masque décoratif pour transfigurer l’ordinaire et sublimer le périssable.
Dénonçant l’approche normative du «beau», Sun Choi questionne la valeur intrinsèque de l’art autant qu’il célèbre l’expérience sensible et anoblit le vivant.
Mon atelier se situe au rez-de-chaussée de la maison où j’habite depuis vingt ans, en bordure de campagne… Je devrais dire « où j’habite à nouveau », car il s’agit de la maison où j’ai grandi et que j’ai quittée assez longtemps, tant que cet atelier fut celui de mes parents tapissiers-décorateurs. J’ai gardé de leur présence la matière principale de leur activité, les tissus, dont j’ai fait ma palette. Les coupons sont classés par couleurs sur les murs des deux pièces, l’une servant au travail de couture et de collage, l’autre réservée aux réalisations finales peintes à l’acrylique. Lieux de vie et de création sans limites bien nettes, immersion permanente dans un état de rêve éveillé, voici ce qui me plaît ici.
Avec la multitude de supports et de techniques employés, Lise Claudel-Traband propose un riche répertoire d’œuvres graphiques, que ce soit un étang de nénuphars réalisé en aquarelle et en couture, le clocher enneigé d’un village alsacien, un paysage urbain aux tons surannés et au trait enfantin ou une riche gravure de silhouette féminine.
Mots clés. Bleu, couleur, femme, texture, gravure.
Christine Camenisch et Johannes Vetsch travaillent depuis de nombreuses années sur des installations vidéo qui remplissent l’espace. Avec leurs projections, ils transforment la structure fixe de l’architecture et dissolvent le lieu. Leurs installations ont été et sont toujours visibles en Allemagne, en France et en Suisse.