Le Cloud

L’atelier « le Cloud » est un lieu au calme et très lumineux, idéal pour travailler dans de bonnes conditions. Il est de style loft industriel.

Célina

Peindre, pour Célina, c’est l’expression d’une mélodie intérieure, la vibration de l’âme, une sensation, une émotion, un souvenir… Autodidacte, artiste discrète, silencieuse, elle évolue en harmonie avec ses créations qui se métamorphosent régulièrement. Sa technique de prédilection est l’acrylique avec le rajout de matière qui renforce d’avantage son plaisir de créer. Elle affectionne particulièrement les thèmes de la femme, du rêve, de l’émotion, les couleurs chaudes comme celles de l’Afrique, les courbes et les volumes. L’artiste se remet sans cesse en cause, et use des techniques les plus variées en incorporant dans ses toiles de la matière, comme le sable, le papier, carton ou même le bois… Outre l’aspect esthétique de ses œuvres, Célina souhaite susciter chez le spectateur, une réaction, une émotion… L’artiste passionnée donne également des cours de peinture acrylique à la carte dans son atelier situé à Mulhouse. » Inutile de vouloir vous expliquer, il faut ressentir, c’est tout « …

Ceci n’est +

L’atelier CECI N’EST+ se situe au premier étage d’une maison individuelle. C’est dans cette pièce où s’accumulent les matières glanées par l’artiste qui lui serviront à la réalisation de ses œuvres. De nombreuses boites et étagères regorgent de trésors qui attendent de renaitre sous la main de l’artiste. Compositions en cours de réalisation, travaux en attente de finalisation et œuvres achevées se partagent l’espace. L’atelier comporte également un mur bibliothèque où s’entassent les lectures qui ont nourrit l’artiste ainsi que de nombreux volumes consacrés à l’Art et au Design. Lors d’évènements ponctuels, toute la maison se transforme momentanément en galerie éphémère pour mettre en scène l’univers particulier de CECI N’EST+.

Valentine Cotte

Valentine Cotte invoque le dialogue du dessin et de la terre, et par ces biais explore l’ambiguïté des corps, entre images, objets et actions. Son travail prend source dans l’évocation conjointe des figures humaines et animales, amenant une réflexion sur la fragilité et la nécessité de « prendre soin », au contact de matériaux vulnérables. Des gestes empruntés à l’univers médical, comme masser, panser, lier, deviennent artistiques, et font naître un répertoire de formes hybrides. Ses «répara(c)tions» s’inscrivent dans la proposition de résiliences collectives, et la réécriture d’histoires silencieuses, à la croisée de l’écoféminisme, du post-humanisme et d’un médiéval émancipateur.
Elle  » sculpte comme on soigne une plaie », pour questionner la notion du « care » dans son entièreté et son ambivalence, au regard de la violence de ces injonctions pour les personnes concerné.es : femmes et sexisé.es. Elle expose les chimères de ces utopies proto-contemporaines, comme un miroir tendu vers une société blessée, pour une autopsie de nos artefacts présents.

Stéphane Clor

Les recherches de Stéphane Clor questionnent l’écoute de notre environnement proche. L’artiste en révèle les détails pour les signifier sur d’autres échelles, proposant une relecture des lieux, des interactions et des mémoires. Sa pratique croise ainsi les domaines des arts sonores, de la cartographie, du dessin, de la photographie et de l’écologie, tout en étant indissociable de son travail musical comme improvisateur, compositeur et violoncelliste.

Flore Cazalis

J’ai eu un véritable coup de coeur pour l’impression artisanale et la richesse d’expression qu’ils offrent.
En effet, la gravure est par le processus, une réelle introspection et un exutoire sans faille.
Flirtant avec le dessin, le travail de la matière et les abondantes possibilités la gravure n’est pas que du multiple elle est un médium à part entière.
Grâce à l’association Papier Gâchette, j’ai pu redécouvrir la sérigraphie qui vient étoffer mes créations.
La linogravure et sa ligne graphique propre me permets de jouer avec son aspect rétro et ses applications infinies, allant de l’impression textile à l’édition.
La pop culture franco-japonaise dont je côtoie l’univers depuis mon enfance est une véritable source d’inspiration. Imprégnée de cette double culture, je navigue sans cesse entre les univers littéraires, culturels et les imageries occidentales et orientales. Ceux et celles qui nous ont abreuvé et suivi durant notre jeunesse, adolescence et encore de nos jours…

Sun Choi

L’œuvre de Sun Choi trouve ses racines dans l’observation du quotidien, des phénomènes sociaux ou d’événements traumatiques personnels et historiques. L’artiste y prélève des motifs issus de matières organiques, sédiments ou autres ressources corporelles (souffle, odeur, salive, lait maternel, résidus de produits chimiques ou d’eaux usagées, etc.) qu’il manipule à dessein.
De cette collecte naît une peinture abstraite dont les motifs évoquent la calligraphie traditionnelle d’Extrême-Orient et où co-existent diverses dualités
: celle de la surface et de la profondeur, celle de l’artistique et du non-art, du visible et de l’invisible, de la vie et de la mort, du matériel et de l’immatériel, du beau et du laid.
Les œuvres de Sun Choi tirent parti de ce masque décoratif pour transfigurer l’ordinaire et sublimer le périssable.
Dénonçant l’approche normative du «beau», Sun Choi questionne la valeur intrinsèque de l’art autant qu’il célèbre l’expérience sensible et anoblit le vivant.

Hugo Carton

La pratique de la céramique est au carrefour entre celle de l’artisan et de l’artiste, entre l’utilitaire et le sculptural. Hugo Carton prend souvent le parti de ne pas dissocier les deux. Ses sculptures-objets ne sont pas exposées ; elles habitent les lieux comme des choses vivantes, révèlent la continuité entre l’art et la vie quotidienne. 

Aux antipodes de la production en série d’objets industriels, chaque objet est unique, possède son histoire et sa présence propre, voire même une personnalité. La figure humaine revient presque systématiquement dans ses productions, comme une célébration discrète de la collaboration de l’Homme aux éléments.

C’est, entre autres, l’observation du monde sur le temps long qui nourrit son travail. Aussi, le végétal occupe une place de plus en plus importante dans ses créations. En effet, il ne cherche pas à le représenter comme il le fait avec le corps humain, mais plutôt à intégrer de vraies plantes dans ses sculptures-objets. 
Les végétaux, tantôt habitants, tantôt habités, composent avec l’argile des paysages miniatures, des planètes de poche évoluant au gré des saisons. 

La présence quasi vivante de ces objets évoquent aussi un rapport presque animiste à la matière, ils rappellent une certaine filiation entre l’argile et la chair. 
Même quand la figure humaine n’est qu’esquissée, presqu’absente, la souplesse et la mollesse est toujours évoquée. 

Hugo Carton a parfois recours à la cuisson électrique ou au gaz, pour des contraintes de temps. Mais dès qu’il le peut, il prend un grand plaisir à cuire ses pièces dans un grand four à bois qu’il a construit, et qu’il modifie au gré des cuissons. 
Le temps de la cuisson est un moment à part entière faisant un pont direct entre vie et travail créatif : c’est un temps de réunion à la fois tranquille et actif. Les personnes présentes s’alternent pour nourrir le feu, qui brûle souvent plus de 12h consécutives. 
C’est une communion entre humains, mais aussi avec les éléments : en plus du feu, l’air, la terre et l’eau sont mis à contribution lors de cet événement. 
Au plus haut de sa température, le four atteint les 1300° et reste chaud pendant encore 48h à 72h après la fin de la cuisson.

Hélène Cottet

Hélène Cottet artiste peintre et musicienne.
Je suis une obsessionnelle des visages, ils sont pour moi les plus intriguants paysages humain.
La place que ces visages prennent sur la toile est la traduction de la place qu’ils prennent dans ma tête.
Leur déformation est accentuée par ma vision de ces personnes que je choisis dans mon entourage et le plus souvent ces visages deviennent des auto-portraits.
J’aime peindre aussi des corps, ils sont en suspensions dans l’espace de la toile, comme piégés et impuissants.

Charlène Chemin

Le travail de Charlene Chemin interroge les tensionscognitives, parfois violentes, que nous ressentonsdans nos pratiques culturelles, tensions entre le plaisir de l’expérience esthétique (l’attrait pour les matières, les couleurs, les symboles…) et la dépendance à la consommation d’objets empêtrés dans leurs conditions de productions problématiques.Qu’il s’agisse d’objets trouvés ou de références arrachées au vaste champ iconographique de l’histoire de l’art, Charlène Chemin conjugue détournements de formes et investigations techniques pour élaborer des dispositifs(sculptures ou installations) qui perturbent nos repères et démultiplient les chemins du sens.