Michel Burkhard

Maître incontesté du collage « Scratch » qui, à sa manière, découle très légèrement du marouflage pour la raison première que chaque œuvre recourt au collage mais très partiellement. Chaque œuvre, en effet, et sur sa surface entière, utilise les découpages scalpés sur journaux et revues constituant en quelque sorte la palette. Le rouleau adhésif pour sa part se mue en véritable pinceau. Alors c’est bien le mot « Scratch » qui, rappelant le bruit de découpe du ruban, caractérise phonétiquement les travaux de Michel. (J-G Samacoïtz)

Lisa Blumen

On décrit mes histoires comme du “rigolo-mélancolique”. Je trouve ça plutôt vrai. 

J’essaye de trouver la juste note entre le poids des sentiments et la légèreté de la trivialité. 

Pour donner un exemple, c’est comme quand quelqu’un nous raconte une histoire vraiment triste mais que pendant tout le long, il a une feuille de salade coincée entre les dents.

Eugénie Burnier

Diplômée en études de la communication et des médias (Institut Supérieur du Management et du Commerce de Dijon) et en gestion de structures et de projets culturels et artistiques (Université de Haute-Alsace), Eugénie Burnier initie son parcours professionnel au sein du Théâtre Universitaire de Franche-Comté en tant que chargée de communication et relations publiques puis au sein du Théâtre National de Strasbourg en tant qu’assistante de communication et attachée aux relations presse. En parallèle, elle collabore notamment avec avec le Centre Dramatique National de Besançon Franche-Comté dans le cadre de cartes blanches et accompagne des groupes, collectifs et compagnies émergentes dans leur structuration et leur développement.

Résidente de l’atelier Wärma, elle est aujourd’hui responsable pédagogique et administrative d’un théâtre universitaire. Elle entreprend un travail de recherche autour de l’exposition aux risques professionnels et psychosociaux, ainsi que leur prise en charge, pour les artistes du spectacle vivant.

Yann Bruckmuller

C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.

Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.

Franck Bonnin

Tout petit, Franck Bonnin inventait des histoires qui, inévitablement, s’achevaient couchées sur une feuille de papier. Aujourd’hui, quelques décennies plus tard, il jongle entre divers univers très variés: la bande dessinée – remplie de personnages aux courbes arrondies, qu’il aime cadrer du plan américain au très gros plan –, les peintures à l’huile ou à l’acrylique grand format, les dessins détaillés, aux traits précis. Ses sujets d’inspiration ? Les portraits, dans lesquels il met surtout en scène «la femme, la féminité, la beauté féminine», qui le touchent particulièrement. Il aime associer les bleus aux roses pour marier féminin et masculin, tout en se laissant aspirer par «le morphing, les déformations, les variations du réel». Franck est aussi fondamentalement attaché aux paysages, aux arbres, synonymes de retour aux sources. Sa paix intérieure, il la trouve dans des camaïeux de verts. Pour lui, la création est plus qu’un besoin, une passion, guidée par l’envie de léguer quelque chose à l’humanité de son passage sur terre.

Mots clés. Bande dessinée, arbres, paysage de nature, femmes, couleurs, paysages urbains, animaux, noir et blanc.

Elise Beltz

L’art, pour Elise Beltz, est un «besoin kinesthésique, un rapport avec le corps, de l’ordre du mouvement». Une nécessité de travailler de ses mains, un désir profond de «manipuler les matières», quand ses «outils précieux» que sont ses stylos, feutres, aquarelles ou ciseaux, deviennent «des extensions» de son corps. Elise a plongé dans l’univers artistique dès son plus jeune âge, entre dessin, danse jazz et africaine, photographie ou encore couture, inspirée par la longue et riche tradition d’impression sur étoffe, héritage exceptionnel de Mulhouse, sa ville d’adoption. C’est donc tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers des études de graphisme – avec un détour en ethnologie –, avant de devenir graphiste publicitaire. L’informatique s’est depuis transformée en outil servant à accompagner et à engager plus loin la création artistique. Elise continue de dessiner au stylo, de peindre à l’aquarelle, de se balader dans des univers tapissiers et textiles – notamment des batiks, technique apprise au Togo, ou des peintures numériques sur toiles tendues. Le tout avec des couleurs vives et franches. Une manière pour elle d’écrire les rêves, de dessiner l’inconscience, de laisser libre court au symbolisme. «Engagée quand il s’agit d’artistique et de culturel», elle continue à exposer régulièrement. Sa devise, quand rien ne va plus? «Je fais hurler mon stylo pour survivre…»

Mots clés. Textile, tapisserie, pastel sec, collage, couleurs vives, technique mixte, infographie.

Tatiana Blin

Diplômée de l’Institut Européen des Arts Céramiques, mes créations sont issues de recherches et d’expérimentations. Je joue avec la plasticité de la terre, sa résistance à la haute température, et la fusion entre différents émaux. Je profite de l’aléatoire de ces combinaisons pour révéler la beauté de la matière, tant pour réaliser des pièces uniques que de l’utilitaire (art de la table).

Je créée des sculptures en terre papier (mélange d’argile et de cellulose) ce qui permet de révéler la douceur, la fragilité et la légèreté de ces pièces. Il y a un côté intuitif et organique que j’essaye de transposer dans ma collection d’art de la table : ce sont des pièces en grès, tournées, tournassées et émaillées.

Patrice Bûcher

Projet Apparences des Rencontres Photographiques des Récollets.
Au bal des apparences, le corps apparait comme l’accessoire ultime.Nous sommes tous des multiples de nous-même … ainsi revêtons nous de si nombreuses apparences qu’il serait incongru d’en choisir une seule pour nous représenter !Je photographie les yeux dans les yeux … là où il n’y a plus d’espace pour tricher … ce que les paroles mentent, les yeux le révèlent …Il s’agit de :Questionner la pertinence de nos apparences en même temps que la réalité de nos apparences.Questionner notre image à travers des photos faites de nous en studio en parlant de notre vie.Patrice Bucher

Ralph Bürgin

Ralph Bürgin (* 1980, Bâle) est peintre. Dans l’espace prétendument restreint de l’huile sur toile, il éprouve sans relâche la représentation du corps par la peinture. Quelle(s) relation(s) entre ces deux entités – la toile et le corps humain – aux dimensions, formes, matérialités, temporalités et exigences de survie si di érentes ?

Karin Blaser

Über meine Arbeit / PRÉSENTATION

Nebst der klassischen Grafik und den neuen Medien interessiert mich das bewegte Bild. Ich habe mich hauptsächlich im experimentellen Bereich damit beschäftigt. So sind Videoarbeiten, Musikclips und Installationen entstanden.
Seit einigen Jahren ist mir die Beschäftigung mit Objekten im Raum wieder wichtiger geworden. So sind Arbeiten in Ton, Bronze und Installationen entstanden.

Medien: Video, Fotografie, Grafik, Tonarbeiten, Musikstücke und Texte.

«Antonios Postkarte»
Videoinstallation, Musik

Eine Postkarte aus Venedig ist das Thema dieser Arbeit.
Antonio hat sie 1956 aus Vendig an seine liebst Aime geschickt, die in einem Dorf oberhalb von Montreux wohnte. Auf der Vorderseite ist ein Bild einer Gondel mit einem Gondoliere zu sehen.
Der Inhalt der Karte ist kurz: „Attendi una lettera. Je t’aime – Antonio.“, aber die Fantasie erzählt die Geschichte weiter.