Marjorie Bodet

Durant mes études aux Beaux-Arts de Besançon, puis à la HEAR (Strasbourg), j’ai développé une pratique dans le design graphique, puis me suis dirigée en art  pour expérimenter la plasticité et la mise en espace.
Dans mon travail, j’explore l’enfance et la nostalgie via une pratique plastique qui part du dessin. Je déploie ces créations artistiques à travers des environnements féeriques et immersifs, tels une Alice au pays des merveilles des temps contemporains.
La culture populaire est très présente dans mon travail, en particulier avec l’utilisation du kitsch ou des codes liés à la féminité archétypale.
Mes choix graphiques s’inscrivent comme une forme de lutte féministe, tout comme le mouvement du Flower Power qui prône la paix avec ce symbole de la fleur, ou encore les Nanas de Niki de Saint Phalle aux revêtements ultra-colorés.
Ainsi, je me réapproprie ces codes « dépréciés » pour en faire un outil d’émancipation. Dans mon travail, j’utilise du vernis à ongles, des encres fluorescentes, des paillettes, du plastique. J’explore des jeux sensibles de lumière et d’effets spéciaux, créant ainsi des œuvres à la limite du manufacturé.
Actuellement, je m’intéresse à l’outil de l’impression 3D dans sa dimension ludique et intelligente. J’imagine des micro-mondes tels des paysages fantasmagoriques. Créer de la poésie et de la douceur est nécessaire dans des contextes politiques plus difficiles ; ce sont aussi des moyens de protection et parfois de transformation.
En parallèle, j’ai une pratique de l’écriture dans laquelle je donne corps à mes pensées magiques et tactiques.

Feuille Bauer

à Strasbourg basée depuis plusieurs années, je répare, modifie, détourne, tout ce que je trouve dans la contrée.

Je suis une As de la recup’, qui source son travail sur le dos gras de l’obsolescence programmé de ce qui nous entoure. Rien ne se perd tout se transforme.
C’est sur cette base là que commence mon travail de recherche, démontage, réassemblage de ce que je trouve (dans la ville, en don, chez Emmaüs, etc..).

Je m’adonne exceptionnellement à la musique électro-acoustique ainsi qu’au DJing et au dessin.

Mon travail est motivé par le moindre effort, la paresse et les choses simples

Je m’intéresse aux systèmes low-techs, l’autonomie (alimentaire, électrique, en eau), les objets d’apparat, le détournement matériel dans un but artistique ou parfois purement fonctionnel.

BlueFox

Le travail de BlueFox s’articule principalement autour de deux axes : peinture de ciels mouvementés à l’acrylique, et carnets de croquis urbains réalisés à l’aquarelle et au feutre.

Rassemblant une diversité de formats, de techniques et de temporalités, ces deux pratiques lui permettent de prendre le temps de regarder ce qui l’entoure.

Ferdinan Blondin

Le travail de création de Ferdinan Blondin prend naissance dans le Var, il y a une dizaine d’années, sur les rivages de la Presqu’île de Giens, aux portes du monde marin. C’est les pieds dans le sable ou sur une planche de « Stand Up Paddle » que cet architecte de métier se métamorphose en glaneur de ce que le ressac lui dépose comme des offrandes. C’est ensuite dans son atelier où les matières et les formes l’entrainent vers des évasions plastiques qui n’appartiennent qu’à lui. Les bois flottés d’abord, mais aussi planches de bateau échoué aux couleurs patinées par le sel, plumes d’oiseau, objets délaissés par les humains ou insectes séchés par le soleil sont subtilement combinés et composés en images poétiques. Son approche peut rappeler certaines pratiques appréciées dans les « arts premiers », dans certaines ethnies africaines ou encore tribus Esquimaux, Inuit, Yup’ik, du Grand Nord qui composent leur art avec ce que l’environnement peut leur procurer. L’année 2023 marque un tournant dans son activité : Ferdinan rejoint Haguenau, sa ville natale. L’artiste y installe son atelier et, très vite, c’est dans la forêt de Haguenau qu’il va nourrir sa créativité. Cette aire de nature et de biodiversité lui offre inspirations et matériaux propices à la création de nouvelles constructions. Celles-ci s’inspirent de son amour du bois et  font toujours référence à son expérience endémique de lieux particuliers proches de l’endroit où il s’est établi. De vieilles souches de bois, délaissés de coupe de bucheronnage ou coins de bois, champignons constituent ses nouvelles prises. Chacune d’entre elles est la source d’un nouvel essai poétique, spécifique, dicté par la patine, la forme que les éléments, la nature ou l’homme lui ont conférées. Chaque trouvaille devient le support d’une expression intime, en quête de sens et d’harmonie. Ferdinan développe tout un bestiaire, révèle des créatures, crée des scènes, des paysages ou encore quelques engins à dimensions réduites…il endosse les rôles d’embaumeur, paléontologue, maquettiste, assembleur, peintre, sculpteur, ingénieur hydronautique, narrateur, voyeur…et témoigne ainsi de son insatiable curiosité à multiplier les pratiques au service de son art. Chaque pièce est finalisée par un texte qui expose ses intentions, pensées parfois enthousiastes, à l’idée qu’on puisse parfaitement s’enchanter du monde dans lequel on vit, ou parfois, désabusées par la direction dans lequel ce monde va. Tenant à la fois de la peinture et de la sculpture, ses étonnantes constructions enchantent et intriguent par leurs complexités énigmatiques en se jouant des échelles entre l’infiniment grand et la miniature. L’univers imaginaire de Ferdinan Blondin fait comprendre, avec jubilation, combien une modeste collecte d’objets, sert l’ambition d’un « enfant-capitaine » capable à lui seul de réinventer tout un monde, en bord de mer ou en forêt et son aspiration à être à la fois le rêveur et le bâtisseur de sa réalité.

Safouane Ben slama

L’entre-deux, le seuil, la limite, voilà des notions qui ne sont pas étrangères à son travail. Dans ses séries réalisées aux États-Unis, en Palestine, en Jordanie, à Cuba, ou bien plus proche en banlieue parisienne, il explore des espaces qui interrogent à leur tour l’idée de marge et de territoire. Ses productions révèlent les traces et gestes de ceux qui occupent ces lieux, tout en mettant l’accent sur la jeunesse qui s’y rassemble.

Ewa Bathelier

Le thème de la robe est son obsession depuis des années. Energétiques et sans prétention, ces vêtements énigmatiques incarnent une force paradoxale – puissante mais légère – comme une image totémique de la force féminine. Les robes, blouses, kimonos et tabliers peints sur toile brute de grand format, sont devenus instantanément reconnaissables dans le monde entier comme sa signature. « Grâce à Ewa Bathelier, j’ai compris que les vêtements aussi peuvent être nus » a écrit Amélie Nothomb dans la préface du catalogue de l’exposition « Kimonos »…Le corps absent laisse place à un cœur palpitant enfermé dans de précieux contours.

Guillaume Berrut

Ayant étudié à l’EESI d’Angoulême et la HEAR de Strasbourg, ma pratique gravite essentiellement autour du dessin, entre autre de l’animation traditionnelle et de l’illustration 2D; en proposant de réfléchir sur la culture chrétienne occidentale par une relecture de son imagerie. En parallèle de ces recherches, je travaille ponctuellement pour des projets d’auteur.ice.s indépendante.s.

Alex Bleuler

Dans mon travail artistique, je m’intéresse à la représentation de l’être humain dans le vide – des figures isolées, sans décor, qui apparaissent sur un fond blanc, entièrement absorbées par leurs pensées. L’espace du papier reste volontairement libre, laissant place au silence, à l’interprétation et à l’intériorité.

Mes œuvres évoquent des paysages intérieurs, des états d’âme introspectifs et parfois rêveurs. Elles naissent d’un processus intuitif, guidé par des impulsions internes plutôt que par un plan défini. Les personnages représentés semblent repliés sur eux-mêmes, plongés dans un dialogue silencieux avec leur monde intérieur.

Chaque dessin est profondément personnel – il reflète mes pensées, mes émotions, mes souvenirs. Ainsi, chaque œuvre devient un fragment de mon propre esprit.

David Batigne

C’est à travers différents médiums – sculpture, volume, installation – que j’explore la question du paysage volcanique. Cette recherche est due aux liens que j’entretiens depuis l’enfance avec l’archipel des Açores, iles volcaniques dont est originaire ma mère, Depuis l’enfance, j’ai appris à naviguer entre ces deux réalités, à créer un dialogue entre elles. Mon travail s’est peu à peu consacré à l’exploration du paysage volcanique des Açores, cherchant à en saisir la matière, la forme et la symbolique. Un mélange entre souvenir d’enfance, et de glanage de forme. J’ai toujours ressenti le manque de cette terre, un besoin viscéral de rester connecté à ces paysages. Comme pour m’approprier un lien tangible avec cet espace, je cherche à créer un pont entre ces deux mondes. Ce manque indéfinissable me pousse à revisiter sans cesse ces paysages, à les recréer encore et encore, comme pour ne jamais m’en détacher. Je crois qu’en tant qu’êtres vivants, nous entretenons une relation profonde et intime avec les volcans : ils façonnent nos environnements, et nous évoluons sur leurs vestiges. J’y puise une source d’inspiration dans leur dualité, à la fois lieux de destruction et espaces de renaissance. Dans mon travail, je prélève et réinterprète des fragments de paysages, des symboles, des traces de territoires en perpétuelle transformation. J’essaie de capturer des paysages transitoires, des environnements en mouvement, où rien n’est figé. Mes sculptures relèguent l’humain au second plan : il y apparaît comme une silhouette à peine discernable, une présence effacée. J’aime y voir des ruines où l’activité humaine s’est interrompue, où le paysage et l’homme ne forment plus qu’un tout indissociable.

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Antoine Brellmann

Antoine Brellmann Né en 1970 dans la vallée de Kaysersberg, depuis son enfance, Antoine s’amuse à peindre ses jouets et à fabriquer des soldats de plomb.il tire son inspiration de la nature qui l’entoure.Il aime voyager afin d ‘approfondir ses Après être passé par les Beaux Arts de Strasbourg en 1998, il n’hésite pas à se former lui même,cherchant toujours à mettre son art en mouvement.C’ est ainsi qu’il va jusqu’à New York pour développer de nouvelles séries sur le thème des plaques d’égouts.La culture religieuse étant présente en Alsace,il Lui arrive de réaliser des expositions (évêché de Strasbourg) ou des fresque (église de Kingersheim). l’artiste cherche continuellement à se diversifier, en passant de la sculpture de bronze,aux aquarelles, aux fresques murales aux toiles, en utilisant diverses techniques…’cire d abeille, collage, peinture à l’huile… aquarelle… croquis en pleine nature…