Soraya Oriana Blumer

I like to say that I choose the medium based on what I want to express and not the other way round. Over the years a pattern started cristallising: I start off with text, drawings, photography as research and end up with an immersive scenery, be it an interactive installation, a short film or a party setting. I would locate big part of my practice along feminist revisitations of Bourriauds relational aesthetics, as an act of care and community interventions. Formally I like clear composition, defined edges and monocromatic surfaces as well as polished, glossy and soft materials.

Basement

L’atelier se situe dans le Haut-Rhin à Saint-Louis à 800 m de la frontière de Bâle et à 350 m de la Fondation Fernet Branca.

Pour ceux qui connaissent Saint-Louis, la rue de Ferrette est perpendiculaire à l’avenue de Bâle, entre la pâtisserie « Jacques » et le « Monde du vin ».

 

La porte d’entrée de l’atelier se situe à l’arrière de la maison au fond de la cour par la porte sur laquelle est écrit « BASEMENT », sous-sol en français.

 

J’ai quitté mon atelier de Genève pour l’installer à Saint-Louis fin décembre 2019.

C’est la première fois dans ma vie de plasticienne où sont réunis à la même adresse, espace d’habitation et espace de travail. J’ai installé et retapé une maison ayant appartenu à mes grands parents qui était restée vide pendant de longues années. Ce n’est pas seulement une résidence, mais un lieu où je peins, pense et vis dans mon propre espace esthétique.

 

Un espace est destinée aux projets, confection de supports, de maquettes d’exposition et emballage des travaux terminés. Les autres espaces sont utilisés pour la peinture essentiellement.

 

Das Atelier befindet sich im Departement Haut-Rhin in Saint-Louis, 800 m von der Grenze zu Basel und 350 m von der Fondation Fernet Branca entfernt.

Für diejenigen, die Saint-Louis kennen: Die Rue de Ferrette verläuft senkrecht zur Avenue de Bâle, zwischen der Konditorei „Jacques” und dem „Monde du vin”.

 

Der Eingang zum Atelier befindet sich auf der Rückseite des Hauses, am Ende des Hofes, hinter der Tür mit der Aufschrift „BASEMENT” (auf Deutch „Keller”).

 

Ende Dezember 2019 habe ich mein Atelier in Genf verlassen, um mich in Saint-Louis niederzulassen. Es ist das erste Mal in meinem Leben als bildende Künstlerin, dass Wohn- und Arbeitsraum unter einem Dach vereint sind. Ich habe ein Haus meiner Großeltern, das viele Jahre lang leer stand, renoviert und eingerichtet. Es ist nicht nur mein Wohnsitz, sondern auch ein Ort, an dem ich male, denke und in meinem eigenen ästhetischen Raum lebe.

 

Ein Raum ist für Projekte, die Herstellung von Trägern, Ausstellungsmodellen und die Verpackung fertiger Werke vorgesehen. Die anderen Räume werden hauptsächlich zum Malen genutzt.

Joseph Bey

Les peintures de Joseph Bey s’étendent devant moi, à l’horizontale, elles ressemblent à un chemin qui se déploie en une masse sombre, boursouflée, toute en pleins et en creux, saupoudrée de touches plus claires.

Il ondule, il reflue comme une marée, lourde, chargée de sédiments dans un long et lent va-et-vient.

Je le suis avec mon regard, avec mon corps qui se projette sur cette surface granuleuse, presque poussiéreuse, souple et forte à la fois.

J’arpente la peinture, pas à pas, sur ce sentier se déroulant à l’infini.

Au mur, le chemin devient muraille, empilant les blocs un à un, il s’élève, entrave notre élan pour nous dévoiler toute la richesse de sa matière. La pierre nous livre ses entrailles et laisse apparaître ses spectres, ombres d’un passé lointain.

Notre regard, tout d’abord surpris, se calme et s’intensifie, prend le temps de l’errance et s’accroche à ces parois. Car elles forment un diptyque avec en son centre un sobre monolithe quelquefois terminé par un arc. Cette rupture, sobre architecture verticale, nous propulse de la terre vers le ciel.

Le chemin se redresse alors, s’étale, se distend, perd de sa densité, ne laissant plus apparaître qu’une vibration obscure aux nuances grises et noires, constellée d’éclats de couleurs.

Il se  déploie et se dilue maintenant dans sa propre matière, il devient espace, rejoint le cosmos piqueté de multiples galaxies.

Il n’est plus que fragments, s’évapore dans l’air et la lumière, le noir nous absorbe et nous révèle une densité insoupçonnée.

Ce chemin est à parcourir avec tous les pores de notre peau, qu’il nous engloutisse dans l’air, le feu et l’eau en navigant sur ces minuscules barques aux mâts sans voilure.

Mais il est aussi souffle, car chaque pas de notre marche nous invite simplement à accorder notre regard à notre respiration profonde, laissant ainsi descendre en nous ces particules célestes.

Emmanuel Antoine

Vincente Blanchard

Petit à petit mon travail est devenu plus graphique, plus aérien, d’inspiration végétale, aquatique ou animale, l’acier se libérant de sa gangue minérale. Le métal seul est devenu une évidence. Cette matière correspond pleinement à ma recherche de légèreté graphique et me donne une grande liberté de création. Les formes s’arrondissent, s’assouplissent.  A travers cette quête de légèreté, mes sculptures jouent aussi avec l’ombre et la lumière.  Actuellement   J’utilise le métal comme une ligne dessinée se déployant dans l’espace. Je transforme la ligne en courbes élaborées à partir d’esquisse pour aboutir à un volume dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Je coupe, je cintre, je soude, je me confronte à la résistance de la matière, dialogue intime entre ma sensibilité et l’acier. J’utilise des matériaux industriels, fers à béton, acier doux, fers plats, tôles, grillages dans lesquels je recherche l’équilibre et l’harmonie des formes. L’ombre projetée sur le mur ou au sol devient aussi importante que la matière mise en forme. Dans la recherche d’épuration, la lecture du vide m’apparaît toute aussi importante que celle du plein.  Dans une recherche esthétique, mes œuvres sont à la fois le symbole sensible de la nature, une invention lyrique et onirique et une combinaison technique. Je suis à la recherche de la poésie dans l’harmonie et l’élégance de formes arrondies et cintrées en réponse à l’évolution inquiétante de notre monde. Je me sens en prise directe avec les éléments où tout est vibration, mouvement, lumière, ombre. J’ai entrepris récemment le début d’une recherche sur mon propre musée intérieur, créé à partir des œuvres majeures qui ont influencé mon parcours. Ces Créations sont et seront réalisées en acier.

Claudia Borowsky

travaille avec le béton et des bas fins (collants) pour créer des installations envahissant l’espace, des sculptures aux formes organiques ainsi que des œuvres figuratives. Certaines de ses œuvres sont dotées de plusieurs couches, enveloppes et peaux. Elle expérimente différents matériaux et effets de surface.  À travers son travail, Claudia Borowsky recherche cet instant d’équilibre fragile, cet état de suspension entre l’esthétique et le dérangeant, entre le familier et l’étrange.  Un autre ensemble de son œuvre est constitué de sculptures en papier. Elle façonne des visages filigranes, des têtes et des corps uniquement en pliant, froissant et courbant une seule feuille de papier.

Guy Buecher

Mon travail de peintre actuel s’inspire de la nature, la montagne la forêt

« Plus le ciel s’assombrit pour l’avenir de l’humanité,
Plus j’ai besoin de lumière flamboyante.
Regarder au-delà de cet horizon qui semble bouché
Plutôt que de sombrer dans cette grisaille désolante.
Je préfère des énigmatiques profondeurs
Délivrer respirations et lumineuses vibrations
Chanter la vie par l’intensité des couleurs
Rêver la nature en perpétuelle transformation.
La puissance d’un tronc qui résiste à la force du vent,
La course poursuite de l’ombre et de la lumière
Qui comme un jeu d’enfants
Métamorphose magique d’une clairière.
Des branches qui fouillent et pénètrent l’espace
Comme des bras et des mains pour se frayer un chemin
Dans la multitude pour sortir d’une nasse
Assurant l’à-venir plus lointain… »

Guy Buecher

Élisabeth Brucker

La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.

 

Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.

La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.

Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.

De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.

Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.

Quentin Bohuon

Il affectionne particulièrement la construction d’images autonomes, pouvant déployer un récit à elles seules. Au travers de différentes recherches plastiques, il trouve une affection particulière pour l’aquarelle, le pastel sec et le fusain. Dans ses dessins, il utilise régulièrement la faune et la flore pour constituer des environnements oniriques et mystérieux. Des décors qui existent comme des éléments centraux, métaphoriques, permettant de cacher ou de dévoiler des questionnements plus profonds.

Marie Odile Biry Fetique

Mon travail est principalement axé sur le thème du paysage. Ce paysage sera interprété et dépaysé en quelque sorte par l’exercice de la peinture. Je travaille sur des formats différents qui vont de la miniature au très grand format, pour offrir un panel de sensations optiques et corporelles.sé en quelque sorte dans l’exercice de la peinture.

Sylvain Bourrières

Mon travail est orienté vers le réalisme, j’aime saisir les ambiances et lumières dans des compositions recréer de la réalité.J’aime particulièrement le portrait, mais j’ai réalisé une série qui se déploie dans le tram ou chaque tableau est l’écran d’une scène banale figée par le regard extérieur du spectateur.Cette série, composé de 16 tableaux, met en évidence la séparation d’êtres pourtant physiquement réunis.

Je travaille également beaucoup le dessin, d’après nature, au crayon, au fusain, au carré conté, du croquis rapides au travail plus élaboré, mes thèmes de prédilection sont le corps humain, le portrait et la nature…