La pluralité est pour moi synonyme de vie. Ainsi il serait impensable de ne pas m’exprimer de plusieurs manières.
Artiste poétesse, j’écris, je peins, je photographie, scénographie. C’est un bouillonnement qui naît de l’envie de traduire une intériorité inaperçue lorsqu’elle est laissée sous silence. On m’a souvent considérée réservée, voire timide, à des années lumières de mes ressentis profonds ; tandis que sous le projecteur artistique l’enthousiasme invisible se déploie.
La poésie se fond dans chacune de mes productions comme dans un souffle. Lorsque je ne prolonge pas les mots jusqu’à la performance, ils imprègnent mes dessins ou ma peinture, qui forment une exploration musicale tout en volutes, en résonnance.
Quelle que soit la technique, je travaille beaucoup sur le trait et la transparence, notamment sur papier, un matériau à la fois fragile et millénaire.
De ces floraisons délicates, je capte encore les fragrances par la photographie d’une autre manière.
Mes créations, même imprégnées des sinuosités interrogatives de la vie, convergent vers l’apaisement et la lumière, cette lumière dont, j’en suis convaincue, nous pouvons tous nous laisser traverser.
Il affectionne particulièrement la construction d’images autonomes, pouvant déployer un récit à elles seules. Au travers de différentes recherches plastiques, il trouve une affection particulière pour l’aquarelle, le pastel sec et le fusain. Dans ses dessins, il utilise régulièrement la faune et la flore pour constituer des environnements oniriques et mystérieux. Des décors qui existent comme des éléments centraux, métaphoriques, permettant de cacher ou de dévoiler des questionnements plus profonds.
Mon travail est principalement axé sur le thème du paysage. Ce paysage sera interprété et dépaysé en quelque sorte par l’exercice de la peinture. Je travaille sur des formats différents qui vont de la miniature au très grand format, pour offrir un panel de sensations optiques et corporelles.sé en quelque sorte dans l’exercice de la peinture.
Mon travail est orienté vers le réalisme, j’aime saisir les ambiances et lumières dans des compositions recréer de la réalité.J’aime particulièrement le portrait, mais j’ai réalisé une série qui se déploie dans le tram ou chaque tableau est l’écran d’une scène banale figée par le regard extérieur du spectateur.Cette série, composé de 16 tableaux, met en évidence la séparation d’êtres pourtant physiquement réunis.
Je travaille également beaucoup le dessin, d’après nature, au crayon, au fusain, au carré conté, du croquis rapides au travail plus élaboré, mes thèmes de prédilection sont le corps humain, le portrait et la nature…
– Le travail de BlueFox s’articule principalement autour de deux axes : peinture de ciels mouvementés à l’acrylique, et carnets de croquis urbains réalisés à l’aquarelle et au feutre. Rassemblant une diversité de formats, de techniques et de temporalités, ces deux pratiques lui permettent de prendre le temps de regarder ce qui l’entoure.
Le travail de création de Ferdinan Blondin prend naissance dans le Var, il y a une dizaine d’années, sur les rivages de la Presqu’île de Giens, aux portes du monde marin. C’est les pieds dans le sable ou sur une planche de « Stand Up Paddle » que cet architecte de métier se métamorphose en glaneur de ce que le ressac lui dépose comme des offrandes. C’est ensuite dans son atelier où les matières et les formes l’entrainent vers des évasions plastiques qui n’appartiennent qu’à lui. Les bois flottés d’abord, mais aussi planches de bateau échoué aux couleurs patinées par le sel, plumes d’oiseau, objets délaissés par les humains ou insectes séchés par le soleil sont subtilement combinés et composés en images poétiques. Son approche peut rappeler certaines pratiques appréciées dans les « arts premiers », dans certaines ethnies africaines ou encore tribus Esquimaux, Inuit, Yup’ik, du Grand Nord qui composent leur art avec ce que l’environnement peut leur procurer. L’année 2023 marque un tournant dans son activité : Ferdinan rejoint Haguenau, sa ville natale. L’artiste y installe son atelier et, très vite, c’est dans la forêt de Haguenau qu’il va nourrir sa créativité. Cette aire de nature et de biodiversité lui offre inspirations et matériaux propices à la création de nouvelles constructions. Celles-ci s’inspirent de son amour du bois et font toujours référence à son expérience endémique de lieux particuliers proches de l’endroit où il s’est établi. De vieilles souches de bois, délaissés de coupe de bucheronnage ou coins de bois, champignons constituent ses nouvelles prises. Chacune d’entre elles est la source d’un nouvel essai poétique, spécifique, dicté par la patine, la forme que les éléments, la nature ou l’homme lui ont conférées. Chaque trouvaille devient le support d’une expression intime, en quête de sens et d’harmonie. Ferdinan développe tout un bestiaire, révèle des créatures, crée des scènes, des paysages ou encore quelques engins à dimensions réduites…il endosse les rôles d’embaumeur, paléontologue, maquettiste, assembleur, peintre, sculpteur, ingénieur hydronautique, narrateur, voyeur…et témoigne ainsi de son insatiable curiosité à multiplier les pratiques au service de son art. Chaque pièce est finalisée par un texte qui expose ses intentions, pensées parfois enthousiastes, à l’idée qu’on puisse parfaitement s’enchanter du monde dans lequel on vit, ou parfois, désabusées par la direction dans lequel ce monde va. Tenant à la fois de la peinture et de la sculpture, ses étonnantes constructions enchantent et intriguent par leurs complexités énigmatiques en se jouant des échelles entre l’infiniment grand et la miniature. L’univers imaginaire de Ferdinan Blondin fait comprendre, avec jubilation, combien une modeste collecte d’objets, sert l’ambition d’un « enfant-capitaine » capable à lui seul de réinventer tout un monde, en bord de mer ou en forêt et son aspiration à être à la fois le rêveur et le bâtisseur de sa réalité.
L’entre-deux, le seuil, la limite, voilà des notions qui ne sont pas étrangères à son travail. Dans ses séries réalisées aux États-Unis, en Palestine, en Jordanie, à Cuba, ou bien plus proche en banlieue parisienne, il explore des espaces qui interrogent à leur tour l’idée de marge et de territoire. Ses productions révèlent les traces et gestes de ceux qui occupent ces lieux, tout en mettant l’accent sur la jeunesse qui s’y rassemble.