Gérard Blériot

En provenance de toutes les sources, les images nous assaillent, nous submergent. Elles s’impriment (et progressivement s’effacent en nous !).
0rdonnées, comparées, reliées les unes aux autres, elles sont à la base de notre richesse. En fonction de nos intérêts ou du hasard, elles composent notre histoire, nos rêves et donc notre culture
Les fragments d’images éparses sont collectés, collectionnés, réordonnés, puis recomposés ici selon d’autres critères que ceux de la chronologie, de la logique ou de l’histoire.
En effet, ce sont ici des préoccupations plastiques qui prévalent : la couleur, la composition, mais aussi quelquefois le sens, réinventent une histoire sur laquelle chacun peut rêver.
Ne sommes-nous pas finalement qu’un vaste collage ?
Gérard Blériot

Laurence Barthel-Stein

De 1985 à 1991 j’ ai fait mes études à la FHS ( Fachhochschule ) für Kunst und Design Fachbereich Freie Kunst à Köln.
De 1982 à 2012 j’ ai vécu et travaillé à Köln. S’ est ajouté en 1994 mon atelier à Meisenthal
( Moselle ), mon village natal, situé dans les Vosges du Nord qui est devenu depuis 2012 mon unique lieu de travail.

Paul Béranger

Du papier de soie, des cartons de récupération, des matériaux d’emballage, des papiers déchirés, des pigments, la colle, la peinture liquide, les lavis, la transparence… Les couches de papier se superposent, chacune faisant mémoire de l’autre et peu à peu s’effaçant, absorbées par la suivante. Le papier est à la fois couleur, support, matériau qui se solidifie et se fige dans un instant toujours renouvelé, qui construit la peinture, en douceur en fragilité mais avec lenteur. C’est un travail du dégradé, de la nuance, de la profondeur, mais aussi de la saturation. La couleur avec le temps s’intensifie peu à peu, elle devient archétype, en résonance des éléments de la nature : eau, terre, feu, air, ciel… et parmi ces éléments, émerge parfois, une forme esquissée, oubliée, recouverte, en partie effacée. Entre monochrome et polychromie, la peinture multiple, changeante et semblable, ouvrent sur un paysage de l’intime, entre la fragilité et l’intensité de la lumière .Des petits formats, précieux, travaillés comme des miniatures du moyen âge, des peintures de voyage, retable, paravent de poche, qui se ferme et s’ouvre comme des livres sans écritures, des panoramas élargissant la perspective d’un paysage géologique, des grands formats où la chaleur de la couleur enveloppe l’espace, diluant les formes, s’ouvrant au cœur dans une source de lumière….

Christoff Baron

Christoff Baron vit et travaille à Strasbourg. Il peint sur des planches usagées de palette ou d’échafaudage. Son geste d’artiste s’inscrit sur les traces laissées par le maçon ou l’employé de supermarché. L’oeuvre trouve son essence dans les contrastes entre l’industriel et l’artistique, le brut et le peint, l’anonymat et la signature, l’aléatoire et le maîtrisé.
Ses peintures figurent volontiers des foules tendres ou tendues, en quête d’un dialogue. Il puise son inspiration dans l’oeuvre d’écrivains ou de cinéastes tels que Shakespeare, Sydney Lumet, Dostoïevski, Buzzati ou Simenon. Son goût pour l’art sacré le conduit de plus en plus à réaliser des travaux pour des églises. Il a réalisé une peinture de grand format pour le jardin des religions de Strasbourg qui sera inauguré en 2013.

Philippe Buttani

Il y a cette forêt.
Il y a cette forêt sur cette colline, et puis il y a moi.
On dit que se promener en forêt est vivifiant et permet de se retrouver. Alors je me promène dans les bois, à toute heure du jour et de la nuit. Mais moi je n’ai jamais rien ressenti de tout cela.
Autour de moi j’entends de légers mouvements. Partout dans les arbres le bruissement des insectes, le soleil ou le vent à travers les feuilles. Et puis c’est tout, ça s’arrête là. Non, il n’y a vraiment rien d’autre à venir chercher ici.
Souvent, au bout de quelques minutes, je me pers dans mes pensées et je m’assoie. J’aime le contact de ce sol humide sur ma peau. Je sais que personne n’a jamais été à cet endroit précis avant moi. Je suis le seul et je suis le premier. Il n’y a que moi qui puisse toucher cette herbe, caresser cette mousse, casser cette branche ou me glisser sous ce tapis de feuille.
Et puis je finis par me lever et rentrer chez moi, ramenant quelques brindilles ou feuilles séchées.
J’en ferai l’observation méticuleuse dans mon laboratoire inondé de lumière, froide, comme cette forêt ou je retournerai demain.

Guillaume Barth

Mes idées se construisent depuis des lieux différents, ont des formes originales qui semblent s’éloigner les unes des autres, mais à y regarder de plus près, leur part d’invisibilité se recouvre dans un même ensemble.
Guillaume Barth.

« Le travail de Guillaume Barth se construit sur une énergie intériorisée, j’ai envie de dire charnelle, mais aussi métaphysique, pour s’inscrire dans une histoire élargie de la sculpture telle qu’elle se définit dans son acception postmoderne.
Pour autant, ses travaux abordent des problématiques essentielles quant à la place de l’homme dans l’univers et de chacun dans l’espace social dans lequel il s’inscrit, ou dont il s’échappe ou voudrait s’échapper. »

Pierre Mercier
Artiste, ancien coordinateur des études et de l’option Art à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (aujourd’hui Haute école des arts du Rhin)

« Guillaume Barth’s work channels energies, both physical and metaphysical, to fit into an expanded history of sculpture, in its postmodern definition.
Even so, his work tackles essential issues: man’s place in the universe, and our own place within the social space we belong to, try to escape, or wish we could escape. »

Pierre Mercier
Artist, former Head of Visual Arts and Director of studies at the École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (now Haute école des arts du Rhin, Strasbourg)

Patrick Bastardoz

Depuis quelques années je jette un regard actif vers la peinture du siècle d’or hollandais, je m’en nourris dans mes diverses séries sur les musées, vitrines d’antiquaires et paysages urbains. Les mois passés marquent également un retour vers l’univers industriel avec lequel je n’ai pas encore réglé tous mes comptes.