Melyco

Depuis que je me connais, j’adore dessiner. Cet amour était si fort que ni les produits cosmétiques de ma mère ni les portes, les fenêtres et les murs de la maison n’étaient à l’abri de moi ! Le jour où j’ai peint sur le plafond de la cuisine, mon père s’est vu finalement obligé à m’envoyer chez son ami peintre pour mieux apprendre.

 

Les années ont passé et j’ai étudié le graphisme, la peinture, l’architecture d’intérieur et l’illustration. J’ai eu l’occasion de coopérer avec diverses agences de publicité, avec les éditions jeunesse, les agences et cabinets d’architecture et de décoration d’intérieur, les entreprises d’imprimerie et de conception de tissus et d’arts de la table. Toutes ces tentatives m’ont fourni l’opportunité parfaite afin d’acquérir de riches expériences. J’ai également participé à des expositions individuelles et collectives et enseigné le dessin et la peinture.

 

Après avoir émigré, en dépit des difficultés rencontrées j’ai enfin ouvert mon propre atelier de peinture et j’y travaille actuellement. Mon amour pour l’art est tellement profond que je ne peux pas imaginer la vie sans art, j’espère pouvoir continuer à marcher sur ce chemin grâce à votre soutien.

Emmanuel Antoine

La série Terre d’Encre aborde la notion de paysage avec peu de moyens, l’eau, l’encre de chine et le papier. Il s’agit de faire naitre le paysage à partir de la trace, de l’empreinte. La lumière enfouie dans la profondeur du papier révèle la force et l’énergie du paysage.

Cette série rejoint l’approche de Shitao : « L’encre en imprégnant le pinceau le dote d’une âme, le pinceau, en utilisant l’encre la doue d’esprit »

Nathalie Sturni

L’Art’te lier c’est le travail de Nathalie Sturni, qui donnent naissance aux Tomtes, mais aussi à toutes sortes d’objets magiques qui appellent à la reconnexion. Souvent accompagnée d’un chat ou deux, Nathalie travaille la matière de ces mains, à l’aide de machine à coudre, de fil, ainsi que de jolis bibelots chinés dans des magasins de récupération. C’est avec des tissus récupérés pour la plupart chez Emmaüs qu’elle confectionne ces Tomtes, créature légendaire, gardienne de la maison et de ceux qui l’occupent. Sorcière bienveillante, Nathalie utilise aussi la peinture intuitive comme manière de transmettre la magie (ou “l’âme agit”). Enfin, elle fabrique des pièces uniques en tissage, accompagnée par des grigris cueillis, récoltés dans la nature ou chinés dans des lieux singuliers.Elle créer, tisse au fil de ses envies, son intuition et son coeur. Elle mêle ésotérisme, écoute de soi, soin, spiritualité dans ses objets qui ont, chacun, une mission. Ce ne sont que des pièces uniques. Nathalie a choisi d’œuvrer en lien étroit avec la nature, celle qui se trouve en nous et celle dans laquelle nous évoluons.

Paola Bousseau

Paola Bousseau est née au bord de la mer, à La Rochelle et grandit dans une famille d’artisans et d’artistes amatrices. Depuis 2015 elle suit un cursus de design qui l’amène à Brest puis à Strasbourg. Volontaire dans le milieu associatif et coopératif depuis 6 ans, elle souhaite participer au développement des projets écologiques et sociaux. Ces engagements permettent à Paola de s’ancrer dans son territoire. Depuis son emménagement dans la campagne alsacienne, elle fait davantage avec ce qu’elle trouve dans son environnement et expérimente les matières vivantes, les formes et les couleurs à travers l’Atelier Faire Ici, qu’elle monte avec Céline Abadine. Elle travaille généralement avec des aliments, du textile et du papier, en fabriquant ses propres matières. Elle s’adapte aussi au rythme plus doux de la vie rurale et plus autonome qu’elle choisit en s’installant et en créant en commun, à La Maison des Fées. Avec une attention portée sur les petites choses simples, la pleine conscience, Paola expérimente depuis peu l’écriture.

Gwendoline Maximo

L’atelier était au départ un lieu consacré à la couture, mais depuis plusieurs années, j’y ai intégré un atelier de broderie, avec la fabrication d’objets de décoration en textile.Je brode des tableaux au « point de lancé », grâce à un travail d’exploration, d’expérimentations et d’échecs qui ont été nécessaires à l’approfondissement de la technique, aujourd’hui, j’ai réussi à créer des tableaux qui me représentent pleinement, des œuvres uniques composées de fils à broder et de papier, des matières nobles et simples. « Parcourir, étudier les formes et les couleurs, faire et défaire fil par fil jusqu’à trouver l’accord parfait, la bonne combinaison, voici la base de mon travail pour avoir cette singularité artistique dans mes broderies. »Je brode des paysages après avoir dessiné et percé mon papier à l’aiguille, ce sont deux étapes de préparation essentielles, plus mes pointages sont réguliers plus le rendu sera visuellement harmonieux. Mes broderies sont contemporaines, elles représentent souvent des vagues, des paysages, de grandes étendues, et c’est ce que je souhaite invoquer à travers mes tableaux : une évasion, un voyage, une liberté. Passionnée de l’harmonie des couleurs, j’aime retranscrire la lumière avec le choix minutieux des fils à broder parmi des centaines de nuances. La création d’un objet avec des matières très simples : du fil et du papier, apporte un effet contrastant entre la broderie qui est une technique ancienne et les motifs actuels qui donnent un rendu moderne et contemporain, mes broderies sont des objets de décoration qui subliment les intérieurs. Mon travail se regarde sous différents angles, de face le dessin brodé est aérien, il laisse du blanc apparaitre alors que lorsque nous sommes placés de côté les fils sont très denses, on peut bouger autour de la toile et découvrir un nouveau dessin. La toile évolue en fonction de la lumière. Les coloris des fils révèlent leurs éclats en fonction de la lumière et de notre position par rapport au tableau, on retrouve cet aspect de couleurs changeantes également dans la nature.Des créations qui évoluent, et devant lesquelles on s’évade.

Florencia Escalante

Au fil des années, la lithographie s’est imposée comme ma technique de prédilection. J’aime dessiner directement sur la pierre, transformer et enrichir le dessin, puis le transférer progressivement sur le papier. Ce processus me permet de jouer avec les superpositions de couleurs, les transparences et l’imprévu. Chaque création est unique, influencée par des facteurs extérieurs, qui insufflent une dimension vivante et organique à mon travail.  Tout commence avec le dessin sur la pierre, matière brute où naît l’image. Ce dessin se métamorphose en s’imprimant sur le papier, créant une empreinte singulière, un lien intime entre la pierre, ma main et le support final. La broderie prolonge cette démarche : le fil devient le prolongement de ma main, tissant un dialogue entre mes idées et la matière, dans une exploration infinie de formes et de textures. Ensemble, ces gestes donnent naissance à des images poétiques de la nature.

Marianne Mell

Sensible aux éléments visuels qui m’entourent, mon regard est attiré par des détails de textures, de couleurs de sols, de motifs organiques.

Cette attention aux motifs de notre quotidien m’a mené à m’intéresser aux cycles du vivant comme moteurs créatifs – comment ils interviennent dans l’usure de la matière par exemple – et à observer les effets visuels qu’ils produisent. 

Puis j’ai intégré la pratique de la teinture végétale à ce questionnement. Les couleurs évoluent dans le temps en fonction de leur emploi, de leur exposition à la lumière, de la manière dont on les fixe sur le tissu, etc. 

Depuis environ trois ans, je glâne des plantes et terres seule ou en collectif et nous en testons les qualités tinctoriales sur des textiles, afin d’en figurer la recherche. Cette démarche remet en question tout notre rapport à la matière des objets que nous produisons, rendant le processus de création de la couleur sensible et fragile, unique et précieux. En collectant mes propres matières, je me confronte à une mathériothèque limitée et brute. Je tente de mettre en scène ces recherches à travers des installations textiles poétiques et colorées rendant compte d’un milieu, d’une exploration locale.

Antoine Paulin – LOU

LOU est un artiste né en 1998, intéressé par la peinture, la sculpture et la photographie. A travers une exploration du thème des masques, il cherche à questionner l’authenticité des rapports entre les individus, et les masques sociaux qu’ils doivent revêtir au quotidien.

Expo thématique collective, les vanités la mort.

Vanité des vanités, tout est vanité, adage phare guidant les peuples civilisés depuis des siècles, la vanité, ce sous-genre de nature morte, et le memento mori (souviens toi que tu vas mourir), sont devenus une thématique à part entière, quasiment un genre, qui traverse les époques, les frontières et les civilisations pour encore  toujours passioner les esprits et les imaginaires.
Il s’agit en effet d’interroger la mort, mystère parmi les mystères à la source de maintes philosophies, croyances et angoisses.
Ayant commencé il y a quelques temps un travail sur ce motif dont les premiers éléments de langage sont en gestation, et dans le soucis d’apporter une réponse à la hauteur du faste et de l’universalité de cette thématique, Oscar à décidé d’inviter ses amies et amis – perles parmis les perles –  artistes de tous horizons à se joindre à sa démarche pour explorer collectivement cette thématique et consteller son atelier d’une myriade de pépites graphiques allant de la peinture au collage en passant par le dessin et la gravure.
Crânes fleurs cendres et lambeaux, ou quelconque autre motif ayant trait à cette inéluctable fin sont attendus.
Lou Amoros Augustin, Hélène Cottet, Bill Noir, Quentin Bohuon, Géraldine Legin, Adrien Weber, Cyril Fourny, Nina Imbs, Gregory Avril, Corentin Seyfried, Alexandre Nachbauer et Oscar Hache vivent dans la hâte de vous y voir autant qu’ils en meurent d’impatience.

Jean-Marc Nigon

Lorsqu’on demande à Jean-Marc Nigon de parler de son travail, il pousse un gros soupir et lève les yeux au ciel. « J’ai toujours peint ; au début avec un pinceau et de l’encre de Chine et depuis quelques années avec un Ipad. Par plaisir. Je peins des romans que j’aimerais qu’ils soient lus par le plus grand nombre, comme un écrivain écrit une fois un texte dupliqué des milliers ou des centaines de milliers de fois ».Au départ, toujours au même petit format sur du papier d’Arches, un trait noir dessine un visage, souvent sombre. Il découpe ses pinceaux aux ciseaux, afin que le trait soit aléatoire. C’est presque toujours le même geste et pourtant, à chaque fois, le hiatus se crée, ce n’est jamais la même chose. À la sortie de l’iPad en 2013, un autre monde s’ouvre. Ultrasensible, servi par de petits logiciels rudimentaires, il lui offre les mêmes plaisirs tactiles et tout un nouveau champ de possibles.Il a entre ses mains tout ce qu’il aime, la nervosité du trait, la profondeur des couleurs, la luminosité des transparences… Il invente ses propres pinceaux à partir de dessins, de photos de matières… qu’il crée aussi ou qu’il va chercher dans la nature, ses lectures.Face à ce petit objet, il peint partout, en toutes circonstances, avec une liberté jusqu’alors bridée. Un univers extraordinaire s’ouvre à lui, plein de couleurs et de modernité. Il s’approprie cet atelier portatif, porteur d’un nouveau projet artistique. Celui de s’inscrire dans une évolution des techniques de création et de diffusion de l’art.« Je peins, mais je me sens plus proche du graveur qui fait des pièces multiples, que du peintre qui fait des pièces uniques. Mon grand-père Paul était graveur et j’ai toujours vu des multiples aux murs dans ma famille. l’Ipad me permet de créer une estampe numérique unique que je peux tirer en un ou plusieurs exemplaires, chaque tirage étant unique lui aussi. Jusqu’à présent, avec les techniques classiques, les exemplaires se dégradaient au fur et à mesure des tirages, d’où leur numérotation. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas et la numérotation n’est plus nécessaire ».Le projet artistique de Jean-Marc Nigon est marqué par la technique utilisée, mais aussi et surtout par ce nouvel espace de diffusion, que l’œuvre unique ne permet qu’à une moindre échelle, le partage d’une œuvre. Cette modernité de moyens ne change rien à sa démarche créative, à sa passion, et au caractère artistique de ses estampes.Observateur aiguisé, Jean-Marc Nigon nous donne à voir une œuvre graphique très personnelle, empreinte de sérénité, et revendique une certaine recherche de l’harmonie et de la beauté. « Je m’intéresse à la vision brute, rudimentaire de l’humain, de la nature… et je rends ces matières organiques plus sophistiquée, tirées de mon imaginaire. En fin de compte, je ne sais pas si ça me plait mais ça n’a pas d’importance ; l’important, c’est l’autre ».