Naser Dushica

Des actions telles que regarder, collecter, toucher, dessiner, gommer, redessiner, scanner, peindre, superposer, juxtaposer, repentir, aplatir, etc., font partie de mon vocabulaire gestuel habituel. Ces gestes s’appliquent à une variété de médiums, souvent classiques, allant du dessin d’un objet dans un carnet à la peinture monumentale, où la figure humaine revient souvent avec une touche mélancolique.  Ma pratique oscille entre le dessin dans un carnet, la peinture et la sculpture. Elle consiste à interroger ce que l’image dissimule, ce qu’elle révèle et ce qu’elle conserve secrètement.  La peinture est pour moi un moyen d’expression qui me permet d’explorer librement les questionnements qui m’habitent, notamment autour de l’image contemporaine et de sa représentation.  Je peins des images enfouies dans mon répertoire, leur offrant un nouveau rôle dans l’immobilité, où l’imagerie peut être à la fois artificielle et réelle.  Mes peintures tirent leur essence de la composition d’éléments tels que le sujet, les motifs, les couleurs, les fissures, et l’usure. Souvent, la photographie devient un point de départ pour mes peintures. La matière de l’image, ainsi que les supports et outils utilisés pour la donner à voir, sont tout aussi importants que le sujet lui-même. Ils me permettent d’explorer les jeux de clair-obscur, de flou et de netteté, jusqu’à réduire l’image à son essence : sa composition et son architecture.  Je tends à réaliser des compositions picturales sobres : pas de narration, peu de matière, des touches subtiles, et une palette restreinte. Ce sont ces caractéristiques que j’apprécie également dans la photographie. Mon travail consiste à recréer des images issues de mon répertoire en les adaptant aux spécificités qu’elles contractent. Ces peintures d’images, en résonance avec d’autres, me permettent de raviver des émotions artistiques et formelles enfouies dans ma mémoire.

Eva Molina

Eva Molina entwirft Farbkonzepte für Architektur. Diese  Arbeit umfasst die Gestaltung von Farben, Materialien und Oberflächen von Innen- und Aussenräumen. Ob einzelne Räume oder komplexe Areale- die Farbe wird eingesetzt, um Orientierung, Atmosphäre, Identifikation und lebenswerte Räume zu schaffen. Ein anderer Arbeitsbereich Eva Molinas sind handgewobene Textilien für den Raum.

Thomas Heimann

Thomas Heimann experimentiert darin mit verschiedenen Techniken und Materialien. Seine künstlerischen Interessen drehen sich vorwiegend um die Ästhetik von Farbe, Oberfläche und Material, bzw. um Schärfe und Unschärfe der visuellen Wahrnehmung und des Denkens. Diese Themen finden modellhaft Ausdruck in Tafelbildern, Objekten und raumfüllenden Installationen. Letzte Ausstellungen fanden in Tiflis, in Basel und online statt.

Afi Sika Kuzeawu

Dans sa performance, Afi Sika porte des vêtements faits main, fabriqués à partir de tissus qu’elle a collectionnés pendant des années. Ces vêtements uniques sont l’expression de sa réflexion artistique. Lorsqu’elle se produit dans des lieux choisis, elle invite le public à ralentir le pas et à vivre le moment présent en ralentissant sa perception. L’escargot est un motif central de son travail : les ornements sur les vêtements symbolisent une « maison portable », un symbole des expériences migratoires que partagent de nombreuses personnes de la diaspora africaine. Cela reflète le mouvement constant entre les cultures et la recherche d’un ancrage intérieur au milieu d’une biographie fragmentée. En même temps, cela met en lumière l’importance de l’auto-régénération pour exister en tant qu’individu et être actif économiquement et socialement.

Malou Schwab

Mon travail artistique a commencé par l’écriture.  Depuis presque toujours j’écris tout ce qui me passe par la tête, et plus particulièrement mes rêves. Des centaines de rêves m’ont guidée vers l’univers du dessin. J’ai trouvé dans le Livre Rouge de C.G. Jung une source d’inspiration et une invitation à explorer ma propre activité artistique et à donner forme à mes songes. Ce dialogue entre rêve, trait et ligne est devenu un rituel.  Mes dessins naissent d’un geste instinctif, parfois impulsif.  La fascination du trait, l’acte même de le tracer est un élan vital et à l’origine de mes Cahiers et Mandalas.  Qu’ils soient des enchevêtrements de lettres ou de courbes, ils traduisent un besoin de structurer et donner forme à ma pensée. Ce geste d’écrire, de tracer des lignes, de former des lettres me permet de canaliser une énergie intérieure et de lui donner une forme. Certaines créations s’étendent sur de grandes surfaces et d’autres sur des bouts de papier.   Avec le temps j’ai ressenti le besoin d’explorer différemment l’espace. Inspirée par Cy Twombly, Anselm Kiefer, Fabienne Verdier j’essaie des formats plus grands où le geste prend une autre dimension. Mais je reste fidèle à mes outils préférés: plume, pastel, graphite sur papier. 

Juliette Dignat

Glaner des petits rien, des fruits, des bruits, des images, des états d’âme.
Les mettre au fond de mes poches pour les dessiner, les infuser, les écouter, les manger.
Pour construire et me raconter des histoires surtout, et à mon tour disperser ces petits rien, qui germeraient un peu partout.  Des récits pour comprendre le monde qui nous entoure, réinventer des causes communes et faire collectif.  A partir des éléments récupérés j’invente des histoires, des espaces fictionnels, où humains et non-humains se rencontrent, s’apprivoisent, se joignent; font communauté.
La fiction est pour moi une invitation, un moyen de partager et rassembler autour des enjeux
sociétaux et environnementaux actuels. Pour mieux rentrer dans celle-ci et la transposer  en expérience vécu, j’intègre à mes travaux une dimension scénographique et/ou sonore. 

 

Les ateliers de Motoco seront ouverts uniquement les 24 et 25 mai.

Nous vous remercions de votre compréhension, et nous réjouissons de vous retrouver lors de ce second week-end des Ateliers Ouverts.

Sous la fougère

Déambulations, cueillette sauvage de plantes tinctoriales, vieux draps de lin, laine et fils de couleurs brodés. Se pencher sur les corps verts des plantes, les imprimer les révéler, les fixer. Interpréter leurs esprits et percer au fil de soie leur réalité invisible. Créations textiles élaborées à base de teintures naturelles.

Angéline Dubois

En tant qu’artiste, designer, ou plutôt chercheuse, je questionne la terre sous plusieurs angles. Je l’explore d’abord comme écosystème, en étudiant les liens entre les êtres vivants et notre relation avec eux. Je l’observe ensuite comme ressource, extraite du sol par différents procédés. Enfin, j’expérimente ses propriétés, tant en céramique qu’en terre crue.  Je porte une attention particulière à l’origine des matières que j’utilise : terres de cueillette, terres recyclées… Mais mon regard se porte aussi sur leur transformation par la cuisson. J’expérimente la terre crue, les cuissons à basse température ou au feu de bois, avec l’ambition d’inscrire l’objet dans un cycle naturel.  La démarche que j’emploie vise à protéger et respecter les non-humains de notre écosystème. Je cherche à être le plus consciente possible de l’impact de mon oeuvre sur le non-humain. Durant mes études, la matière de la terre a été un prétexte pour parler de mouvements géologiques, de roches, de minéraux, de jardin, de végétaux, de forêts, d’eau, de climat, d’animaux, d’insectes, d’humains, et de manière plus générale, de notre rapport à la Terre.     En parallèle de mes recherches, j’anime des ateliers et stages de dessin, peinture et céramique, ouverts à tous les âges. J’accompagne enfants, ados et adultes dans l’exploration des techniques de représentation, l’expérimentation des outils de dessin et la découverte de la matière. Mon objectif est de leur offrir un espace d’apprentissage et de liberté, où ils peuvent développer leur regard, affiner leur geste et laisser libre cours à leur créativité.

Marina Krüger

Marina Krüger, plasticienne de formation (diplômée de la HEAR-Mulhouse en 2007 et 2009), vit et travaille dans le Grand Est de la France. Active sur la scène régionale depuis quelques années déjà, elle évolue entre sa création personnelle, des missions de médiation culturelle diverses mais aussi beaucoup d’interventions artistiques en milieux scolaire et social. Ses travaux sont exposés en France et à l’étranger. Entre 2016 et 2021, la plasticienne intègre à temps plein un FAS accueillant des adultes souffrant de troubles psychiques où elle sera à l’origine d’une création d’ateliers s’adaptant aux capacités et ressources des usagers et entrainera ce même public dans divers projets à long terme comme des participations à des concours et expositions. Depuis 2022, l’artiste est chargée de la direction artistique d’un festival d’art contemporain (FEW) se déroulant chaque année à Wattwiller. L’artiste continue de mener ses recherches et travaux plastiques qui ont souvent pour thèmes : l’enfance, la construction et la destruction, le jeu et le danger, les mythes et folklores personnels, la perte de repère…autant de sujets que l’artiste va traiter et explorer par le dessin et la gravure, la sculpture et l’installation, le vitrail et la mosaïque ou encore la broderie et la couture.

Annie Ludwig

Je créé des tableaux avec différentes techniques de pose de perles, de tubes, de paillettes et de points brodés. Les lignes géométriques m’inspire particulièrement.  Le noir «Esprit Soulage» a été mon inspiration pour une série de tableau. J’aime également utilisé les anciens matériaux de la Broderie Or (cannetille et jaseron) pour une inspiration plus contemporaine, avec l’utilisation de cadre à peindre, le mélange des techniques textiles (cuir froissé) et des points traditionnels revisités (point de Mirliton).  Mais mon objectif principal est la transmission de la Broderie d’Art et le suivi de projet personnel, en donnant des cours personnalisés dans mon Atelier à Mittelwihr.