Pratiques : Technique mixte
Laurent Roussel
En 2019, l’artiste amateur Laurent Roussel a décidé de se consacrer pleinement à sa passion créative et artistique, la peinture. Son désir de devenir artiste remonte à sa plus tendre enfance, où l’art était considéré par la plupart des personnes qui l’entouraient comme un hobby et non comme une véritable activité. Laurent s’est mis au crayon, au fusain et surtout au pastel pour exprimer son art graphique en 2000, après avoir rencontré un peintre sur verre. Sans vraiment envisager d’en faire sa carrière à l’époque, il a continué à exercer son activité professionnelle à l’étranger et a multiplié les expériences.
Laurent Roussel est un peintre autodidacte qui expérimente de multiples techniques artistiques créatives, utilisant des matériaux recyclés et inhabituels et combinant des produits pour créer sans limite.
« La créativité, c’est amusant » a toujours été ma devise, ou mon « mot d’ordre », dans toutes les situations. Depuis mon plus jeune âge jusqu’à aujourd’hui, être créatif dans tout ce que l’on fait au quotidien procure une grande satisfaction.
Laurent a fait beaucoup de choses dans sa vie, différents métiers, différents environnements, différentes cultures et différentes expériences personnelles. Néanmoins, il a toujours gardé son esprit artistique et créatif en éveil.
Im Jahr 2019 beschloss der Amateurkünstler Laurent Roussel, sich ganz seiner kreativen und künstlerischen Leidenschaft, der Malerei, zu widmen. Der Wunsch, Künstler zu werden, stammt aus seiner frühesten Kindheit, als Kunst von den meisten Menschen in seinem Umfeld als Hobby und nicht als echte Tätigkeit angesehen wurde. Nach einer Begegnung mit einem Glasmaler begann Laurent im Jahr 2000, sich mit Bleistift, Kohle und insbesondere Pastellfarben auszudrücken. Da er zu diesem Zeitpunkt noch nicht daran dachte, daraus eine Karriere zu machen, übte er weiterhin seinen Beruf im Ausland aus und experimentierte immer mehr.
Laurent Roussel ist ein autodidaktischer Maler, der mit verschiedenen kreativen künstlerischen Techniken experimentiert, recycelte, ungewöhnliche Materialien verwendet und Produkte kombiniert, um ohne Grenzen zu kreieren.
„Kreativität macht Spaß“ war schon immer mein Motto in jeder Situation. Seit meiner Jugend bis heute gibt mir Kreativität in allem, was ich täglich tue, große Befriedigung.
Laurent hat in seinem Leben viele Dinge getan, verschiedene Berufe ausgeübt, verschiedene Umgebungen und Kulturen kennengelernt und persönliche Lebenserfahrungen gesammelt. Dennoch hat er seinen künstlerischen und kreativen Geist stets wach gehalten.
Julie Galanakis
Un travail de recherche sur le recyclage et la transformation. Les différentes matières qui se confondent et comment faire ressortir les empreintes par la lumière. Un rapport à la nature et au minéral qui prédominent dans mes expérimentations. Au départ dans les illustrations et ensuite dans le volume, j’essaie de traduire la place de la nature et de l’homme. Dans un second temps, il ya ma recherche de forme et de texture sur les transparences. Je n’en suis qu’aux prémisses et la Terre me permet d’y découvrir de nouveaux horizons.
Makis Yalenios
Ma recherche théorique et formelle commence par un double parcours universitaire en sciences humaines et en arts du spectacle, avec une longue expérimentation sur la matière et sur l’interaction dynamique entre différentes techniques. Mes travaux explorent de façon poétique la fragilité de l’existence, la puissance de la mémoire personnelle, comme aussi la dialectique entre espace et temps, disparition et conservation, vide et plein, trace et transformation. Après plusieurs années, ma pratique est approfondie par un Master 2 Recherche interdisciplinaire sur la mémoire individuelle et collective mobilisée lors du processus de spatialisation inhérent à la dimension spatiale des installations contemporaines immersives et interactives. L’usage de moyens expressifs à chaque fois renouvelés m’ouvre vers les multiples possibilités offertes par la matérialité du papier et du textile tout en incluant d’autres médiums hétérogènes, puisés dans la nature, recyclés, porteurs des traces d’usure. En définitif, ces « petits riens », ces « copeau[x] raflé[s] à même l’existence » (R. Barthes, La Préparation du roman, N. Léger (éd.), Seuil/Imec, 2003), inscrits dans une dimension durable et aussi dans l’esprit wabi-sabi, constituent des sources d’inspiration permanentes et guident mes recherches, fondées sur le rapport analogique entre forme et fond. Mon intention est de faire sortir la matière, essentiellement le tissu, du carcan de sa matérialité première et de mettre en lumière sa puissance évocatrice, son langage sensoriel en interaction avec les spécificités de l’espace d’accueil et sa propre histoire. Je m’intéresse donc à la matière en tant que langage évocateur et révélateur de la mémoire, des histoires individuelles et collectives, parfois enfouies ou en voie de disparition. Dans mes propositions artistiques, j’explore la rencontre de l’Homme avec ses abîmes. Le recours à l’objet ready-made en série, me permet de travailler le processus de la répétition, de la reprise, et d’esquisser des formes de réparation. En interpelant notre mémoire subjective, notamment par les dispositifs d’installation immersive, je propose un face à face avec ce qui demeure inachevé, défaillant et manquant, une confrontation avec nos « paysages désolés ». Mes propres textes font parfois partie intégrante de l’œuvre. Je porte un regard attentif « aux petits riens » du quotidien, tels des bouts de vieux papiers peints et d’étoffes effilochées. Leur traitement dans ces collages et techniques mixtes évoque les traces d’une vie qui s’estompe et souligne la nécessité d’une part de prendre soin de leur disparition, d’autre part de conserver tout en transformant les traces, en vue d’une transmission. Dans ce même esprit, j’ai réalisé dans le passé des œuvres in situ dans des temples, églises et cloîtres, dans des théâtres, des librairies, mais aussi dans des jardins et des serres, dans des salles de box et autres lieux insolites, dans toute la France et plus récemment encore à Venise.
Daniel Felber
Daniel Felber Malerei Februar 2026
Meine Malerei zeigt Abstraktes mit Erinnerungen an Landschaftliches oder Gegenständliches.
Sie verwendet ruhigere bis turbulentere Gestik, verschieden strukturierte Flächen, oft gemalt mit 1- bis 3- Meter langen Pinseln, die Kontrolle nicht ganz zulassen.So öffnet sich mir der staunende Blick auf die vor mir entstehenden Bildwelten.
Psychologisches oder Spirituelles ist oft thematischer Ausgangspunkt, welchen ich zu einer Farbvision und daraus zu sich entwickelnden Kompositionen verdichte. Dabei bitte ich Energien, die verbunden sind mit mir, mich zu unterstützen beim Malen. Als Maler fühle ich mich auch als Teil des Gemalten, flüssig wie die mit Pinsel gemalten Formen.
Meine Malerei bewegt sich zwischen Chaos und Ordnung. Frühere Malstile loteten geometrische Bildeinteilung und tonal abgestimmte Farbkombinationen aus, sowie figurative Tanzszenen.
Die Bilder sind oft in Eitempera, Acryl, bis 2024 auch in Oel ausgeführt und haben zuweilen Collage-Elemente.
Carole Nieder
Carole Nieder est artiste-auteure et architecte. Son travail de recherche-création mêle peinture sur grands formats, performance et installation. Elle met sa culture spatiale au service de ses explorations plastiques et voit dans ses créations une manière d’interroger le monde qui nous entoure et son fonctionnement. Sa thématique de travail questionne les rapports entre corps et espace à travers la notion de l’empreinte. Diplômée de l’Ecole d’Architecture de Strasbourg, elle exerce en tant qu’architecte de 2013 à 2021. En parallèle de son métier, elle développe de nombreux projets de performances mêlant peinture, textes, musique, danse et architecture. Des institutions comme le Centre Chorégraphique de Strasbourg, le Théâtre du Maillon ou la Maison Européenne de l’Architecture lui ouvre leurs portes. Elle enseigne également de 2018 à 2021 à l’Université de Strasbourg et à la Haute Ecole des Arts du Rhin en arts plastiques et architecture (théorie et pratique). En 2021 elle décide de se consacrer pleinement à la création artistique suite à la résidence « la Fabrique » où son travail est salué par la DRAC Grand Est. En 2022 la Galerie Murmure à Colmar lui consacre une exposition monographique. Soutenue par le Ministère de la Culture, elle entame en 2023, un projet intitulé « Culture(s) » de trois ans en lien avec les agriculteurs du pays de Montmédy. Ce travail lui valant une reconnaissance nationale elle est nommée fin 2024 Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Mireille Werner
Artiste plasticienne, maquilleuse et perruquière pour la scène, le théâtre et l’opéra, je baigne dans la création depuis l’âge de 18 ans. Mon parcours s’est construit au croisement des arts vivants et des arts plastiques, nourri par le geste, la matière et la transformation. Formée aux métiers du maquillage et de la perruque, j’ai développé un savoir-faire exigeant au service du spectacle, en participant à de nombreuses créations pour la scène et des productions lyriques. La plumasserie est venue enrichir mon univers, apportant légèreté, mouvement et poésie à mes réalisations. Chaque discipline dialogue avec les autres : le maquillage devient peinture, la perruque sculpture, la plume matière vivante. Parallèlement à mon travail pour le spectacle, je mène une recherche personnelle en peinture et en art plastique. Mon travail explore la matière, la lumière et les contrastes dans un langage sensible et intuitif, souvent proche de l’abstraction. J’aime faire émerger l’émotion à travers des textures, des superpositions et des traces. La création est pour moi un espace de liberté, mais aussi de profondeur. J’organise deux expositions par an dans mon atelier, lieu vivant de création et de rencontre, et je participe régulièrement à d’autres manifestations artistiques. Mon travail a notamment été présenté à Amsterdam ainsi qu’au Carrousel du Louvre, parmi d’autres expositions ponctuelles en France et à l’étranger. Dans le cadre de commandes d’art sacré, j’ai réalisé la fresque baptismale de l’église de Herrlisheim, ainsi que le chemin de croix de cette même église. J’ai également créé le chemin de croix pour l’église de Offendorf. Ces œuvres s’inscrivent dans une recherche artistique où matière, lumière et symbolique dialoguent avec l’espace architectural. Qu’il s’agisse d’un visage, d’une plume, d’une perruque ou d’une toile monumentale, il s’agit toujours pour moi de révéler, transformer, sublimer.
Christian Alligri
Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.
J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.
En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.
Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.
Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.
À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.
Marc Felten
Eunjin Kim
Die winterliche Atmosphäre der südlichen Hemisphäre bildet das Zentrum meiner Arbeit. Mein künstlerischer Impuls begann in der Kindheit, als ich stundenlang einen Schmetterling beobachtete und sein zartes Flattern festhalten wollte. Schon damals entstand der Wunsch, einen flüchtigen Augenblick zu bewahren. Wie ein Dichter einen Moment des Seins in Worte fasst, wollte ich Empfindungen sichtbar machen. Später fotografierte ich unermüdlich, doch das Festhalten allein genügte nicht; der Drang, das Gefühl eines Augenblicks unmittelbar auszudrücken, blieb derselbe. In Namibia wurde mir klar, dass nicht die Landschaft, sondern ihre Atmosphäre mein Thema ist: das kühle Licht des Morgens, die trockene Helligkeit des Mittags, das warme Leuchten des Abends und die stille Tiefe der Dämmerung. Um diese Stimmung auszudrücken, wählte ich unterschiedliche Bildträger: Leinwände aus Baumwolle oder Mischgewebe, grundiert mit Gesso, rohe Jute oder schwarz bemalt. Jede Oberfläche reagierte anders auf Licht und Farbe. Ich verband fotografische Eindrücke mit Erinnerungen und wählte Farben sorgfältig. So wurde die Atmosphäre selbst zur Protagonistin. Nachdem die Stimmung Gestalt angenommen hatte, erschien die Leinwand noch zu leer. Ich fügte Tiere hinzu – nicht als Hauptfiguren, sondern als begleitende Präsenz. Bleistift oder Pastell waren zu dominant; der harte Farbstift erlaubte Licht und Raum hindurch. Das knirschende Geräusch auf der Leinwand gehört für mich zum Zeichnungsprozess. Filigrane Bewegungen lassen meine Fingerspitzen kribbeln: die ruhige Kraft eines Elefanten, die mythische Erscheinung eines Kudus, die Eleganz eines Leoparden, die Wachsamkeit eines Nashorns, die Gelassenheit einer Löwenfamilie oder die endlosen Versammlungen der Zebras – sie verkörpern die Würde ihres Lebensraums. Ich wollte ihnen zeichnerisch begegnen. Während der Reise fragte man mich, ob es in meinem Heimatdorf viele Tiere gebe. Ich dachte an Hunde, Katzen, Kühe, Schweine, Schafe, Hühner und Enten – und zögerte. Wann ist ein Tier Lebewesen, wann Nahrung? Mein Mann probierte Oryx, Krokodil, Büffel und Impala. Am letzten Tag aß auch ich ein Gericht, das mir besonders schmeckte: Kudu. Dieses Erlebnis machte mich nachdenklich. Seitdem wünsche ich mir, zunehmend vegetarisch zu leben. In einer Umgebung, in der Gemüse und Salat gedeihen, zu leben, empfinde ich als Glück. Vielleicht verändert die intensive Begegnung mit einer Landschaft nicht nur die Kunst, sondern auch die eigene Haltung zum Leben.
