Camille met en mouvements matières et lumières pour créer des objets-expériences avec l’ambition de rencontrer l’autre. Elle génère des micro mondes qui s’animent et se révèlent entre les mains de ceux qui les découvrent, les conviant ainsi à une convivialité surprenante et sincère. Elle transforme des bouts de matières glanées en baumes réparateurs, du carton en épicerie à échelle 1, du papier en machine à faire des pas dans la neige…Tout fait œuvre, pourvu qu’il y ait une transformation et un émerveillement partagé. Les pages des livres qu’elle fabrique ou les rivières de la forêt sont actuellement ses lieux de monstration favoris. En menant différentes interventions artistiques, elle prend conscience d’un fort potentiel collaboratif et social dans la mise en place de ses projets : elle travaille à une pratique libre, décomplexée où le processus de création collective fait œuvre, où la restitution fait événement, fédère et suggère de nouvelles façons de se rencontrer.
Johanna Leguay cultive de manière respectueuse les plantes à couleurs dites plantes tinctoriales, qu’elle transforme ensuite en pigments végétaux et aquarelles sous le projet Cultiver le Cosmos.
Désirant faire converger monde agricole, artistique et artisanal, elle rejoint au printemps 2022 les ateliers partagés de la Drêche. En 2023, elle a commencé à explorer avec Maria Luchankina la création d’encres végétales pour la sérigraphie (ateliers Transforme les fleurs en couleurs, septembre 2023). En parallèle, elle poursuit un travail d’inventaire des couleurs des végétaux qu’elle croise ici ou là (teinture végétale, pigments).
Le questionnement autour du geste et du corps féminin sont les thèmes récurrents de mon travail. Je me suis intéressée à des techniques de création dites « lentes » (gravures, broderies, vanneries) car j’aime aller chercher dans la répétition du geste, une forme de rythme et de méditation qui vient façonner l’ouvrage.
J’aime pouvoir utiliser des savoir-faire anciens pour traiter de thématiques actuelles, politiques et féministes. Cela me permet de mettre en évidence la question de l’héritage dans mes œuvres ainsi que le besoin de transmission : faire liens.
Artiste plasticienne tournée, à l’origine, vers l’élaboration de bijoux contemporains, d’objets liés au corps et à son intimité. Son imagination est alors alimentée par les sécrétions émanant de la société de consommation avec une prédilection pour l’univers coloré et fascinant de la boite de conserve imprimée (entre-autre) qu’elle détourne créant une poétique du rebut.
Progressivement, ses créations, se détachant parfois du corps, ont aussi pris place dans l’espace osant ainsi une nouvelle exploration des possibles où vient se glisser une notion, celle d’une lenteur revendiquée qu’elle souhaite au rythme d’un sablier.
Dès lors, dans ses réalisations figuratives, elle utilise des savoir-faire populaires hybridés à des techniques liées aux domaines des Beaux-Arts, questionnant ainsi « l’ouvrage de dames » en tant que femme artiste.
Actuellement, elle développe un travail graphique au stylo, en cyanotype,
à partir de photos qu’elle prend lors de ses randonnées à travers les Vosges.
Arpenteuse des monts et forêts de longue date, elle constate le changement qui s’opère depuis des années et devient la source de ses inspirations et de ses préoccupations liées à la préservation du vivant.
Capter l’instant du regard posé, retracer la disparition, la fragilité, en un champ poétique et émotionnel. Ces différents procédés servent un propos, celui de son intérêt particulier porté à notre quotidien peuplé de ces petits riens et à notre environnement naturel avec en tête une urgence, celle de notre devenir.
A l’origine peintre réaliste, j’ai beaucoup travaillé sur le thème de la mort, de la limite de la vie et des gisants (et notamment une exposition mémorable au Fort Rapp en 1984), avec un travail sur l’anatomie et la fragilité de la vie, la décomposition du corps.
2007 a posé une rupture à la suite d’une dépression et je me suis éloigné du réalisme ; mes œuvres ne comportant plus aucun être vivant.
Petit à petit ma peinture a évolué vers une recherche vers la structure des matières, le mouvement, la lumière, je joue avec les transparences et la matité, réminiscence du métier que j’avais appris : la peinture sur verre. Je travaille sur le reflet ce que renvoie la lumière quand elle rencontre un obstacle.
Ce qui m’intéresse : les brèches, les failles, les traces.
Je voudrais que le spectateur laisse venir son ressenti, sans tenir compte de ce qu’il a appris ou des mots imposés par d’autres, l’émotion n’étant pas une faiblesse à mes yeux.
Sidney Briand, est originaire de Paris mais c’est à Strasbourg qu’il pose ses valises ou il débute en 2018 un poste de directeur artistique.
Le papier mâché est une passion qui me tient depuis mon adolescence et qui ne me quitte plus. J’ai besoin de coller, façonner, sculpter un objet chaque jour sinon je ressens comme un manque. Cela peut même me réveiller la nuit…Le papier mâché a aussi été un fil conducteur tout au long de ma carrière effectué dans le social ,un support de travail parce que cela ne coute pas cher et que c’est très ludique. J’aime aussi le coté recup : tout faire avec des matériaux (cartons, journaux… ) qui finissent bien souvent dans nos poubelles. Partir d’une simple feuille de papier et en faire un volume est un challenge qui me parle.
Ma pratique du dessin et de la peinture est intuitive et puise ses racines dans l’art brut et l’inconscient collectif. Au cœur de mon travail il y a le corps et ce qui le traverse (chants, cauchemars, fauves, cris, ancêtres.. ) ainsi que sa mémoire et ses bribes.
Ludmilla Cerveny présente un extrait de « Elles cultivent », une série de 80 photographies couleurs et noires et blanches, 8 schémas-constellations, 5 textes et 1 livre. « L’envie m’est venue de porter mon regard sur quatre productrices locales qui agissent sur leur paysage, qui ont des rêves mais qui œuvrent avant tout dans le concret, le palpable, le vivant. Si cultiver la terre parait faire partie des gestes les plus archaïques, il n’en est pas moins d’actualité et surtout politique. Or cultiver et prendre soin sont inséparables. »
Jack Koch est un illustrateur alsacien autodidacte au trait humoristique et poétique qui dessine pour une grande variété de médias dont des livres jeunesse, des textes d’écrivains ou des dessins de presse. Une grande partie de ses œuvres sont partagées à sa grande communauté de fans sur sa page Facebook.