Maxime Le Nahelec

J’ai une pratique pluridisciplinaire entre la vidéo, la performance, la sculpture et les installations. Un des liants principaux dans mon travail est l’utilisation du collage, notamment dans la sculpture.

Depuis très jeune je traverse des communautés internet dont la récupération, la transformation et l’appropriation fait part entière des processus créatifs. J’ai notamment grandi en étant passionnée de Warhammer, de jeuxvidéo et de musique métal.

Aujourd’hui je me concentre principalement sur des assemblages d’objets, notamment de jouets pour en faire des faux archéologiques. Ceux-ci font références à de vrais objets archéologiques de cultures diverses, mais aussi à des univers fantastiques ou populaires comme cités plus haut. Cette pratique sculpturale est un moyen de raconter mon identité traversée par le métissage. Je découpe et mélange des souvenirs et référents de l’enfance pour en faire des figures grotesques, terrifiantes et attachantes.

 

 

Eliott Aubey

Ma pratique artistique à pris forme à l’intersection de la scène théâtrale et de l’atelier d’artiste, liant ces lieux par une pratique du dessin. Formé à l’atelier de scénographie de la HEAR à Strasbourg, j’ai mis y formuler mon intérêt envers les limites et les porosités existantes entre une scène et son contexte de création. Mon intérêt se portait sur les impossibilités d’habiter un lieu, une expérience ou encore une émotion vécue comme non consentis. Cela à orienté mon travail autour des notions d’héritage et de secret : ces sujets me poussant à interroger plus spécifiquement la place du silence dans nos transmissions et les potentielles violences qui gravitent autour.

Ronja Römmelt

In contemporary society, social norms, gender roles, and forms of communal belonging are in constant transformation. These shifts are not only conceptual but deeply embodied: power, inclusion, and exclusion are experienced through posture, gesture, proximity, and affective resonance. At the same time, the increasing reliance on digital communication reduces physical presence and attenuates shared, bodily experience.
In my work, I explore and render visible this corporeal dimension of social life. Through moving image and choreographic processes developed with participants, I investigate how social structures are inscribed, performed, and transmitted through the body. My work reveals the subtle ways in which collective dynamics take shape in movement, relation, and sensation.
By engaging both participants and audiences in sensory and affective experiences, my work seeks to foster empathy, deepen social awareness, and cultivate a more nuanced understanding of collective existence. It invites viewers not only to observe, but to feel and reflect on their own embodied position within social systems.
Ultimately, I propose that societal transformation is not solely discursive, but lived and co-created through the body. My practice offers a reflective and participatory framework of moving image that engages embodiment as a site of social negotiation and potential change.

Katherine Newton

Katherine Newton (*1987) ist eine trinational tätige Künstlerin mit Sitz in Basel. Ihre multidisziplinäre Praxis umfasst Klang, Performance, Video, Animation, Installation und konzeptuelle Arbeiten. Mit einem besonderen Fokus auf Raum und Psychologie schafft sie immersive Umgebungen, die skulpturale, performative und interaktive Elemente miteinander verschmelzen.  Geprägt von ihrer Kindheit im sozialen Wohnungsbau, umgeben von zahlreichen Musiker*innen, untersucht Newton die Bedingungen musikalischer Aufführung in Galerien, Museen, auf Festivals und im öffentlichen Raum. Ihre Arbeiten befassen sich mit Identitätsstrukturen, Verletzlichkeit, Scham, Gender, Rhythmus, Humor und einer bewusst rohen Direktheit. Dabei treibt sie Ideen bis an ihren emotionalen Kern und eröffnet Beziehungsdynamiken durch die Linse des Klangs. Der Ausstellungsraum wird so zu einem lebendigen, performativen Gefüge, das Begegnung und Resonanz ermöglicht.  In ihren Skulpturen greift Newton häufig Bezüge sowohl zur zeitgenössischen Kunst als auch zu Live-Performance-Formaten auf. Dekonstruierte Verstärker, Musikeffekte und technische Fragmente werden mit dem Körper verwoben oder erscheinen als Erweiterungen desselben. Diese Arbeiten hinterfragen tradierte Formen des Hörens und Sehens und verschieben gewohnte Rezeptionsweisen. Klang wird nicht nur als akustisches Ereignis verstanden, sondern als räumliche, körperliche und soziale Erfahrung.  Newton versteht ihre Praxis als Einladung zur Verbindung, zugleich aber auch als Herausforderung. Indem sie Intimität, Unmittelbarkeit und Ambivalenz zulässt, schafft sie Situationen, in denen Publikum und Werk in einen direkten Austausch treten. Ihre Installationen funktionieren oft als Bühnen oder Versuchsanordnungen, in denen sich soziale Dynamiken entfalten und neu verhandeln lassen.  Neben ihrer künstlerischen Arbeit verfügt Newton über langjährige Erfahrung in der Kuratierung zeitgenössischer Ausstellungen und interdisziplinärer Performanceprojekte. Ihre kuratorische Praxis erstreckt sich über unterschiedliche Kontexte und Kooperationen, darunter kollektive Initiativen sowie Institutionen wie fabrikculture, Gallerie 21 in Hamburg und Gare du Nord in Basel. In diesen Zusammenhängen entwickelt sie experimentelle Formate, die Disziplinen verbinden und Räume der Begegnung zwischen Künstler*innen, Publikum und Umgebung eröffnen.

Maya Weisser

Die Malerei eröffnet einen virtuellen Raum für die Spuren unserer Wahrnehmung und Erinnerung. Sowohl in der abstrakten wie auch in der gegenständlichen Malerei interessiert mich dieser selektive Wahrnehmungsprozess, der in Flächen/Farben/Linien eine berührende Entsprechung findet, hängenbleibt und sich weiterentwickelt. Unterschiedliche Techniken wie Oelmalerei, Enkaustik aber auch Zeichnungen auf Papier und Fotographien loten diese Räume und Stimmungen aus und eröffnen neue Erfahrungen und Wege.

Catherine Keller

Mon travail artistique est né d’un parcours de vie marqué par des transformations profondes, où la créativité s’est imposée comme un fil conducteur essentiel. À travers la musique (harpe, percussions, instruments naturels, chant intuitif), les arts plastiques et le land art, j’explore les liens entre intériorité, nature et résilience.
Ma démarche s’ancre dans une exploration des états intérieurs, des zones d’ombre et des ressources, ainsi que dans une recherche autour de l’identité féminine, du corps et des liens aux racines, au vivant, à la Terre. Inspirée notamment par des pratiques chamaniques, mon approche reste profondément ancrée dans l’expérience sensible et concrète.
Je développe une pratique à la fois introspective et collective, alternant créations personnelles et propositions partagées : voyages sonores improvisés, performances et interventions participatives. La cocréation y occupe une place centrale, comme espace d’expression, de transformation et de reconnexion.
Je considère la créativité comme une capacité universelle, accessible à chacun, et cherche à ouvrir des espaces où elle peut se déployer librement chez les personnes présentes.

Joseph Bey

Les peintures de Joseph Bey s’étendent devant moi, à l’horizontale, elles ressemblent à un chemin qui se déploie en une masse sombre, boursouflée, toute en pleins et en creux, saupoudrée de touches plus claires.

Il ondule, il reflue comme une marée, lourde, chargée de sédiments dans un long et lent va-et-vient.

Je le suis avec mon regard, avec mon corps qui se projette sur cette surface granuleuse, presque poussiéreuse, souple et forte à la fois.

J’arpente la peinture, pas à pas, sur ce sentier se déroulant à l’infini.

Au mur, le chemin devient muraille, empilant les blocs un à un, il s’élève, entrave notre élan pour nous dévoiler toute la richesse de sa matière. La pierre nous livre ses entrailles et laisse apparaître ses spectres, ombres d’un passé lointain.

Notre regard, tout d’abord surpris, se calme et s’intensifie, prend le temps de l’errance et s’accroche à ces parois. Car elles forment un diptyque avec en son centre un sobre monolithe quelquefois terminé par un arc. Cette rupture, sobre architecture verticale, nous propulse de la terre vers le ciel.

Le chemin se redresse alors, s’étale, se distend, perd de sa densité, ne laissant plus apparaître qu’une vibration obscure aux nuances grises et noires, constellée d’éclats de couleurs.

Il se  déploie et se dilue maintenant dans sa propre matière, il devient espace, rejoint le cosmos piqueté de multiples galaxies.

Il n’est plus que fragments, s’évapore dans l’air et la lumière, le noir nous absorbe et nous révèle une densité insoupçonnée.

Ce chemin est à parcourir avec tous les pores de notre peau, qu’il nous engloutisse dans l’air, le feu et l’eau en navigant sur ces minuscules barques aux mâts sans voilure.

Mais il est aussi souffle, car chaque pas de notre marche nous invite simplement à accorder notre regard à notre respiration profonde, laissant ainsi descendre en nous ces particules célestes.

Emmanuel Antoine

Charlène Hoffert – Mamie tufte

Formée en Design du livre et du papier à La Cambre, à Bruxelles, j’y ai obtenu ma licence et développé une attention particulière aux formes, aux textures et à la narration visuelle. Cette formation a façonné mon regard : comprendre comment une matière, une couleur ou un rythme peuvent raconter une histoire.  J’ai ensuite poursuivi mon parcours à Melbourne, où j’ai travaillé comme relieuse. Cette expérience m’a permis d’explorer le livre comme objet d’art et de design, à la frontière entre artisanat et création contemporaine. Manipuler, assembler, donner forme : j’y ai approfondi mon lien au geste et à la matière.  De retour en Europe, je suis devenue cheffe de projet dans une agence de communication. Cette immersion dans le monde de l’image et de l’identité visuelle a enrichi ma pratique. J’y ai appris à penser un univers dans sa globalité, à articuler sens et esthétique. Mais ce travail a aussi ravivé mon besoin de revenir au fait main, à une relation plus directe et sensible avec la création.  La découverte du tufting a marqué un tournant. J’y ai trouvé un nouveau terrain d’exploration, libre et instinctif. À travers la laine, je travaille la couleur, les formes et les volumes. Je recherche une relation immersive et tactile à l’œuvre : regarder, toucher, ressentir. La matière devient surface, relief, paysage.  La couleur est au centre de ma démarche. Elle structure l’espace, crée des tensions ou des harmonies, provoque des émotions. Le textile me permet de détourner l’objet et d’en déplacer la fonction. Le tapis est pour moi un point de départ : il peut devenir tableau mural, élément sculptural ou objet du quotidien, comme une assise ou un tabouret.  Mon travail explore ainsi les zones de rencontre entre art, design et usage. Les frontières se brouillent au profit d’une approche libre, où l’objet conserve une dimension sensible et vivante.  Inspirée par les formes organiques et les associations instinctives de couleurs, je développe un univers simple, tactile et vibrant, où la matière invite à une expérience à la fois visuelle et physique.

Aiia Gonchar

Je m’appelle Aiia Gonchar, artiste née en Ukraine et installée en France depuis plus de dix ans. Diplômée d’un DNSEP en peinture à la Haute École des Arts du Rhin et de l’Institut Européen des Arts Céramiques, je travaille aujourd’hui dans mon atelier à Guebwiller. Ma pratique se déploie à travers la sculpture, la céramique, la peinture et la photographie.