Brigitte Bourdon

  • Développe un travail personnel autour de la mémoire

utilisant le textile, le papier, le fil, et l’écriture… prenant

plusieurs formes plastiques : gravures, sculptures, et grandes installations…

Le texte, le mot, le signe, son fond et sa forme, la place de la femme dans cette image souvent réductrice du textile et de son identité voilà quelques thèmes récurrents de sa production.

Utilisant le glanage dès ses premières installations : « Hommage à elle ou les vêtement d’une vie » Caen 1979 à la Comédie de Caen. 

Adepte de la sérendipité  dès que celle-ci alimente et nourrit sa réflexion sur la place de ses matières de prédilection  dans la société et leur impact mémoriel.

 

Géraldine Husson

A travers une approche multiple, je m’interroge sur la porosité, qui existe entre les disciplines. Je passe avec liberté d’un domaine à un autre sans égard de frontière. L’interférence des champs est ma ligne directrice. Mes réalisations questionnent ce croisement par l’instauration de rapports singuliers entre corps, objets et espaces. L’ambivalence de la destination et du statut de l’objet produit m’intéresse. Je me penche à la fois sur l’existence et le dépassement des frontières disciplinaires, spatiales, imaginaire. Le franchissement entre les territoires, en empruntant certains chemins, me permet par association ou hybridation de prendre plusieurs issues, tournures. La circulation parallèlement à la tension qui peut exister entre les disciplines, cohabitent. Les productions s’inscrivent dans cet endroit informel où différents secteurs s’entrecoupent. La limite est envisagée comme une membrane perméable. Je parcours son paradoxe de commencement-fin. Le mystère de l’origine de la vie, de ses cycles et de l’univers m’a toujours intrigué. L’origine n’a ni commencement ni fin. Elle est infinie en tout point de l’espace et du temps. Un concept originel, qui a germé en moi pour devenir une source d’inspiration illimitée. La cellule là où la vie, la matière, la forme prend corps. La fragilité inhérente à la force qui en émane. L’aspect cellulaire est un thème récurrent dans plusieurs de mes pièces. La dualité et la complémentarité sont souvent présentes au moment de la conception des pièces. En combinant les pratiques, les techniques et les matériaux, j’explore, trace, transforme, façonne. L’allure polymorphe, des propositions hétéroclites. Objets / sculptures / peintures / installations invitent à vivre une expérience. Les sculptures enfilées, les objets épinglés, les peintures deviennent espaces. L’apparence minérale et la douceur des lignes épurées s’accordent, s’opposent, se complètent. Droites et courbes coexistent. Tracé fluide ou en pointillé, je dessine les contours puis j’entre au cœur. La couleur est utilisée avec tempérance. Du noir au blanc, je sillonne les nuances de gris. Tonalités naturelles. Poudre de cuivre. Anthracite. Transparence, reflet, profondeur. La matière sensorielle, un soin particulier dans son choix est apporté. J’accorde une place importante au rapport sensitif que peut procurer une pièce. Une forte propension à la sensualité est engendrée. Le processus de création m’importe autant que l’objet produit. Lorsque je travaille sur un projet, je ressens rapidement l’urgence de matérialiser la pièce imaginée. La création peut orchestrer des gestes expansifs ou restreints toujours en constante concentration. La sensation de plaisir est intensément présente. Le lieu intime ou de partage, les objets-espaces, les peintures-assemblages peuvent être des endroits où des choses se produisent. Le temps d’une rencontre, l’espace d’un moment. Les installations peuvent être appréhendées en solitaire ou à plusieurs. Elles existent seules ou ensemble. La quiétude semble se dégager des pièces. J’aime créer des pièces qui invitent à la contemplation comme à la réflexion, tout en y glissant un peu de poésie. La recherche autant que le regard esthétique sont subjectifs. La beauté du geste, d’un silence à sa place. Libre à chacun de se faire sa propre interprétation. L’acte créateur autant que la perception expriment toujours quelque chose de soi. Mon engagement est celui de passer à l’action : Créer. La concrétisation fait acte.

Magalie Ors

Après une formation universitaire de trois ans, Je me consacrais à mes propres expérimentations. Pour moi la matière picturale n’est pas prédéfinie, mais présente dans tout. Ma sensibilité me poussant vers des techniques éthérées, non immédiates et en perpétuelle évolution, je me suis tournée vers une technique mixte à l’encre, à l’acrylique parfois, et au papier collé, arraché, gratté, déchiré, superposé. La vision du paysage s’impose d’emblée comme un référent, un champ d’expérimentation et d’expression. Bien qu’omniprésent et commun à tous, le paysage côtoie l’intime, le particulier, le souvenir, l’émotion. Je travaille souvent d’après une photo. L’image se retrouve alors nue et brute. Un souvenir se superpose à un moment ou à un autre et imprime une émotion, et l’image retrouve avec la peinture, substance et présence physique. Ce mécanisme d’éloignement et de rapprochement successif apporte la distance nécessaire pour revenir à l’essentiel, à l’essence du paysage.

Isabelle Deloron

Yza, véritable touche à tout, est autodidacte. Elle s’essaye à l’acrylique, à l’huile, à l’aquarelle, pour enfin trouver son univers de prédilection dans les variations proposées par l’encre de chine. Ce noir puissant décliné en abstraction suggestive toute en mouvement, au pinceau jouant avec l’eau ou au point précis en figuration la passionne. Le support est important. Papier japonais washi ou papier Lana texturé … chacun apporte par sa structure une dynamique à l’univers du dessin. Les thèmes suggérés ou figuratifs représentent des ambiances de paysages ou animales influencé par la découverte de la calligraphie contemporaine asiatique et les voyages. La découverte de la céramique lui ouvre de nouvelles perspectives : transformer son univers graphique en 3D. Mais cela demande du temps d’essayer de dompter la terre. Son univers pictural influence largement des décors des pièces réalisée au tour en grés blanc, grés noir et récemment porcelaine.

Claude Lory

Dans mon travail plastique, j’utilise les matériaux les plus divers, le plus souvent issus du quotidien. Avec eux, je joue, j’expérimente, je tisse et je fabrique des volumes.Pour fabriquer le plaquage, l’homme installe le tronc d’arbre sur un tour à bois, sorte de grand taille-crayon. Cette machine va le démembrer et le dérouler. Il peut ainsi voir passer tous ses rayons médullaires à plats ; trace d’une histoire mise à nue. Dans mon travail artistique, je redonne corps à cette matière, par une action méticuleuse et lente, telle une méditation. Je ré enroule ce plaquage rayon après rayon comme un mantra énoncé, sorte de cheminement de pensée. Je reconstruis le début d’un paysage dans lequel des végétaux imaginaires reprendraient leur chemin vers une expansion, exploration de formes et de croissance.

Noémie Chevaux

Noémie Chevaux est autodidacte. Elle a développé son langage dans son propre univers, avec sensibilité, humour, poésie, finesse et souci du détail. Riche et multiple, elle développe des créations protéiformes qui explorent le dessin, la peinture, le collage, la sculpture, la photo ou l’art digital. Noémie laisse son intuition et ses recherches la guider vers les clés scientifiques qui ouvrent les portes de chemins impossibles. Avec douceur et délicatesse, l’artiste crée des variations sur la vie, le corps et l’espace-temps. Ses abstractions ne sont que d’apparence et le spectateur est enveloppé par ce débordement d’énergie, voyageant du microcosme au macrocosme, sur le fil entre le visible et l’invisible, au gré des chemins spirituels, des émerveillements scientifiques, du regard acéré et de l’imagination sans limite de Noémie.

Philippe Ketterlin

Philippe Ketterlin : liberté, l’envisagée dévisagée. Peindre, c’est se libérer, décrire, c’est déformer… les œuvres de Philippe Ketterlin, bien que souvent dites « figuratives » ne se décrivent pas, ne s’analysent pas : elles se vivent. Elles nous sautent à la gueule, nous mettent les larmes aux yeux, nous remplissent d’effroi ou nous font rayonner : peu importe, elles sont là et nous transportent, dans le mouvement, la grâce, la force et l’absence d’un regard, souvent dans le tourment des émotions. Ne demandez pas à Philippe Ketterlin pourquoi : il sait pourquoi il peint mais ne sait jamais pourquoi il a peint : il s’est laissé guidé par un fil dont lui-même ignore les points d’ancrage. De destinée, il n’y en a peut-être pas : d’une demi-heure à mille heures, Philippe est plus libre que le temps : il commence, s’arrête, reprend une œuvre. Il s’approche pour donner un coup de pinceau, de spatule ou de couteau, recule, revient, s’assoit, boit un bière, fume une Gitane, attend patiemment le lendemain, met parfois de côté pendant des mois… ou recouvre tout pour aller vers un ailleurs que lui-même ne connaît pas. Peu importe, nous sommes hors du temps, dans l’instant présent, sacré, de l’émotion. Ne cherchez pas non plus à rattacher les œuvres de Philippe Ketterlin à des périodes de sa vie : bleues, grises ou colorées, les couleurs sont entremêlées, car l’artiste est jongleur : à peine établi dans un style, il nous fait faux bond et passe des visages et corps aux variations de têtes de mort, puis sans crier gare, nous conduit dans de doux abstraits, éclate de rire dans des couleurs vives puis nous éblouit dans des jaunes rayonnants. En passant, Philippe aura sculpté avec du béton, du plâtre, du fer pour donner vie à de l’inattendu, surprenant et bouleversant. Philippe est libre d’agir ou de rester immobile, de peindre ou de sculpter, de parler ou de se taire. En œuvrant avec une telle liberté, Philippe nous offre aussi la nôtre : nous sommes libres d’aimer ou pas, mais aussi, parce que chaque œuvre est libre de tout message, nous sommes libres d’inventer notre propre histoire et de la réinventer chaque soir !

Véronique Moser

Le travail artistique de Véronique Moser se nourrit des contradictions de notre époque mais aussi de leur charge poétique.

La profusion des informations, des objets, des statistiques et d’événements sensationnels agissent en permanence sur notre quotidien et le rendent multiple. « Amasser, accumuler, collectionner, thésauriser pour finalement jeter… nous rend paradoxalement fragiles et déraisonnables ». Cette constatation est le socle de son travail. 

Ne voulant privilégier aucune technique particulière,  sa pratique raconte ou conte cet état des choses. 

Répéter, multiplier, imiter, reproduire, copier c’est aussi propager, diffuser, disséminer et défendre ainsi une conception de l’art qui transforme cette surabondance matérielle en une richesse immatérielle en gommant les frontières entre les disciplines (spectacle vivant, arts plastiques…), entre divers champs (culturel, social et éducatif) et entre les pratiques qu’elles soient celles d’amateurs ou de professionnels.

Marc Trichot

Par la confrontation du Destructuré représenté par les affiches déchirées, lacérées et délavées et du Structuré symbolisé par les lignes et les trames issues de ma profession d’architecte, ma démarche  tente d’équilibrer, de reconstruire voire de sublimer cette production urbaine éphémère à forte charge artistique.

Anne Frenois

« Je suis curieuse de créativité ». Face au monde qui l’environne, Anne offre à travers son regard une création plastique qui invite le spectateur à voyager, à plonger dans son monde coloré où l’Harmonie devient Symphonie des Couleurs. Sa problématique plastique est basée sur des jeux picturaux d la couleur. Anne s’exprime soit par la monochromie, soit par la polychromie. Dans son travail pictural, ses compositions peuvent accueillir des éléments figuratifs se déclinant du végétal au paysage marin, voir aux écritures mathématiques ou devenir abstraites. Ses réalisations sérielles sont alimentées par la recherche plastique, par le jeu des lignes et couleurs, par le plaisir de rentrer dans la poësis et d’affirmer l’esthétique de sa création. « La création est pour moi, un véritable bonheur, un havre de paix où tous les sens se libèrent et investissent l’œuvre en devenir. C’est cet espace de liberté, de légèrement que je souhaite partager! »