Annett Andersch

Je travaille avec des matériaux de récupération, généralement du textile et du papier. Ils me racontent leur histoire, que j’intègre dans les nouveaux œuvres et que j’associe à mes observations quotidiennes. Mon matériau, qui se caractérise par sa banalité et ses qualités tactiles, parle son propre langage. Je reprends des formes, des lignes et des couleurs existantes et je les complète par des broderies à la main ou à la machine. J’aimerais stimuler l’expérience émotionnelle et l’imagination du spectateur. Technique mixte

Aurore Schenck

Aurore Schenck est artiste photographe et art-thérapeute. Formée à la photographie argentique, elle aime aujourd’hui associer l’image numérique et les techniques anciennes. Elle se passionne pour une technique de tirage photo inventée au XIXème siècle nommée « Cyanotype ». Celle-ci permet de créer d’étonnantes « aquarelles » photographiques tout en nuances de bleu et blanc. Ces couleurs peuvent être changées grâce à des virages au thé et donner des tons sépia. Sa photographie se veut très picturale. Il lui arrive d’intervenir sur ses tirages avec de la peinture aquarelle ou des encres.
Ses sources d’inspiration se trouvent pour la plupart dans la nature. Elle aime
particulièrement les arbres, les oiseaux et capturer la lumière en suivant les cours d’eau. Elle photographie également les environnements urbains, notamment l’architecture industrielle. Aurore Schenck est aussi art-thérapeute, métier qu’elle exerce en institution et en libéral.
Elle propose également des ateliers et des cours de photographie, accessibles à tous.

Les Ateliers RTT

Les Ateliers RTT est une agence de design et d’innovation sociale basée à Strasbourg intervenant sur l’ensemble du territoire, cofondée par Chloë Dupuy, Daym Ben Hamidi et Anne Laure Desflaches en 2012. Nous accompagnons collectivités, institutions publiques, associations et entreprises dans la définition de leurs stratégies et projets jusqu’à leur mise en place durable. Nous revendiquons la place des méthodologies de design dès la genèse des projets, afin d’explorer plus largement de nouveaux scénarios d’usage. Nous créons ainsi des outils spécifiques permettant l’intégration des usagers dans le processus de conception, pour faire émerger et proposer des objets et des services pertinents, liés à leur territoire et à leur contexte d’action. Cette approche prospective, nous la conjuguons à une richesse créative issue de l’expertise et l’expérience du prototypage et du développement de produits et de services. En effet, notre capacité à prototyper physiquement et dans l’espace les solutions pensées permet aux projets de gagner en efficacité et en adhésion par les usagers. Aussi, nous portons une attention toute particulière à la finition et à la qualité des solutions développées, et ce dans un double objectif : s’assurer de leur durabilité et de leur appropriation par les usagers concernés.

Pierre-Louis Peny

Le monde minéral a toujours été l’un des fondements de ma démarche.  Au travers de la roche je m’interroge sur notre rapport au temps et au monde dans lequel j’évolue. C’est donc par ce prisme que je pars depuis quelques années en quête des lieux et des histoires qui constituent cet univers fait de roches et de sédiments.  Cette envie de faire parler la pierre m’a amené au travers du temps et des expérimentations à explorer les différents domaines que sont l’architecture, la géologie, l’industrie, ou encore l’archéologie.   Si la pierre est en soit un moyen direct de créer des formes je tente aussi d’en explorer certains aspects au travers d’autres matériaux. C’est ainsi que je cherche parfois à utiliser d’autres médium  pour mieux mettre en avant certains phénomènes liés au passage du temps sur la matière. Dès lors, l’action de l’outil se compare à l’érosion, les rythmes de croissance du vivant se substituent à l’horloge humaine. Les enjeux de pérennité, de rapport d’échelles  et de résonance à un environnement sont des sujets qui me préoccupent en tant qu’artiste. Partir à la découverte des carrières, observer des météorites ou des manières de construire nos monuments sont pour moi autant de façon de porter un regard sur notre époque. Tous ces univers fonctionnent entre eux comme des strates. De ces empilements naissent des histoires dont le sens de lecture perd sa linéarité au profit d’une interprétation personnelle. 

Caroline Gamon

Illustration, dessin de presse, peinture et interventions. Ma pratique artistique oscille principalement entre peinture et illustration. Dans chacun de ces champs, je m’intéresse au potentiel narratif des images, travaillant la plupart du temps à l’association d’images entre elles. Les questions de place, de frontières ou encore de catastrophe figurent généralement en toile de fond. Ville et campagne, nature et culture, abstraction et figuration, font partie des champs qu’il me plaît d’explorer. Parallèlement je collabore en tant qu’illustratrice pour la presse française et américaine (L’Obs, Le Monde, Télérama,The New York-Times), développe actuellement des projets personnels d’albums jeunesse et propose de façon plus sporadique des ateliers auprès de différents publics, en école, hôpital de jour, ou encore maison d’arrêt.

Capucine Vandebrouck

En 1967 Robert Morris réalise à la Western Washington University une oeuvre emblématique intitulée Steam Cloud, simple nuage de fumée s’échappant du sol. A l’époque où l’artiste américain conçoit ce travail, il s’agit de penser une oeuvre comme forme aléatoire, changeante et impermanente. Il parlera d’anti-form dans un texte paru en 1968, en rupture avec les canons du minimalisme qui domine alors la scène artistique américaine. De là, on pourrait tirer les nombreux fils d’une généalogie artistique en étoile, où se mêleraient entropie, hasard, ambiguïté fondamentale, immatérialité, disparitions et effets de leurre. C’est dans cette trame que viendrait se loger le travail de Capucine Vandebrouck, quelque part entre les élevages de poussière de Duchamp et les scribbles de Sol le Witt, entre les tenants de l’arte povera et les coulées d’asphalte de Smithson, entre l’élégance âpre d’Eva Hesse et les alchimies visuelles d’Ann Veronica Janssens ou Edith Dekyndt. […] Capucine Vandebrouck travaille avec des matériaux, des techniques, des méthodes dont elle ne maîtrise pas forcément les tenants et les aboutissants, comme s’il s’agissait de révéler les secrets de la matière et l’aura invisible des objets qui nous entourent, de rendre palpable ce qui échappe. La lumière, la chaleur, l’humidité, l’écoulement ou l’évaporation de l’eau sont autant de phénomènes naturels et immatériels dont elle accueille l’évanescence avec une bienveillance poétique. […] Elle tend d’étranges miroirs qui déforment ou perturbent le monde tel que nos sens le perçoivent […] Semblant suspendre le temps et le mouvement, l’artiste donne forme à des phénomènes invisibles ou insaisissables […] Elle ne nous propose pas de croire à ce que nous voyons, mais elle ne souscrit pas non plus à la doxa minimaliste du « what you see is what you see / ce que vous voyez est ce que vous voyez ». L’artiste suggère plutôt que ce qui se voit est aussi important que ce qui ne se voit pas, ce que l’ont sait aussi intense que ce qu’on l’ont tait. Marie Cozette Rome, janvier 2017 Extrait du catalogue Mirari, imprimé grâce au soutien de l’Institut français de Stuttgart.

Cécile Tonizzo

Cécile Tonizzo est artiste plasticienne. Partant de questionnements sur l’intime, elle réalise des jeux d’assemblage où se mélangent le dessin, le textile (broderie, collage) et le montage son (enquête, interview, field recording), avec une attention particulière à l’endroit de la discrétion. Par ce dialogue entre les médiums, elle invite à une lecture polysémique de questions de société (féminisme, camaraderie, savoir-faire ouvrier et artisan). Les objets réalisés sont souvent le résultat d’une collaboration, d’une rencontre ou de la manipulation d’un élément offert. Les recherches et les productions s’inscrivent dans des temps longs, autant pour résister à des modes de production (aliénants) que pour (re-)travailler et (re-)penser plusieurs fois un même sujet.

Francis Ramel

Francis Ramel est spécialisé en création de caractères typographiques. Il rejoint en 2014 l’Atelier National de Recherche Typographique (ANRT) —Nancy où il entame une recherche autour des premiers systèmes de notation de la mélodie en Europe. Dans ce cadre, il dessine Carolinéale, une famille de linéales inspirées du ductus carolingien et intégrant les signes des notations musicales «messines» et «sangaliennes». Ce projet reçoit en 2017 le soutien du Centre national des arts plastiques à travers une aide à la recherche/création artistique. Avec Carolinéale, Francis est admissible en 2018 au concours des pensionnaires de l’Académie de France à Rome — Villa Médicis.

En collectif — au sein du duo ramel · luzoir — il réalise des projets graphiques au service de structures privées, d’associations, de services publics et d’institutions culturelles.

Jean Wollenschneider

 Dessins – objets papier De la feuille plane au volume, Jean Wollenschneider dessine, découpe, plie, modèle. Faire du presque rien d’une feuille de papier, des retraites, des vagabondages, des lieux temporaires, des mythologies à ré-imaginer. L’interrogation de notre rapport au vivant, de notre avenir commun parcoure ses propositions créatives, que ce soit par l’illustration naturaliste, ou par des objets en papier : animaux, urnes, cabanes en papier…

Franzele

Franzele, ( de son vrai nom Françoise Rothenburger) promène un regard tantôt amusé tantôt plein de tendresse sur des personnes et objets de la vie courante. En plus de la peinture à l’huile, elle explore également d’autres techniques comme le collage, fusain et ajout de matière. Dans ses tableaux se côtoient avec bonheur Amour, volupté, humour et mélancolie, fils conducteurs de son oeuvre.