Pratiques : Technique mixte
Anne Lerognon
Anne-Marie Schoen
J’aime imaginer une création en équilibre, juste au bord du temps, accessible à tous, qui vive et s’enrichisse d’ échanges et de partages en jouant avec tous les matériaux y compris les sons et les mots.
Margaux Michel
Ma pratique pourrait être décrite comme une tentative de transposition de la dynamique propre au carnet de voyage, vers l’espace de la scène. Je piste, récolte, grave sur le papier l’instant T. Sur la page du carnet comme sur scène, différents espaces – temps cohabitent. Une pensée en voyage, qui invite à la rêverie, par la mise en mouvement des corps, des objets, des espaces. Depuis mon passage à l’École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq, je conçois la scène comme la réunion du théâtre et des arts plastiques. Au sein du Laboratoire d’Etude du Mouvement de cette même école, j’avais pris goût à l’exploration des dynamiques de l’espace par mon corps en jeu, et ses interactions avec des corps autres : objets, personnes, environnements. Traduire les dynamiques du mouvement en atelier, par la création plastique était pour moi un exercice aussi évident que ludique. Aujourd’hui dans mon travail, je me place dans la démarche d’artiste-enquêtrice. Ma pratique est marquée par un intérêt pour des dispositifs qui repensent les rapports entre l’œuvre et le public, entre créateur.rice.s et participant.e.s. J’aime mettre nos corps et ceux de nos interlocuteur.rice.s en mouvement, et penser des dispositifs de rencontre singuliers. En parallèle de mon activité de metteuse en scène et scénographe, je pratique le dessin, l’aquarelle et la gravure au travers de carnets de voyage et illustrations. Souvent réalisés en série, ces travaux traduisent des recherches sur l’espace et le temps. La scène prend des allures de carnet de voyage et l’espace du livre devient scène.
Anne-Lise Mary
Anne-Lise Mary est une artiste brodeuse installée à Strasbourg depuis 2018.
Son univers s’épanouit dans le geste, la matière et la patience du fil. La broderie s’est imposée comme une évidence, un langage où chaque point devient une empreinte, une résonance entre tradition et expression contemporaine.
Curieuse d’explorer les chemins du savoir-faire, elle a voulu s’imprégner des techniques anciennes tout en cherchant à les détourner, à les réinventer. À travers des formations et des rencontres, elle a affiné son regard et sa main, absorbant les récits de la broderie pour mieux les transformer.
Son travail s’inscrit dans une démarche de dialogue entre l’artisanat et la création artistique. Collaborant avec des créateurs et développant ses propres explorations, elle cherche à sublimer le textile, à lui donner une profondeur nouvelle, une charge émotionnelle où passé et présent se tissent en harmonie.
Steph Poulette
Astrid Bachoux
Diplômée en 2017 de la Haute école des arts du Rhin, Astrid Bachoux transpose ses questionnements artistiques sous différentes formes.
Bien que le dessin reste son médium de prédilection, elle se confronte au fil des rencontres à différentes formes telles que le documentaire, la mise en scène, le textile ou encore le design.
Elle explore par ailleurs les liens entre travail social et pratiques artistiques à travers ses différents emplois salariés dans les champs du social et du médico-social.
« Une artiste, un médium de prédilection. Depuis plusieurs années déjà Astrid Bachoux est au plus proche de la mine de plomb, cette pointe plus ou moins fine et sèche qui vient caresser la feuille afin de faire naître ses structures mentales, dignes des grandes perspectives renaissantes.« Tant par aisance plastique que dans une recherche volontaire d’économie de moyens », l’artiste sculpte le papier. Ses dessins sont des décompositions d’images connues des objets qu’Astrid assemble afin de « créer des narrations picturales volontairement floues, pleines d’antagonismes ». Fragments de ruines, d’architectures et grands damiers sont investis de formes et d’apparitions. Une faune libre et l’une en détresse hantent ces paysages, où règne un climat d’agitation sourde. Réquisitoire ou plaidoyer ?
L’œuvre de Astrid Bachoux vacille de neutralité.
Telles des empreintes oniriques tracées par des éléments disparates du vocable de l’histoire de l’art et de nos sociétés, chaque dessin « ouvre la voie à une multiplicité de strates de perception et d’interprétation. »»
VGthal
Nathalie Berizzi-Graux – Nana
