R. Sebastian Schachinger is interested in life. Within his
work, he offers a philosophical gaze on concepts such as time,
work, object-hood and the social constructs associated with
them. Through large-scale installations, sculptures, sound, or
performances, he explores tensions between objects, personal
memories, the body, machines and the various mechanisms and
relationships they engage with each other. Schachinger views
performances, often arising unrehearsed and in its course spon-
taneously, as a practice to learn about the world through physical
experiences – his body as a ready-made and container.
Eloge de la lenteur, aucune urgence, juste du temps et du doigté. A l’atelier, mes sculptures papier sont abouties au bout de dizaines d’heures de pratique, et encore !… Depuis plus de 30 années je transforme quotidiennement des matières (papier, bois, métaux, plastiques, produits naturels et chimiques) Mes thèmes : • Les arbres en papier de soie correspondent à une halte en forêt, une forêt primitive, avant que la couleur n’apparaisse, un monde fantôme qui gomme le clinquant et l’agitation du présent. • Drôles de bêtes ! Volant, rampant, gambadant, sautant … toutes les formes se mélangent et s’additionnent en un bestiaire improbable. • Sculptures abstraites tout en fils de papier publicitaire. Pas de concept, ni de théorie, juste une poésie du concret, pour que l’improbable trouve une réalité. Richard Chapoy-promeneur
Le modelage est à la base de mes créations. Mes sculptures restent classiques, formelles elles se rapportent à l ‘image du corps, nu, paré ou métamorphosé où la figure féminine est au centre de mon inspiration ainsi que la Beauté pour son emprise et les émotions qu’elle déclenche en moi.
Mes inspirations :
la figure féminine dans l’histoire de l’art,
la mythologie
la nature, notamment inspirée par certains sites archéolgiques ou la végétation enveloppe, envahit et transforme les sculptures.
La couleur s’est également imposée dans ma recherche du travail de surface de mes sculptures : engobes, émaux .
Petit à petit mon travail est devenu plus graphique, plus aérien, d’inspiration végétale, aquatique ou animale, l’acier se libérant de sa gangue minérale. Le métal seul est devenu une évidence. Cette matière correspond pleinement à ma recherche de légèreté graphique et me donne une grande liberté de création. Les formes s’arrondissent, s’assouplissent. A travers cette quête de légèreté, mes sculptures jouent aussi avec l’ombre et la lumière. Actuellement J’utilise le métal comme une ligne dessinée se déployant dans l’espace. Je transforme la ligne en courbes élaborées à partir d’esquisse pour aboutir à un volume dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Je coupe, je cintre, je soude, je me confronte à la résistance de la matière, dialogue intime entre ma sensibilité et l’acier. J’utilise des matériaux industriels, fers à béton, acier doux, fers plats, tôles, grillages dans lesquels je recherche l’équilibre et l’harmonie des formes. L’ombre projetée sur le mur ou au sol devient aussi importante que la matière mise en forme. Dans la recherche d’épuration, la lecture du vide m’apparaît toute aussi importante que celle du plein. Dans une recherche esthétique, mes œuvres sont à la fois le symbole sensible de la nature, une invention lyrique et onirique et une combinaison technique. Je suis à la recherche de la poésie dans l’harmonie et l’élégance de formes arrondies et cintrées en réponse à l’évolution inquiétante de notre monde. Je me sens en prise directe avec les éléments où tout est vibration, mouvement, lumière, ombre. J’ai entrepris récemment le début d’une recherche sur mon propre musée intérieur, créé à partir des œuvres majeures qui ont influencé mon parcours. Ces Créations sont et seront réalisées en acier.
La qualité du « légèrement à côté » et l’irritation qui en découle, la déstabilisation des habitudes de pensée et de perception m’intéressent. Elles constituent des ouvertures : des interstices où ce qui est familier peut être remis en question et où de nouvelles significations peuvent émerger. L’espace devient alors une expérience sensible. evauebelhoer.de Dans le dialogue avec des objets trouvés, des matériaux du quotidien, des fragments et des traces de l’ordinaire, je recherche consciemment la simultanéité du familier et de l’inattendu. Qu’est-ce qui peut rester ? Qu’est-ce qui doit disparaître, être accentué, complété ou transformé ? C’est une tentative continue de déplacer les certitudes du quotidien — ou plutôt un jeu qui trouve sa fin lorsque, au cœur du familier, une ouverture apparaît et qu’un nouvel espace de perception s’ouvre.
travaille avec le béton et des bas fins (collants) pour créer des installations envahissant l’espace, des sculptures aux formes organiques ainsi que des œuvres figuratives. Certaines de ses œuvres sont dotées de plusieurs couches, enveloppes et peaux. Elle expérimente différents matériaux et effets de surface. À travers son travail, Claudia Borowsky recherche cet instant d’équilibre fragile, cet état de suspension entre l’esthétique et le dérangeant, entre le familier et l’étrange. Un autre ensemble de son œuvre est constitué de sculptures en papier. Elle façonne des visages filigranes, des têtes et des corps uniquement en pliant, froissant et courbant une seule feuille de papier.
Une partie d’instant et d’instinct. Un dialogue intime avec la terre. Un pain de terre crue. Des Colombins. Les faire se succéder, les uns après les autres. Parfois à force de poids, à force d’humidité, à force d’impatience, un effondrement partiel. Je le rattrape. Je pousse, je pince, je maintient la terre différemment. Elle m’emmène ailleurs. Un ailleurs vers lequel je n’avais pas pensé me rendre.
Le travail de Jean Claus (1939–2025) se caractérise par une évolution continue, où chaque période redéfinit la précédente. Après des débuts en peinture, marqués par des natures mortes et paysages encore liés au réel, le dessin et l’aquarelle occupent déjà une place importante comme moyens d’observation et de recherche sensibles.
Dans les années 1970, il opère un tournant vers des assemblages tridimensionnels réalisés à partir de matériaux modestes, affirmant une démarche expérimentale. Les années 1980 voient l’émergence des « reliquaires », œuvres centrales peuplées de figures angéliques, où se croisent mémoire, fiction et sacré, et qui lui apportent une reconnaissance institutionnelle. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, ces figures se déploient dans l’espace sous forme de sculptures, instaurant un rapport plus direct et théâtral avec le spectateur.
À partir du milieu des années 1990, avec le « Garde-Meubles », il développe des formes hybrides entre sculpture et mobilier, dans une dimension plus introspective. Parallèlement, dans les années 2000, il approfondit une pratique régulière du dessin et de l’aquarelle, notamment liée à ses marches dans les Vosges, prolongeant cette recherche par l’écriture, une pièce de théâtre et une réflexion théorique autour de « l’Art Météo ».
Dans les années 2010, il revient à la peinture en y intégrant pleinement le cadre comme élément constitutif de l’œuvre. Jusqu’à sa disparition en 2025, son travail reste traversé par des motifs récurrents — figures, mémoire, phénomènes naturels — et par une dynamique de transformation constante, où peinture, sculpture, dessin et aquarelle dialoguent dans une même recherche de renouvellement
Jérôme Rich est un artiste pluridisciplinaire. Musicien, chanteur clavieriste bidouilleur dans Contremeute, Hubert lamentin, et Dribbbbble. Comédien dans le collectif la Bévue, collectif de théâtre de rue avec le spectacle plongeon piscine. Membre fondateur du collectif noun ( nous ne savons pas)
Il est aussi plasticien, sculpteur,scénographe. il travaille avec plusieurs compagnies de spectacles (Atelier Mobile, La bévue, collectif noun). Développe une pratique du bricolage avec comme médium principale le métal, la soudure, la découpe plasma. Il a participer a plusieurs exposition collectives,
notamment en forêt sur le sentier des passeurs dans les Vosges
(édition 2015-2017 et 2019). Il participe cette année ( 2026) à l’exposition l’art est dans le pré prêt de Troyes. avec la fabrication de deux portails géants en acier. Exposition prévue de Mai à Novembre. Aujourd’hui au fruit de toutes ses expériences
multiples, on retrouve dans son travail une intention poétique particulière , à la fois drôle, affecté et sincère. Aujourd’hui il est membre du collectif la semencerie. Il a obtenue son diplôme d’art en 2018 à la Hear en développant un travail de performance.
Bercé par les montagnes depuis tout petit, je recrée des paysages à l’aide de divers matériaux glanés dans la rue ou dans la forêt. En effet, j’ai grandi à Grenoble, entouré des trois massifs alpins qui ont été, et continuent d’être, des présences réconfortantes. Enfant, j’ai passé une bonne partie de mon temps dans les bois, à construire des cabanes dans les arbres. C’est un peu ce que je continue de faire maintenant que je suis artiste, et plus grand. Sauf que maintenant, je ne me limite pas à la cabane, je reconstitue aussi tous les arbres qui l’entourent. Je recrée les fleurs qui éclosent, les feuilles tombées par terre, les montagnes sur lesquelles tout cela pousse. Je reproduis les formes, les silhouettes et les structures du vivant. Je m’approvisionne dans mon environnement proche, quel qu’il soit. En ville, je trouve des plastiques, des morceaux de meuble, des cartons, des vieux journaux et pleins d’autres trésors. En forêt, je trouve du bois, des cailloux, des coquilles, des plumes, et surtout, des formes ! Branchement, méandres, spirales, motifs, qui me fascinent. Avec ces matériaux récupérés, je fais des tests, je laisse mes mains et la matière me guider jusqu’à trouver quelque chose qui me plaît. Dans mes dernières recettes, je peux citer les vitraux de plastiques, une nouvelle manière de concevoir cet artisanat faisant appel à l’upcycling et au lowtech. Je peux également citer différentes pâtes à papier ou carton utilisées dans différents projets comme Archivé ou Après la catastrophe. Ma démarche écologique questionne notre rapport à l’environnement, la dualité entre artificiel et naturel et évoque les catastrophes en cours et à venir. Je souhaite montrer à la fois l’espoir et le drame présents dans ces dernières, et bien sûr, l’urgence d’agir en tant que société.