Anita Perez

Le modelage est  à la base de mes créations.  Mes sculptures restent classiques, formelles  elles se rapportent à l ‘image du corps, nu, paré ou métamorphosé où  la figure féminine est au centre de mon inspiration ainsi que la Beauté pour son emprise et les émotions qu’elle déclenche en moi.

 

Mes inspirations :

la figure féminine dans l’histoire de l’art,

la mythologie

la nature, notamment inspirée par certains sites archéolgiques  ou la végétation enveloppe, envahit et transforme les sculptures.

      

La couleur s’est également imposée dans ma recherche du travail de surface de mes sculptures : engobes, émaux .

Vincente Blanchard

Petit à petit mon travail est devenu plus graphique, plus aérien, d’inspiration végétale, aquatique ou animale, l’acier se libérant de sa gangue minérale. Le métal seul est devenu une évidence. Cette matière correspond pleinement à ma recherche de légèreté graphique et me donne une grande liberté de création. Les formes s’arrondissent, s’assouplissent.  A travers cette quête de légèreté, mes sculptures jouent aussi avec l’ombre et la lumière.  Actuellement   J’utilise le métal comme une ligne dessinée se déployant dans l’espace. Je transforme la ligne en courbes élaborées à partir d’esquisse pour aboutir à un volume dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Je coupe, je cintre, je soude, je me confronte à la résistance de la matière, dialogue intime entre ma sensibilité et l’acier. J’utilise des matériaux industriels, fers à béton, acier doux, fers plats, tôles, grillages dans lesquels je recherche l’équilibre et l’harmonie des formes. L’ombre projetée sur le mur ou au sol devient aussi importante que la matière mise en forme. Dans la recherche d’épuration, la lecture du vide m’apparaît toute aussi importante que celle du plein.  Dans une recherche esthétique, mes œuvres sont à la fois le symbole sensible de la nature, une invention lyrique et onirique et une combinaison technique. Je suis à la recherche de la poésie dans l’harmonie et l’élégance de formes arrondies et cintrées en réponse à l’évolution inquiétante de notre monde. Je me sens en prise directe avec les éléments où tout est vibration, mouvement, lumière, ombre. J’ai entrepris récemment le début d’une recherche sur mon propre musée intérieur, créé à partir des œuvres majeures qui ont influencé mon parcours. Ces Créations sont et seront réalisées en acier.

Eva-Maria Übelhör

La qualité du « légèrement à côté » et l’irritation qui en découle, la déstabilisation des habitudes de pensée et de perception m’intéressent. Elles constituent des ouvertures : des interstices où ce qui est familier peut être remis en question et où de nouvelles significations peuvent émerger. L’espace devient alors une expérience sensible.  evauebelhoer.de  Dans le dialogue avec des objets trouvés, des matériaux du quotidien, des fragments et des traces de l’ordinaire, je recherche consciemment la simultanéité du familier et de l’inattendu. Qu’est-ce qui peut rester ? Qu’est-ce qui doit disparaître, être accentué, complété ou transformé ?  C’est une tentative continue de déplacer les certitudes du quotidien — ou plutôt un jeu qui trouve sa fin lorsque, au cœur du familier, une ouverture apparaît et qu’un nouvel espace de perception s’ouvre.

Claudia Borowsky

travaille avec le béton et des bas fins (collants) pour créer des installations envahissant l’espace, des sculptures aux formes organiques ainsi que des œuvres figuratives. Certaines de ses œuvres sont dotées de plusieurs couches, enveloppes et peaux. Elle expérimente différents matériaux et effets de surface.  À travers son travail, Claudia Borowsky recherche cet instant d’équilibre fragile, cet état de suspension entre l’esthétique et le dérangeant, entre le familier et l’étrange.  Un autre ensemble de son œuvre est constitué de sculptures en papier. Elle façonne des visages filigranes, des têtes et des corps uniquement en pliant, froissant et courbant une seule feuille de papier.

Théo Jean

Bercé par les montagnes depuis tout petit, je recrée des paysages à l’aide de divers matériaux glanés dans la rue ou dans la forêt. En effet, j’ai grandi à Grenoble, entouré des trois massifs alpins qui ont été, et continuent d’être, des présences réconfortantes. Enfant, j’ai passé une bonne partie de mon temps dans les bois, à construire des cabanes dans les arbres.  C’est un peu ce que je continue de faire maintenant que je suis artiste, et plus grand. Sauf que maintenant, je ne me limite pas à la cabane, je reconstitue aussi tous les arbres qui l’entourent. Je recrée les fleurs qui éclosent, les feuilles tombées par terre, les montagnes sur lesquelles tout cela pousse. Je reproduis les formes, les silhouettes et les structures du vivant.   Je m’approvisionne dans mon environnement proche, quel qu’il soit. En ville, je trouve des plastiques, des morceaux de meuble, des cartons, des vieux journaux et pleins d’autres trésors. En forêt, je trouve du bois, des cailloux, des coquilles, des plumes, et surtout, des formes ! Branchement, méandres, spirales, motifs, qui me fascinent. Avec ces matériaux récupérés, je fais des tests, je laisse mes mains et la matière me guider jusqu’à trouver quelque chose qui me plaît. Dans mes dernières recettes, je peux citer les vitraux de plastiques, une nouvelle manière de concevoir cet artisanat faisant appel à l’upcycling et au lowtech.  Je peux également citer différentes pâtes à papier ou carton utilisées dans différents projets comme Archivé ou Après la catastrophe.  Ma démarche écologique questionne notre rapport à l’environnement, la dualité entre artificiel et naturel et évoque les catastrophes en cours et à venir.  Je souhaite montrer à la fois l’espoir et le drame présents dans ces dernières, et bien sûr, l’urgence d’agir en tant que société.

Nicole Kopp

Née un 14 juillet en Alsace. Je vis et travaille près de Strasbourg. Après une maîtrise en droit, je me suis évadée du monde des chiffres grâce à la peinture. Autodidacte, après avoir pratiqué l’aquarelle et fréquenté différents ateliers ainsi que les cours du soir des Arts Décoratifs de Strasbourg je me passionne depuis 1994 pour la terre et le modelage. Un stage à la Fonderie de Coubertin m’a familiarisée avec le travail de la cire et des moules. De la terre tantôt caressée, brassée, qui s’étire, étonne et prend forme naissent des femmes fragiles, des animaux, des arbres pleins de réalisme ou au bord de l’abstraction. Une série de sculptures autour de l’anneau de Moebius a ponctué l’Entrée dans le 3e Millénaire. Et depuis l’anniversaire des 1000 ans de la cathédrale de Strasbourg mon travail essaie de traduire les lignes majestueuses de ce monument emblématique de notre région.

Ferdinan Blondin

Le travail de création de Ferdinan Blondin prend naissance dans le Var, il y a une dizaine d’années, sur les rivages de la Presqu’île de Giens, aux portes du monde marin. C’est les pieds dans le sable ou sur une planche de « Stand Up Paddle » que cet architecte de métier se métamorphose en glaneur de ce que le ressac lui dépose comme des offrandes. C’est ensuite dans son atelier où les matières et les formes l’entrainent vers des évasions plastiques qui n’appartiennent qu’à lui. Les bois flottés d’abord, mais aussi planches de bateau échoué aux couleurs patinées par le sel, plumes d’oiseau, objets délaissés par les humains ou insectes séchés par le soleil sont subtilement combinés et composés en images poétiques. Son approche peut rappeler certaines pratiques appréciées dans les « arts premiers », dans certaines ethnies africaines ou encore tribus Esquimaux, Inuit, Yup’ik, du Grand Nord qui composent leur art avec ce que l’environnement peut leur procurer. L’année 2023 marque un tournant dans son activité : Ferdinan rejoint Haguenau, sa ville natale. L’artiste y installe son atelier et, très vite, c’est dans la forêt de Haguenau qu’il va nourrir sa créativité. Cette aire de nature et de biodiversité lui offre inspirations et matériaux propices à la création de nouvelles constructions. Celles-ci s’inspirent de son amour du bois et  font toujours référence à son expérience endémique de lieux particuliers proches de l’endroit où il s’est établi. De vieilles souches de bois, délaissés de coupe de bucheronnage ou coins de bois, champignons constituent ses nouvelles prises. Chacune d’entre elles est la source d’un nouvel essai poétique, spécifique, dicté par la patine, la forme que les éléments, la nature ou l’homme lui ont conférées. Chaque trouvaille devient le support d’une expression intime, en quête de sens et d’harmonie. Ferdinan développe tout un bestiaire, révèle des créatures, crée des scènes, des paysages ou encore quelques engins à dimensions réduites…il endosse les rôles d’embaumeur, paléontologue, maquettiste, assembleur, peintre, sculpteur, ingénieur hydronautique, narrateur, voyeur…et témoigne ainsi de son insatiable curiosité à multiplier les pratiques au service de son art. Chaque pièce est finalisée par un texte qui expose ses intentions, pensées parfois enthousiastes, à l’idée qu’on puisse parfaitement s’enchanter du monde dans lequel on vit, ou parfois, désabusées par la direction dans lequel ce monde va. Tenant à la fois de la peinture et de la sculpture, ses étonnantes constructions enchantent et intriguent par leurs complexités énigmatiques en se jouant des échelles entre l’infiniment grand et la miniature. L’univers imaginaire de Ferdinan Blondin fait comprendre, avec jubilation, combien une modeste collecte d’objets, sert l’ambition d’un « enfant-capitaine » capable à lui seul de réinventer tout un monde, en bord de mer ou en forêt et son aspiration à être à la fois le rêveur et le bâtisseur de sa réalité.

Christian Alligri

Je suis Christian Alligri, sculpteur, créateur bijoutier et designer. Mon travail se situe à la croisée de l’art et de l’artisanat d’art, avec la matière comme point de départ et fil conducteur de ma recherche.

J’explore différentes matières : le marbre, le métal, le verre, ainsi que l’argent 925 que je façonne pour mes bijoux. Je taille moi-même les pierres que j’intègre à mes créations, ce qui me permet de maîtriser pleinement le processus, de la matière brute à la pièce achevée. Mes bijoux deviennent ainsi de véritables sculptures portées, où volumes, lignes et équilibre dialoguent avec la lumière.

En sculpture, je m’inspire notamment de Jean Hans Arp, dont les formes organiques et épurées résonnent avec ma propre recherche. J’aime développer des volumes fluides et essentiels, qui semblent émerger naturellement de la matière.

Je réalise également des luminaires et des pièces en verre, où la lumière devient un élément central de la composition.

Dans le domaine de l’art sacré et des commandes publiques, j’ai participé à la réalisation de la fresque de l’église de Herrlisheim et conçu l’ambon de cette même église. J’ai également réalisé un columbarium pour la ville de Phalsbourg. Ces projets me permettent d’inscrire mon travail dans l’espace architectural et collectif, en dialogue avec le lieu et sa fonction.

À travers chacune de mes créations, je cherche à révéler la force intrinsèque de la matière et à en extraire une forme à la fois contemporaine et intemporelle.