Mureil McIntyre

L’inspiration de mon travail est mon identité franco-américaine. J’explore de manière esthétique la culture de ces deux pays. D’un côté, le luxe français et ses traditions dans lesquelles j’ai grandis. De l’autre, la culture populaire des États-Unis, d’où viennent mes deux parents. Je suis un parfait collage de ces deux espaces géographiques et culturels. Ma pratique artistique prend ses racines dans la sculpture, mais je la définis plutôt comme une exploration de l’espace par des installations éphémères et expérimentales. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des lieux avec des objets trouvés ou fabriqués, et d’observer comment la vie organique s’initie à l’intérieur. Tout commence par l’association d’images, des collages papiers et/ou digitaux, qui m’aide à appréhender l’espace. Ces intuitions 2D se transposent ensuite dans la dimension physique et tangible de la 3D. Là, les produits animaliers se mélangent aux matières organiques, en faisant appel au viscérale : ils dérangent mon univers habituellement épuré et anesthésié. Ainsi le gore a-t-il sa place dans mon travail par des touches d’abjects subtiles qui perturbent l’environnement de mes propres espaces contrôlés et structurés. Que se passet-il lorsque le vivant rencontre l’inerte ? Lorsque l’organique se mélange à l’objet industriel produit en série ? Mes installations sont spontanées et répondent à mes impulsions visuelles. Celles-ci sont guidées par les lignes structurante du lieu choisi. J’introduits le mouvement, par mes accrochages, et mes placements d’objets dérangeants. Ce n’est pas une promenade de tout repos pour les spectateur·ice·s. Bien au contraire, leur marche les immerge dans un environnement étrange, légèrement décalé de ce qui peut sembler être un espace habituel et commun. Tour à tour, une salle d’attente, une caisse de supermarché, ou la vitrine d’un magasin se trouvent perturbées par l’introduction d’un élément décalé, comme un chien qui respire, la tête d’un cochon mort, ou encore une figure humaine. Les spectateur·ice·s se glissent dans une narration ouverte à l’interprétation. Chacun·e est libre de projeter sa vision sur l’installation que je donne à voir. Mes recherches théoriques sur les comportements humains vis-à-vis de l’art, supplante mon travail artistique, et sont sans cesse enrichis par des conversations. J’écoute, j’observe, j’analyse.

Brice Faynot

Brice Faynot Sculpteur ? Dans quelle case artistique devrai-je me ranger ? C’est une question à laquelle j’ai été confronté récemment. En effet, depuis plus de deux ans, je me consacre quasi exclusivement à l’activité de débiter des blocs de bois bruts pour en extraire des formes, pourtant depuis les beaux arts, j’étais plutôt destiné à la peinture ! Finalement, peu importe l’étiquette, je crée des formes et celles-ci sont désormais en trois dimensions, mais les thèmes qui m’animent sont identiques : La vanité, notre rapport au monde naturel et aux autres animaux…. Le Médium, quant à lui, c’est le bois ! Forestier de formation, j’ai un rapport quasi charnel et passionné avec lui. Dans la série du bestiaire perplexe, par exemple, j’imagine et je sculpte des têtes d’animaux qui posent un regard interrogatif sur notre humanité. Gouges, meuleuse, tronçonneuse, chalumeau…tout est bon pour magnifier le bois et lui donner une autre vie.

Sylvain Chartier

Sorti de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg en 1985, j’expérimente le volume et développe ma recherche personnelle « du dessin à la sculpture, de la sculpture au dessin ». J’aborde le volume en interrogeant les techniques et les matériaux, en m’attachant à une idée, à un concept ou une recherche de la spontanéité. Mon intention est de me dégager du monolithe en remplacent le travail sur la masse, par le travail sur les lignes de force, les transparences et les vides et m’approcher de plus en plus du dessin dans l’espace. L’acier, le bronze ou l’aluminium vont me permettre de mener à bien des projets pouvant s’inscrire durablement dans l’espace public. Des structures fines souvent répétées conçues pour être installées en équilibre dialoguent en transparence avec l’espace ou l’architecture du lieu.

Sabine Maître

Déstructuration Harmonisée Mon inspiration vient en grande partie du cubisme et de l’architecture. L’aspect linéaire me fascine tout comme les matériaux de construction « modernes » d’où la présence de métal et de verre. Exprimer une forme d’avertissement envers la globalisation des constructions de gratte-ciel où il y a une véritable compétition entre les pays qui cherchent toujours à avoir des bâtiments qui atteignent des hauteurs et des complexités impressionnantes, mais qui reste tout de même fascinante. Skyscrapers, les totems de l’architecture moderne, des monstres qui défient la gravité, évoqués en toute apesanteur et leur terrible beauté. Le sous locataire l’homme, par sa quête d’absolu, réalise des constructions toujours plus fascinantes sur cette terre, dont il n’est que l’humble passager. Le message reste fort, et les formes hiératiques et sobres de ces œuvres Architectural nous interrogent. Oxydation du métal et transparence du verre taillent une trace emprunte de beauté et d’émotion, nourrie par cet étrange dilemme homme/nature. La lumière qui à la fois intrigue et attire, tout en reprenant la complexité des structures. L’utilisation du verre est destinée à mettre en relief une certaine transparence rendant originale la structure en métal. Le fait de tailler le verre en prisme, permet à la lumière d’être absorbée sans toutefois le traverser. Ce processus confère à la structure complexe, un rendu unique et authentique. Mes œuvres sont à qualifier de minimalistes, exprimant le respect des structures complexes mais aussi une certaine ironie quant à la folie démesurée des hommes. Le design de la pièce est à la fois droit et linéaire mais porte une architecture qui sort de la normalité. En oxydant le métal on fait sortir l’harmonie de couleurs que celui-ci porte. Le fer étant une matière froide même de vue, en transformant la matière on permet à la sculpture d’avoir une perception tout à fait différente.

Myriam Martel

Depuis toujours l’art suscitant des émotions m’intéresse et m’interroge ; ce qui m’a conduit à poursuivre des études de design objet à l’École des Beaux-Arts et Arts Appliqués de Metz (57). Mes origines et ma culture asiatique me montrent l’importance d’ouvrir nos yeux et nos sens ; ressentir ce que l’on voit, touche, goûte et sent… Ce que j’ai approfondi plus tard, notamment avec l’étude du feng shui classique chinois ainsi qu’avec la pratique du qi gong et du taiji quan. Sur les différents supports travaillés, les matériaux naturels et en lien étroit avec notre environnement sont privilégiés. Je puise ainsi mon inspiration dans l’univers végétal. Aujourd’hui mes créations sur acier s’inscrivent dans une démarche où la notion du Temps est centrale, avec des questionnements sur la valeur que nous voulons bien lui porter ou lui donner…sur nos tentatives de l’apprivoiser, de le maîtriser, ou sur des ressentis qui ne peuvent être que très personnels…

Nicolas Houdin

Autodidacte, au fil du temps, j’accumule des savoir-faire en multipliant
les expériences dans divers domaines. J’aime les matières nobles et créer des
associations de contrastes entre le bois, le métal et le textile. Mon parcours
me permet aujourd’hui de créer des objets du quotidien tout comme des
oeuvres d’Art avec le même soucis de simplicité et d’élégance. Suis-je artiste
ou artisan ? Et bien, je me sens un créateur libre de mes envies et de mes
mains. Ma démarche est finalement simple : découvrir, apprendre, me
dépasser et partager.

Reto Leibundgut

Gebrauchte Materialien und aus der Zeit gefallene Einrichtungsgegenstände bilden den Werkstoff, aus dem Reto Leibundgut neue und ungewohnte Bild-, Objekt- und Raumkonstellationen entstehen lässt. Mit ungestümer Geste wird traditionellem Handwerk und herkömmlichen Sujets neues Leben eingehaucht, wobei aufwändige und hingebungsvolle Verarbeitung unsere schnelllebige Konsumwelt kontrastiert. Fragmentierte Teppiche und Gobelins, Intarsien aus Gebrauchtmöbeln, Wandarbeiten aus einfachen Kartonschindeln oder Objekte aus Sofaleder persiflieren konventionelle Sehgewohnheiten. Es entstehen kontrastreiche, sinnliche und zugleich irritierende Arbeiten, welche überlieferte Wertvorstellungen humorvoll transzendieren.

Ralph Bürgin

Ralph Bürgin (* 1980, Bâle) est peintre. Dans l’espace prétendument restreint de l’huile sur toile, il éprouve sans relâche la représentation du corps par la peinture. Quelle(s) relation(s) entre ces deux entités – la toile et le corps humain – aux dimensions, formes, matérialités, temporalités et exigences de survie si di érentes ?

Antoine Chabaux

Artiste pluridisciplinaire dont la création est orientée autour du détournement, Antoine Chabaux développe depuis une dizaine d’années une série de sculptures centrées autour d’un objet aussi commun qu’exceptionnel : le livre.

Ayant traditionnellement approché les arts par le dessin, la peinture et le collage, associés progressivement à de nouvelles techniques et expériences picturales, sculpturales et vidéographiques ; il abordera finalement le livre comme une base fertile pour ses créations.

La technique sculpturale développée progressivement ; principalement par extraction au scalpel, lui permet de compléter une importante série de livres en tous genres (roman, bd, livre d’art, livre de pêche, manifeste surréaliste ou manuel scolaire, …) en conservant une unité esthétique particulière.
Cette technique centrale s’enrichit à la rencontre de nouveaux ouvrages, opposant chacun de nouvelles contraintes et/ou de nouvelles opportunités de formes, ou techniques.

Du scalpel à la découpeuse laser, l’outil décharge le livre d’une partie de sa matière, au profit d’une forme, d’un texte, d’une image, ou de toute évocation associée à ce livre.

Le livre devient plus qu’un décor pour la sculpture, il en est toute la matière ; de ses pages en papier au contenu de leurs chapitres.
Rien ne s’y ajoute, et surtout pas de colle.

Tout était présent dans chaque livre, à l’endroit même où il se trouve, et laisse la technique s’adapter pour le faire apparaître, le rattacher au cadre, le mettre en avant par enchevêtrement des pages.
Chaque livre est une nouvelle matière.

Certaines de ses sculptures s’accompagnent de créations et d’installations sonores et vidéos.

Léo Maurel

Léo Maurel est luthier inventeur, vit et travaille à Dangolsheim près de Strasbourg depuis 2010. Il invente, fabrique et commercialise de nouveaux instruments, joués par de nombreux musiciens expérimentant dans les domaines du son continu et de l’héritage des musiques électroniques, tels que Erik M, Yann Gourdon, Tarek Atoui, Stephen O’Malley, Oiseau Tempête, Ensemble Recherche, Hanatsu Miroir, etc. Ses dernières recherches gravitent dans l’univers des orgues. En tant que musicien, il joue dans l’ensemble Pancrace sur des orgues d’église et sur l’Organous, orgue poulpe initialement dimensionné pour les besoins du groupe mais qui servira dans bien d’autres projets. De 2012 à 2018, il a été en charge de l’atelier de lutherie modeste du CFMI de Sélestat (Centre de Formation des Musiciens Intervenants). En 2019, il créé l’ARPFIC (Association pour la Recherche et la Promotion d’une Facture Instrumentale peu Commune), afin de constituer un parc d’instruments prototypes, mis à disposition des musiciens et autres utilisateurs.Léo Maurel est luthier inventeur, vit et travaille à Dangolsheim près de Strasbourg depuis 2010. Il invente, fabrique et commercialise de nouveaux instruments, joués par de nombreux musiciens expérimentant dans les domaines du son continu et de l’héritage des musiques électroniques, tels que Erik M, Yann Gourdon, Tarek Atoui, Stephen O’Malley, Oiseau Tempête, Ensemble Recherche, Hanatsu Miroir, etc. Ses dernières recherches gravitent dans l’univers des orgues. En tant que musicien, il joue dans l’ensemble Pancrace sur des orgues d’église et sur l’Organous, orgue poulpe initialement dimensionné pour les besoins du groupe mais qui servira dans bien d’autres projets. De 2012 à 2018, il a été en charge de l’atelier de lutherie modeste du CFMI de Sélestat (Centre de Formation des Musiciens Intervenants). En 2019, il créé l’ARPFIC (Association pour la Recherche et la Promotion d’une Facture Instrumentale peu Commune), afin de constituer un parc d’instruments prototypes, mis à disposition des musiciens et autres utilisateurs.