Plasticienne développant une création pluridisciplinaire.
Ses objets scéniques traduisent son intérêt pour l’assemblage (de vidéo, danse, costumes-objets, musique, texte) et la liberté qui en découle. Dans cette « intermédialité », elle oeuvre seule ou à plusieurs. SV. se consacre actuellement plus particulièrement au dessin et à la vidéo.
Après une formation à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg, Anne LOMBARDI expose ses sculptures depuis plus de vingt ans, notamment en Alsace, où elle vit.
« Mon travail est toujours centré sur l’humain. L’Homme, dans sa singularité, fragile et fort à la fois, marcheur inlassable, gardien des mémoires…
Tel est le fil conducteur de mon travail. Mes outils, ce sont mes mains; mes matériaux, la terre, le gypse, le sable, les pigments.
« Gardiens du temps », »Visages », « Passants » et aujourd’hui « Marcheurs », mes sculptures témoignent tant du mouvement dans l’espace que du cheminement intérieur.
Sculpteur métal depuis 2004
Démarche :
Je travaille les assemblages métalliques et utilise les pleins et vides .J’écarte tout volume masse et transforme la matière jusque dans ses limites physiques pour atteindre ma démarche
Mon travail est une réflexion sur la mémoire et la transmission d’un message , toutes mes sculptures expriment au travers d’une symbolique et des traits épurés , une histoire empreinte de dualité.
Cette réflexion multiple conditionne ma démarche volumique contemporaine.
A la pêche aux trésors par terre, partout je vais pour ensuite raconter bien au-delà des mots la force de notre monde intérieur. L’autre rive, celle que je choisis, se laisse alors atteindre. C’est celle de la joie. Celle où la poésie, féerie pansent toutes les blessures. En rythme, au son du coeur qui bat, répéter le geste : casser, couper, scier, tailler la matière pour en récolter ses fragments, morceaux brisés. Et puis les recoller en toute bienveillance afin de dire l’urgence. La mienne, la vôtre, la nôtre. Celle d’aimer. Ouvrir un possible. Il est temps de reconstruire pour une autre humanité.
Dans un corps à corps avec le visible et l’invisible, Héloïse Maillet cherche à atteindre ces espaces si nombreux, présents entre toutes les choses : le interfaces. Elles sont les lieux et les modes d’échange. L’artiste tente de saisir l’imperceptible, le micro, le fluide. Image argentique, gaufrage, sculpture sont autant de moyen d’explorer ces espaces de liaison. Les questions de la trace, du reste, du fragment sont omniprésentes dans ses œuvres.
Pour Héloïse Maillet, le corps et particulièrement la peau sont des interfaces à visiter comme on parcourrait un paysage.
A l’échelle des plaines agricoles dont elle est issue, ses recherches récentes questionnent les liens entre sa pratique artistique et le métier d’agricultrice qu’elle perpétue. Là encore, ce sont les phénomènes insaisissables de la vie végétale qui animent la curiosité de l’artiste dans sa quête de connexion avec l’invisible.
Atelier Germain Roesz. (avec Mina El Bakali, Mélissa Fries, Ainaz Nosrat et Haleh Zahedi).
L’atelier est habituellement et nécessairement le lieu d’une machinerie, d’une machination secrète et intime. C’est le lieu d’un caché qui se dévoile, qui dérange l’ordre des choses. Parfois, il accueille des visiteurs, des galeristes, des collectionneurs, des artistes. C’est alors un lieu d’échange, de partage. Ce moment qui ouvre ne dévoile pas les processus en cours, il dégage du sens à partir de l’oeuvre. C’est dans cet esprit que j’accueille depuis plusieurs années des artistes jeunes que j’estime, qui cherchent à toujours faire de l’art un accrochage à l’infini, à l’inconnu, à l’impossible. C’est cela qui peut se partager dans ces journées des ateliers ouverts. Germain Roesz
L’atelier Roesz Germain / Haleh Zahedi sera ouvert pour accueillir des livres d’artistes, des livres uniques, des livres objets (issus des Lieux Dits éditions et d’artistes amis).
Seront présents Germain Roesz, Christiane Bricka, Sima Jahangirian, Mina El Bakali et Haleh Zahedi.
Des lectures poétiques sont prévues les deux samedi correspondant à l’ouverture des Ateliers à partir de 19 h (aussi signalées sur le site de Zone d’art).
Ma production artistique s’alimente d’images issues d’archives privées pour la plupart. Communément appelées « images de famille », elles recèlent l’im-pénétrable entité d’une mémoire générationnelle, vecteur de récit, d’affabulation pour le regard qui tente de s’en saisir.
Ces images particulières m’engagent dans un processus artistique et poïétique qui cherche à exploiter pleinement leurs potentiels. S’engage alors un combat pour ces futures images oubliées. Je tente par mon travail de redonner à ces images, douées d’une fiction proche d’être révolues, un nouvel objet pour les maintenir à la vie. D’une mise en boîte en une dent, un mouchoir, une vidéo, une photographie, une parole, cela devient alors mon besoin de ré-inscrire l’image abîmée dans un nouveau support imagé, proposant ainsi des «images abymées ».
Mon travail plastique se charge de l’organisme esthétique et sémiotique de l’image de famille, et de l’organisme que je fabrique, vus comme transmission mais aussi altération de leurs signes. Il questionne son statut de représentation ainsi que ces outils narratifs et visuels. Ceux-ci théâtralisent le sens même de l’image. Ils fictionnalisent la perception même de l’image.
Partant de cette démarche, j’ai engagé une réflexion sur ce que la ré-inscription de l’image en de nouveaux supports imagés fait potentiellement gagner à celle-ci et des conséquences sur le regard.
Thomas DIRSCH a installé son atelier à Rountzenheim près de Haguenau et poursuit une production artistique depuis 1990.
Il travaille actuellement sur une série de buste en céramique, une terre argileuse modelée et cuite à haute température. Il aborde à travers ses remarquables sculptures la thématique du mythe, par la représentations de geishas, de femmes avec coiffe africaine, de figures mythologiques. La recherche du sens, du mystère, est au centre de sa quête.
Serge Wittmann exerce sa créativité à travers trois disciplines : la sculpture, la gravure et le land art.
Ses représentations sont réalistes et fonctionnent comme des métaphores. Elles dévoilent des fragments de vie intérieure, des questions existentielles en embarquant le spectateur dans une autre dimension. Les œuvres tels que : les chutes, le fossoyeur, les têtes au carré, l’envol, verbotene Leiterhaus, alors fuit salaud… illustrent cette disposition.
Les têtes au carré par l’absence de visage donnent à voir une présence et une corporéité. Ces sculptures ont aussi une dimension ironique et humoristique. « Le chien pisseur » et « Yes man » ont été réalisés dans cet esprit.
A noter que le style des dernières œuvres sculptées est plus léger que les gravures plus anciennes de la série « La dernière poire de la saison » qui sont introspectives et tintées de gravité.
Enfin, les créations de land art sont d’une facture abstraite, avec celles-ci de nouvelles formes naissent, elles ouvrent le champ des possibles.