martine lutz

par le matériau je construis , vis comme un funambule , cherchant à garder équilibre et maitrise
le materiau comme la voix devient source d’expression .

Eve Guerrier

C’est parce que la peinture d’Eve Guerrier traite de notre quotidien le plus proche dans des décors qui nous sont toujours plus ou moins connus, qu’elle véhicule une émotion toute particulière et crée avec son regardeur une intimité inédite.
Loin des canons d’une peinture trop souvent convenue et sanctuarisée, l’artiste capture dans la couleur et le mouvement, avec une acuité bienveillante et une joie communicative, de minuscules instants de vie, puisant dans leur évidente fragilité les sujets de son travail.
Ces sujets prennent initialement la forme de dessins, parfois de sculptures, permettant de mesurer tout le potentiel pictural de ces choix. Cette lente maturation contribuera à l’aspect immersif et spontané des œuvres peintes, elle sera aussi le moteur de leur mystère.
Un homme sort de sa voiture et fouille ses poches, une passante lit un sms, deux amies se chuchotent un secret, de leur balcon un couple prend congé de ses amis… pendant que d’autres se promènent dans la campagne sans voir les tentes installées ça et là ou que d’autres se balancent en attendant que « cela passe » ou encore que d’autres tentent de passer d’un monde à l’autre….
Nous voici impliqués, au cœur du sujet, simultanément spectateurs et acteurs, et cette peinture parvient avec force et douceur au but ultime de tout art : nous ouvrir les yeux.

Hildegard Wagner-Harms

Des souvenirs d’enfance, la vie à la mer, restauration d’un vieil art graphique et toujours l’inspiration par la musique ont gravé(caractérisé) ma peinture. Des structures de surface donnent une valeur en trois dimensions à mes images. J’admets le matériel(la matière), cela s’écoule de moi. Je découvre dans le caché, dans la nature, comme je le vois(l’épreuve) à la mer, mon pays natal et jouir du calme. J’aime le mystique, la lumière et ombre et l’étendue infinie. Ce sont des images du silence.

Dominique Marie Kippelen

Ici le Port du Rhin, a vu naître croître s’épanouir mon travail artistique – d’autres pays, d’autres espaces ont accueilli sous une forme ou une autre, mes créations.  En 2021, ce fût la création de mon « Novo Studio » à la Coopé toujours au Port du Rhin. « Topografia de uma cidade grande » dispositif voyageur participatif né à São-Paulo en 2015, interroge des notions liées aux sciences de la terre, aux sciences sociales et politiques, à l’antropologie, la mémoire, les déplacements, la fragilité du monde puis « Topografia de uma cidade grande » a voyagé (à Rio de Janeiro 2016. – Pasadena – Los Angeles 2018 – Séoul – Masan 2019 – Strasbourg 2021/22 (Ensas, Meinau)- Cill Rialaig, Irlande 2023. Avec « Panthéon », à ce jour plus de 800 dessins, projet d’installation toute particulière sur laquelle je travaille né en 2008. Un second plan long dédié au génie féminin, à l’apport extraordinaire des femmes. Une première étape fut exposée en 2008 à Paris chez Christian Aubert.  Une série fût acquise par le MAMCS (Musée d’Arts Contemporains de Strasbourg) en 2017. Disponible dans mon atelier : une monographie (avec quelques beaux exemples accompagnés de sérigraphies sur bois, numérotés) de mon travail période jusqu’en 2009 : « Espace, tourbillon et poussières ».

Petra Keinhorst

Dessins à l’encre, sculptures en cire de paraffine et installations spécifiques sur le site.

Jean-Claude Deprez

12/13
Artiste autodidacte
Mes sculptures sont le reflet de mon âme torturée , de mes émotions , de la Passion que je porte celle qui a été , qui n’est plus mais qui sera….

Camille Schléret

Mon travail…
Après m’être intéressée aux monde du textile, du vêtement et de sa mise en
oeuvre et plus spécifiquement de l’ennoblissement textile avec la broderie et
la teinture, je me tourne vers l’univers de la céramique et du dessin, que
j’explore actuellement.
Je dessine et modèle la terre de façon très intuitive, souvent sans idée
préconçue, et toujours habitée par des thèmes reliés au monde végétal, aux
déesses de la fertilité, et au monde animal, en particulier celui des cétacés.
Dans mes dessins, je m’occupe plus particulièrement des motifs que je trace
au stylo très fin et qui viennent enrichir des contours, parfois aléatoires,
parfois précis comme une silhouette animale ; je dessine toujours un visage
de femme, qui occupe la place centrale du dessin et qui va orienter le reste…
Je m’inspire des miniatures persanes, de dessin didactiques d’insectes, de
motifs floraux. Récemment, je me suis intéressée aux moyens de
reproduction de mes dessin, par la sérigraphie notamment.
Pour les sculptures, où s’entremêlent souvent un corps de femme et un
arbre, je m’inspire de la symbolique des contes, de la mythologie inuite et
amérindienne, des représentations de déesses de la fertilité… Les corps sont
représentés de manière figurative et le végétal est davantage stylisé, j’y
imprime des traces, des motifs, souvent avec des dentelles anciennes ou des
pierres de lave. J’émaille avec des oxydes, laissant les surfaces mates, avec
des touches de couleurs ou de brillances à certains endroits

Dominiczak Marine

Marine oriente fondamentalement son travail du métal sur le corps, sur les relations qu’il entretient avec son environnement matériel ainsi que sur sa perception au sein de la société. Les notions de normes, de beauté et d’apparence sont au centre de sa réflexion.
Elle observe attentivement les sujets de son étude et collabore avec ces derniers pour en tirer diverses captations qu’elle conserve comme matière première de sa recherche.
De l’interprétation sculpturale, à l’objet performatif, à porter ou à contempler,en passant par le bijou, son travail témoigne naturellement de préoccupations liées au corps contraint, à la quotidienneté et aux habitudes qui en découlent, à une certaine forme de servitude volontaire que l’on peut y déceler.

Irakli Chkhartishvili

Artiste d’orient et d’occident, d’hier et d’aujourd’hui. Sculpteur et peintre. Argile, bronze, bois, soie, mosaïque, marbre, plomb. Broderie et marteau piqueur. Mystique et érotique.

La vie est une somme de contradictions et l’art donne à l’individu son seul repaire pour pouvoir se situer entre ses polarités.