Mes thèmes sont essentiellement figuratifs et j’aborde le paysage ainsi que les ciels,
une source d’inspiration inépuisable.
J’aime travailler le pastel sec pour sa matière volatile, sa fragilité, ses contraintes, la richesse
et la luminosité de ses couleurs.
Technique moins usitée que la peinture à l’huile, elle s’apparente à la fois au dessin et
à la peinture, duo complémentaire.
Mon travail est une invitation au voyage plus formel et contemplatif au travers de paysages de lieux
que j’aime ou j’ai aimé.
Ses œuvres sont traversées par ses origines, et liées à son expérience d’exilée, et à la mémoire tant personnelle que collective. Elle pratique la sculpture en céramique, le dessin et l’installation et porte son attention tout particulièrement aux différentes techniques qu’offre la céramique.
Sculptrice textile : Coudre, pour moi c’est assembler de manière visible ou invisible des chutes tissus élus. Je donne vie à un personnage, à un animal ou un être hybride. Coudre, c’est comme construire sa vie avec des certitudes et des doutes. Le travail est long. C’est s’accorder le temps de penser dans le va et vient d’un geste répétitif. La pièce grandit grâce à de petites piqûres. Elle m’occupe, m’obsède et m’échappe. Je sais quand elle est finie. Elle va occuper mon espace de vie, elle est une compagne. L’intention est de me laisser surprendre, l’objectif est de créer quelque chose d’infiniment personnel mais qui provoque le questionnement chez l’autre. Elle est le fruit arrivait à maturité d’observations, de découvertes et d’ actualités brûlantes.
Mon cheminement artistique suit un fil. Un fil de fer, de cuivre ou de laiton, souple et coloré.
Entre mes doigts ce fil prend vie et accompagne ma spontanéité vers de multiples réalisations. Inspirée par la nature végétale, animale et minérale, je me plais à évoquer les choses plus qu’à les définir, mettant en avant la matière et la forme.
Avec la technique du maillage que j’explore actuellement, les mailles s’épousent, lentement, composant avec les contraintes du fil délicat et résistant, tandis que les volumes s’inventent. Souples et transparents, ils soulignent des espaces intérieurs qui sont des lieux de respiration où se révèle l’œuvre.
Curieuse depuis l’enfance j’ai toujours ressenti le besoin de créer, en utilisant les matériaux les plus divers.
Au cours d’une exposition de sculptures réalisées à partir de pièces agricoles, je suis séduite par ces réalisations. Ce métal grossier, rugueux, aux couleurs changeantes, me fascine, et la machine se met en route et ne cesse de tourner. Je suis toujours à l’affut du moindre morceau de tôle rouillée, craquelée par le temps, qui devient ma source d’inspiration.
Des sculptures atypiques,représentant des scènes figuratives, émergent et se côtoient, me permettant de faire émerger des ressources enfouies, inexplorées, pour se découvrir.
Miho Nakatani est créatrice de bijoux franco-japonais, utilisant notamment la gravure japonaise sur métal et la sculpture sur pierres fines.
Elle associe dans ses créations les techniques traditionnelles japonaises de bijouterie en métal sculpté et celles de la haute joaillerie française. Son travail met en valeur la texture du métal et des assemblages. Les motifs saisonniers et la patine qui se bonifie avec le temps donnent à chaque bijou une personnalité unique.
Le style de ses bijoux emprunte à l’art du Japon mais en renouvelle la forme, apportant un vent de fraîcheur sur le bijou précieux contemporain.
J’utilise le fil de métal comme un dessinateur dans l’espace. Je cintre, je soude, je transforme la ligne en courbes et volumes dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Dans ses formes primitives, de spirales et de tournoiements, mon travail se veut mouvant évoquant l’idée de rythme, d’accélération, dans une progression à la fois circulaire et ascensionnelle.
Je suis à la recherche de la poésie dans l’esthétique de formes arrondies et cintrées en réponse à la brutalité du monde et je ressens la nécessité d’aborder des sujets environnementaux et engagés, comme une urgence de dénoncer la pression que l’homme exerce à l’égard de notre planète.
Mes sculptures invitent à entrer dans le monde de l’imaginaire, elles sont enrichies de couleurs tantôt puissantes et vives, tantôt douces et chaleureuses. Mon défi : surprendre mes personnages dans des expressions de rêverie, de joie, de complicité, afin de donner à ressentir et à tendre vers la joie.
Mon désir : accorder à l’observateur une participation active dans l’interprétation de mes créations.
Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.