Curieuse depuis l’enfance j’ai toujours ressenti le besoin de créer, en utilisant les matériaux les plus divers.
Au cours d’une exposition de sculptures réalisées à partir de pièces agricoles, je suis séduite par ces réalisations. Ce métal grossier, rugueux, aux couleurs changeantes, me fascine, et la machine se met en route et ne cesse de tourner. Je suis toujours à l’affut du moindre morceau de tôle rouillée, craquelée par le temps, qui devient ma source d’inspiration.
Des sculptures atypiques,représentant des scènes figuratives, émergent et se côtoient, me permettant de faire émerger des ressources enfouies, inexplorées, pour se découvrir.
Miho Nakatani est créatrice de bijoux franco-japonais, utilisant notamment la gravure japonaise sur métal et la sculpture sur pierres fines.
Elle associe dans ses créations les techniques traditionnelles japonaises de bijouterie en métal sculpté et celles de la haute joaillerie française. Son travail met en valeur la texture du métal et des assemblages. Les motifs saisonniers et la patine qui se bonifie avec le temps donnent à chaque bijou une personnalité unique.
Le style de ses bijoux emprunte à l’art du Japon mais en renouvelle la forme, apportant un vent de fraîcheur sur le bijou précieux contemporain.
J’utilise le fil de métal comme un dessinateur dans l’espace. Je cintre, je soude, je transforme la ligne en courbes et volumes dont la finalité se veut légère, aérienne et fluide. Dans ses formes primitives, de spirales et de tournoiements, mon travail se veut mouvant évoquant l’idée de rythme, d’accélération, dans une progression à la fois circulaire et ascensionnelle.
Je suis à la recherche de la poésie dans l’esthétique de formes arrondies et cintrées en réponse à la brutalité du monde et je ressens la nécessité d’aborder des sujets environnementaux et engagés, comme une urgence de dénoncer la pression que l’homme exerce à l’égard de notre planète.
Mes sculptures invitent à entrer dans le monde de l’imaginaire, elles sont enrichies de couleurs tantôt puissantes et vives, tantôt douces et chaleureuses. Mon défi : surprendre mes personnages dans des expressions de rêverie, de joie, de complicité, afin de donner à ressentir et à tendre vers la joie.
Mon désir : accorder à l’observateur une participation active dans l’interprétation de mes créations.
Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.
La boussole de la condition humaine ne connait aucun repère. Sa rose des vents désigne les étranges cardinaux que sont la peine, la joie, le désarroi et l’espoir. Elle fait de mes inspirations sa girouette. Chaque nouveau jour façonne un grain d’émeri, dont les années tissent la toile de fond. Les passages répétés de cet abrasif râpent douloureusement mon insouciance et avivent ma sensibilité aux injustices, à la barbarie et aux pensées bouchées à…l’émeri. Mes sculptures naissent de l’argile, avant de prendre corps (moulage oblige) dans une matière aussi noire que l’humour. Un jeu de clair-obscur les affranchissent de l’ombre, à la faveur d’un voile de couleur qu’elles portent à fleur de peau.
Björn Nussbächer est « travailleur frontalier » de diverses manières. Il a étudié l’art et le design à la «Gerrit Rietveld Academy“ d’Amsterdam et a été impliqué dans divers programmes d’artistes en résidence, par exemple Sandimen en Rep Chine, «Tsarino“ en Bulgarie et «Setouchi“ au Japon et Motoco“, Mulhouse ( Fra). Son travail artistique a été au „NAI“, Rotterdam, au Stedelijk Museum, Amsterdam et au Palais de Tokyo, Paris. Il travaille également comme charpentier et menuisier en bois et est un judoka passionné. Dans sa recherche artistique, l’autonomisation performative, la mise en scène installative et le cadre constructif jouent un rôle qui détermine l’œuvre. Ce faisant, il explore les limites au moyen de l’implication physique et réalise ces zones intermédiaires de manière performante.
Bachelier en arts applique?s, Victor Remere intègre l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy en 2009. Après une année d’étude réalisée en 2011 à Concordia University à Montréal au Canada, Il obtient l’année suivante le DNSEP à Nancy et participe en 2013 au Post-diplôme » Création et mondialisation » à Shanghai. C’est aux côtés de Paul Devautour et de l’économiste et essayiste Yann Moulier-Boutang, de rencontres diverses, de conférences et d’actions qu’ils tentent de remettre en question la notion d’exposition par le biais de nouveaux formats. Ces questions deviennent récurrentes et cruciales dans le développement de ses recherches. Elles se poursuivent et s’adaptent à des contextes différents. Sous la forme d’un projet participatif intitule? « White Squares » expérimente? dans les espaces périurbains de Berlin durant l’anne?e 2014, immerge?s dans l’environnement naturel des résidences « Est-Nord-Est »
au coeur du village de Saint-Jean-Port-Joli au Que?bec re?alise?e en 2015 et au printemps 2016 dans des bâtiments en friche de la Basse-ville de Toulon, a? l’occasion de la « résidence Booster ». Depuis 2015, Victor Remere intégré en tant que membre actif l’association « Ergastule » fondée en juillet 2008 par dix artistes plasticiens. Ergastule a pour objectif de promouvoir la création contemporaine, en mutualisant expériences et outils au sein d’ateliers à Nancy ainsi que l’organisation d’évènements et expositions dans le champ de l’Art contemporain.
Née en 1993, Stefania Cri?an est diplômée du master en peinture à Timisoara en 2017. Son parcours s’est enrichis par des échanges à Paris 8 et à l’École Supérieur d’Art de Lorraine de Metz, où elle y poursuit ses études.
Ses recherches de peintre et son univers englobent des installations in situ, des installations vidéo, des photos et des performances, en soulevant des questions autour de la vocation de l’artiste contemporain. Elle s’interroge également sur la relation entre l’individu et la conscience collective, ainsi que sur la possibilité de changement – par l’art – des modes de vie actuels.
Elle explore notamment des espaces abandonnés et des paysages oubliés à travers chants et rituels, pensée positive et affectivité. Imaginés comme des actions de ré-enchantement par la peinture et le geste, les couleurs se transforment, les matériaux fusionnent avec la terre, avec le hasard.