Ilana Isehayek

Ilana Isehayek débute sa carrière au Canada avant de s’installer en France il y a une vingtaine d’années. Ses origines et son parcours apparaissent dans son travail à travers l’attention soutenue qu’elle porte à la question des racines, du voyage, des cultures d’origine et d’adoption. Une de ses préoccupations majeures est de créer du lien entre le passé et le présent, l’histoire et le vécu, en définissant le rôle du public dans l’œuvre, son regard ou son approche physique du lieu. Travaillant tour à tour la peinture, la sculpture ou l’installation, elle développe un langage très personnel où les motifs de la barque, d’éléments de planisphères en forme de fuseaux et de la toupie sont récurrents. S’y ajoute depuis quelques années une recherche sur la place du corps dans l’architecture qu’elle traite de manière littérale par l’aménagement de sculptures en creux, propres à recevoir des corps. Depuis ses débuts, elle est fidèle au bois qui occupe une place centrale dans son œuvre. Sollicitée à de nombreuses reprises dans le cadre de commandes privées, du 1% artistique ou de commandes publiques, elle travaille sur l’idée de l’écriture d’une partition commune entre un bâtiment et une œuvre d’art commanditée. Barbara Bay

Capucine Vandebrouck

En 1967 Robert Morris réalise à la Western Washington University une oeuvre emblématique intitulée Steam Cloud, simple nuage de fumée s’échappant du sol. A l’époque où l’artiste américain conçoit ce travail, il s’agit de penser une oeuvre comme forme aléatoire, changeante et impermanente. Il parlera d’anti-form dans un texte paru en 1968, en rupture avec les canons du minimalisme qui domine alors la scène artistique américaine. De là, on pourrait tirer les nombreux fils d’une généalogie artistique en étoile, où se mêleraient entropie, hasard, ambiguïté fondamentale, immatérialité, disparitions et effets de leurre. C’est dans cette trame que viendrait se loger le travail de Capucine Vandebrouck, quelque part entre les élevages de poussière de Duchamp et les scribbles de Sol le Witt, entre les tenants de l’arte povera et les coulées d’asphalte de Smithson, entre l’élégance âpre d’Eva Hesse et les alchimies visuelles d’Ann Veronica Janssens ou Edith Dekyndt. […] Capucine Vandebrouck travaille avec des matériaux, des techniques, des méthodes dont elle ne maîtrise pas forcément les tenants et les aboutissants, comme s’il s’agissait de révéler les secrets de la matière et l’aura invisible des objets qui nous entourent, de rendre palpable ce qui échappe. La lumière, la chaleur, l’humidité, l’écoulement ou l’évaporation de l’eau sont autant de phénomènes naturels et immatériels dont elle accueille l’évanescence avec une bienveillance poétique. […] Elle tend d’étranges miroirs qui déforment ou perturbent le monde tel que nos sens le perçoivent […] Semblant suspendre le temps et le mouvement, l’artiste donne forme à des phénomènes invisibles ou insaisissables […] Elle ne nous propose pas de croire à ce que nous voyons, mais elle ne souscrit pas non plus à la doxa minimaliste du « what you see is what you see / ce que vous voyez est ce que vous voyez ». L’artiste suggère plutôt que ce qui se voit est aussi important que ce qui ne se voit pas, ce que l’ont sait aussi intense que ce qu’on l’ont tait. Marie Cozette Rome, janvier 2017 Extrait du catalogue Mirari, imprimé grâce au soutien de l’Institut français de Stuttgart.

Nicolas Couturier

Transformation des politiques publiques par le design et la production de formes plastiques. Une production plastique nous permettra d’approcher les lieux par le travail de l’image et de l’édition. Un travail de dessin et d’outils de représentation des espaces en collaboration avec le collectif g.u.i. et un groupe de travail sur la biodiversité en ville. Des dispositifs visuels impliquant des installations spatiales de permettant la manipulation et le jeu, dans la continuité du travail mené dans le projet Echauffement- Lecture. En tant que membre du collectif G.U.I. je réalise des projets visuels qui cherchent les relations de représentation du monde et l’interprétation des images. Je travaille ainsi le dessin et la typographie autant que des dispositifs techniques permettant de mettre les créations visuelles au centre d’un groupe de personnes, habitants, chercheurs, acteurs des territoires. Mon travail comprend alors, à travers une pratique de la collaboration, la création d’éditions, la documentation et la représentation visuelle en temps réel, à l’aide de technologies numérique actuelles autant que par l’utilisation de systèmes de fabrication artisanale et rapide, essentiellement collective et performative. Les représentations visuelles et leurs outils peuvent alors traduire des échanges que l’on pourrait qualifier de diplomatiques. Ces dispositifs, que nous proposons d’appeler des « diplomates visuels », participent à créer un espace d’action et de pensées collectives en rendant présent ce qui rassemble, en permettant, par ajustements successifs, la (re)formulation des intérêts des participant.e.s ou la composition d’un terrain d’entente. Je tente alors d’inscrire mes recherches aux abords de la sociologie visuelle et d’un art situé.

Aurélien Finance

Mon travail s’inscrit dans une exploration de la mémoire, des phobies et de  l’absurde à travers les techniques textiles. Je m’intéresse à ce que ces gestes  ancestraux comme le crochet, la broderie ou le tricot peuvent raconter lorsqu’ils  sont détournés de leur fonction utilitaire pour devenir un langage visuel. Chaque  f  il utilisé, chaque forme créée porte en lui une trace, un souvenir ou une tension  entre l’instinct et la raison.  Je cherche à révéler ce qui se cache sous la surface : des peurs irrationnelles,  des comportements absurdes ou des tensions enfouies. Les textiles, dans leur  fragilité et leur douceur, deviennent pour moi des objets transitionnels, des  formes qui oscillent entre le vivant et l’organique, le familier et l’étrange. L’absurde  m’intéresse particulièrement : il est partout, dans les cycles du quotidien, dans  nos réactions face à l’inexplicable, dans nos tentatives maladroites de donner un  sens à ce qui n’en a pas.  Les titres que je donne à mes œuvres font partie de ce processus. Ils sont des  fragments, des indices qui ouvrent une porte vers un récit ou une émotion.  Ils sont là pour guider sans imposer, laissant le spectateur trouver sa propre  interprétation.  Mon approche est également performative : je pense mes installations comme  des scènes, où chaque forme dialogue avec l’espace, les ombres et la lumière.  C’est une manière de faire parler les matériaux, de leur donner une présence qui  questionne nos propres rapports au temps, au souvenir, et à ce qui nous dépasse.  À travers ces œuvres, j’essaie de créer un espace où l’intime et le collectif se  rencontrent, où le fragile devient une force, et où l’absurde devient une clé pour  lire le monde autrement.  « Et voilà les bananes sont en chaussette.L’expérience  fait naître l’absurdité. Les os se cassaient par  cette performance.Entouré par la nature. L’émotion  se dessine. C’est la peur.[…] Je pense donc je  m’emprisonne, il se noyait dans ses costumes quand  tout à coup… jamais ne se réveilla. C’est alors qu’il  disait celui de hier ; n’ouvrez jamais une cuillère  à café avec un cutter, on ne perd rien de grave.»  ©Aurélien Finance 

Claudine Leroy Weil

« Puiser dans la terre, tendre vers le ciel Nous connaissons d’elle ses sculptures: des créations d‘une force lumineuse et élégante, offrant à nos yeux une retenue mystérieuse en même temps qu’une solide présence entre ancrage et mouvement. Les tableaux que nous montre Claudine Leroy Weil aujourd’hui révèlent à quel point son art peut se lire sous différents angles. Sa peinture expose une nouvelle dimension de son travail: des fragments intimes d’un cheminement autonome. Cette artiste suit sa voie avec persévérance et dévouement, confortée par la puissance de l’inspiration. » Sabine LUBOW, rédactrice, traductrice et journaliste indépendante Dans ma sculpture « les volumes se rencontrent et se tutoient » (Paul Ambille) . Dans ma peinture ce sont les corps qui se rencontrent, parfois se traversent ou se côtoient .Mon travail se nourrit tout autant de l’énergie vitale de la nature, la montagne où je vis, que des énergies et sensations corporelles liées aux arts énergétiques et à la danse. Ce qui me touche : la présence et l’espace entre les êtres, ce qui se joue entre eux, les liens visibles ou invisibles et l’histoire qui se tisse.

Sandrine Bringard

Mes formes anthropomorphiques en céramique sont des reflets de nous-même, nous qui évoluons dans un environnement à la fois réel et imaginaire. Avec la thématique du corps associée à celle de l’eau, je réinterprète l’art de la céramique part des détournements ludiques. Considérant l’humain comme une forme contenant morcelable, je dissocie chaque membre, jambe, torse, tête, organe, en lui affectant une identité précise et une intimité propre. L’eau substance qui nous anime et nous échappe. Elle s’appelle imaginaire, rêve, inconscient, matière pensante et nous entretenons avec elle un rapport ambivalent. Les paradoxes des proportions, des matières, des actions des personnages et des fonctions des objets sont les pivots d’une narration suspendues, qui invite irrémédiablement à délier nos imaginaires.

Stéphanie Convercy

Obsession de la série. le temps est limité la créativité devient mon champ des possibles. c’est avec une grande liberté que je me promène dans cet univers élargi de formes et de thèmes. pour les ateliers Ouverts 2024, présentation des séries : __ Madone la femme est une sainte  série III, __Cluedo mais qui a tué Madame Leblanc?, __femme en boite , __les oubliées, __petites peintures de la mode…

les fragments de vie se rassemblent, la poésie, la tragédie, le banal, la science, le spirituel sont invités à travailler ensemble nous ramenant à notre condition humaine, au théâtre de nos vies.

 

Sébastien Haller

Plasticien sculpteur né à Mulhouse, je pratique la sculpture depuis 1999. Je travaille le métal. J’ai démarré ma pratique artistique par la réalisation de tableaux en fils de fer qui racontent des histoires d’hommes, de femmes. Instantanés sortis de mes moments de contemplation du monde contemporain, j’aborde au fil des ans différentes techniques de travail du métal : d’abord des tôles découpées aux dessins précis et acérés, figuratifs et graphiques puis des pièces en acier découpées au laser. Depuis 2001, je réalise des sculptures en acier découpé thermolaqué ou en acier corten qui sont exposées, et certaines vendues partout en France. Mes sculptures souvent anthropomorphes, sont des invitations à se projeter ailleurs, à se détacher de la rudesse du monde pour le percevoir avec humour et poésie. La nature, le vivant, les hommes, les animaux sont des sujets récurrents dans mon travail. Je développe régulièrement des projets de commandes publiques et privés, aussi bien pour des architectes, promoteurs immobiliers, mairies, que pour des particuliers.

Mathilde Cochepin

Mathilde Cochepin est auteure-illustratrice et artiste sculptrice. Dans son atelier à Strasbourg, Mathilde écrit, dessine et sculpte des objets uniques inspirés de l’univers jeunesse. Le livre animé, qui est au cœur de sa pratique, s’articule avec une production de sculptures. Totems, crocos-tigres, canards-bananes, chauves-souris dodues… Mathilde développe un bestiaire graphique haut en couleur. Cette artiste participe chaque année à des salons, des foires et des expositions où elle expose son travail.

2022 • SALON RÉSONANCE[S], SALON EUROPÉEN DES MÉTIERS D’ART, FRÉMAA, PARC EXPO WACKEN, 67000 STRASBOURG.
2022 • TRESOR[S] ROUGE, EXPOSITION COLLECTIVE, GALERIE NICOLE BUCKFRÉMAA, 67117 HURTIGHEIM.
2022 • CARRÉ SCULPTURE, MARCHÉ DE LA CERAMIQUE CONTEMPORAINE DE GIROUSSENS (81), TERRE ET TERRES.
2022 • ATELIERS OUVERTS, BASTION XIV, RUE DU REMPART, 67000 STRASBOURG.
2021 • ST’ART, FOIRE EUROPÉENNE D’ART CONTEMPORAIN ET DE DESIGN, PARC EXPO WACKEN, 67000 STRASBOURG.
2021 • SALON RÉSONANCE[S], SALON EUROPÉEN DES MÉTIERS D’ART, FRÉMAA, PARC EXPO WACKEN, 67000 STRASBOURG.
2021 • EXPOSITION EN DUO, ESPACE ÉPHÉMÈRE 22.2, 25290 ORNANS.
2021 • ATELIERS OUVERTS, BASTION XIV, RUE DU REMPART, 67000 STRASBOURG.

Magali Hedouin

Illustratrice, je vous présenterai lors de ces ateliers, des » démones aquarellées » et des MicroCéphales* toujours aussi sympathiques ! * Créés en 2003, « Les MicroCéphales » sont, à l’origine, des personnages à grosse tête, évoluant dans des univers imaginaires ou réels. D’un style simple (mais pas simpliste), ils sont, aujourd’hui, le fondement de mon travail. Outils de prédilection : Aquarelle, plume, Rotring, Pantone…