Clothilde Garnier

Tisser, réparer,
Coudre le passé au présent,
Méditer l’instant.
La vie, notre vécu, notre environnement.
Fragiles.
Assemblées entre eux, ces petits fragments de vie,
sensibles ou éphémères,
viennent recouvrir, protéger.
Tissus vivants, objets de la mémoire.
Du fil, du cuivre, des fruits de la terre,
De la douceur.
Matières empreintes de notre histoire.
Plantes séchées qui ne meurent plus jamais.
Ce qu’il reste, inerte, et pourtant plus vivant que jamais.
Il faut du temps.
Répéter les gestes parfois indéfiniment.
Lâcher prise.
Avancer.
Ne plus se retourner.
Garder le cap, sans vraiment savoir où l’on va.
Pourtant, la forme apparaît, à un moment,
Doucement,
sûrement.
Elle s’impose.
La fragilité est devenue force.
Elle est devenue un tout.
La forme, si frêle, est devenue un corps.
En équilibre, elle tient debout.

Valérie Schott

Lors de mes dernières années d’études, le fil conducteur dans mes travaux artistiques était le corps et l’enveloppe corporelle. C’est toutes les significations de celui-ci à travers la sociologie, la philosophie qui m’ont fascinées … L’inspiration du corps et de son double est toujours à la base de ma création ; j’aime expérimenter différents matériaux : la peinture, le dessin et l’argile. Mon travail actuel s’est tourné plus précisément vers la céramique. Même si ce matériau demeure archaïque, il ne cesse de réinterroger nos propres origines. Il permet d’exprimer pleinement ses émotions, c’est un vecteur de recherches sans limite ( techniques et théoriques) pour celui qui veut explorer un monde à la fois intérieur et extérieur. A travers mes réalisations, je tente de faire fusionner des notions d’hybridation entre le végétal, l’organique et le minéral. Mes sculptures sont anthropomorphes , elles nous dévoilent des formes tout en rondeur évoquant des corps multiples. Elles sont devenues le réceptacle de nos émotions. Ce qui prédomine est la puissance de l’imaginaire…

Pascal Henri Poirot

PHP par Henry Cow (extrait)trad:Ruth Goodwin. Dés le début des années 80 ,et comme tant d’autres Poirot est un « sérial painter » Les  canapés ,les architectures,le chantier,les objets, le théâtre de l’atelier et ses acteurs, forment une fiction figurative ou le mythe affleure dés qu’ on le convoque et a la visite de curieux livres peints d’assez grands formats,des carnets de croquis anciens s’empilent dans la grande étagère de l’atelier et semblent nourrir la production Depuis je crois 2000 il peins la peinture du paysage , tout d’abord la ou l’archéologue termine son travail de découverte au pinceau :dans le livre « l’ocre du lœss » ,puis avec les Vosges ,curieusement d’après des décors de théâtres parisiens de la période 1870-1914, la ou apparaît le mythe de la « ligne bleue » , enfin il attaque maintenant une série nommée « Austral » motivée par un périple en 1996 dans le désert australien et la rencontre avec les artistes des antipodes. Les échanges et des résidences en Australie puis en Nouvelle-Zélande se poursuivent avec les séries en cours (Execution..etc) Un travail avec la ruche et l’abeille (,L’arbre-rucher,l’alvéole) commence également en 2010 sur le chemin des passeurs…

Pinto

Pinto travaille divers matériaux, il marie les éléments, le bois, le métal, le cuir, la pierre et à partir de là, la fusion mystérieuse se produit, l’énigme de la création investit l’espace. Un dialogue s’instaure avec la matière. Cette matière que l’on croit inerte est bien vivante, il faut savoir l’écouter, lui parler, la comprendre, établir un climat de confiance avant de la soumettre à la forme, il faut en faire sa complice. Car si l’osmose n’est pas là la matière ne se livre pas, elle résiste, s’esquive! Le secret est de partir de l’ordinaire pour aller vers la beauté sublimée.

Claire Guerry

C’est l’univers du léger, de l’aérien et du blanc, à l’image de la colombe, qui est au centre des travaux de Claire Guerry. Les installations de plumes blanches in situ, donnent à s’ouvrir vers l’infini, la vastitude, un sentiment de plénitude et de paix quelle cherche à transcrire. Par les peintures en techniques mixtes intégrant des éléments naturels tels que pigments, poudres végétales ou minérales, sables, œuvres en verre, planisphères célestes, elle aime montrer une perception des réalités à la fois multiple et simultanée. Touchée par l’art pariétal et dans l’esprit des arts amazoniens, les images, pour elle, « disent quelque chose et agissent aussi comme une sorte de ‘transformateurs d’énergie’ » et entraîne un processus ontologique de transformation voire de métamorphose.

Fredj Cohen

Fredj Cohen est un artiste qui œuvre actuellement à l’ouverture des esprits au beau, à la beauté des choses et des êtres. Son leitmotiv dans ses toiles, ses sculptures, ses installations, quoique silencieux, est cependant perceptible à nos sens. Il appelle à une forme de renaissance à nous-même par le biais de la reliance à notre état d’être profond, on pourrait dire premier. Cette mémoire des humains est une transfiguration de notre état d’êtres incarnés sur terre. Tout à coup l’appel est là, celui de s’arrêter, de contempler. Cet appel a une résonance intérieure, pour le moins vitale. Elle nous appelle à nous remémorer ce que nous sommes et comment nous sommes faits : de bois, de pierre, de terre, d’eau, d’air, de feu harmonisés comme par magie par la nature et habité par le souffle de vie.

Marie Freudenreich

Peindre, c’est un peu comme apprendre la mécanique. Démonter la réalité(ou l’ illusion), étaler les pièces devant soi, essayer en se grattant la tête de comprendre comment ça marche. Ensuite remonter tout ça. La plupart du temps on se trompe, abîme une pièce ou la remonte à l’envers. après tout c’est la panne qui révèle…

Simone Adou

Artiste :

(latin médiéval artista, du latin classique ars, artis, art)

 

Notre vie est un Sacerdoce.

L’atelier est notre champ de bataille.

Ouvrir notre atelier ce n’est pas juste ouvrir une porte pour laisser entrer le public.

Ouvrir son atelier c’est donner à voir l’Intime du processus de la création, les étapes antérieures de fouille, de petits riens, d’affirmations et d’hésitations.

C’est partir en hors-piste dans le Foutoir de l’atelier avec ses sentiers d’expérimentations aux embranchements multiples et incertains, c’est faire vibrer des oeuvres-foetus en pleine gestation ou en mutation, c’est pénétrer dans notre chemin de vie où risque et mystère sont omniprésents.

 

Ouvrir son atelier c’est une invitation à un voyage personnel.

Isabelle Wenger

Pour moi, chaque ligne tracée, chaque espace exploré, chaque ensemble découvert reflète mon univers unique. Travaillant sur une variété de supports — toile, papier, cristal, métal (argent) — je vous invite à plonger dans un monde où l’interprétation et l’appropriation sont infinies. Mon art ouvre la porte à une expérience personnelle, permettant à chacun de s’y retrouver et d’en faire sa propre histoire.