Anne Gerlinger

Il y a une petite dizaine d’année, un besoin d’évasion au cœur de la nature m’a plongé dans la photographie. Le souci du détail, du fait d’une pratique du dessin, m’a très vite orienté vers la proxiphoto. Cela m’a permis d’ouvrir les yeux sur un monde minuscule que j’ignorais et que je découvre chaque fois un peu plus. Régulièrement, je m’essaye à d’autres techniques. Le monde de la photo étant tellement vaste, il est stimulant d’en explorer toutes ses facettes. Que cela soit dans la nature ou le milieu urbain, je prends le temps de m’immerger. Ce qui m’importe, c’est de traiter chaque thème avec exigence, de façon créative et adaptée à chaque sujet pour tenter d’en révéler la quintessence. Aujourd’hui, la photographie occupe la majeure partie de mon temps libre.Inscrite dans un club photo depuis 2013, je participe régulièrement aux concours de la Fédération de Photo. Récompensée à plusieurs reprises dans les concours régionaux et Nationaux, j’ai été diplômée de la FIAP (Fédération Internationale de l’Art Photographique) en décembre 2019.

Anne Hudelot

Ma passion pour la photographie est née avec celle des voyages qui ont commencé dès mon plus jeune âge. J’ai bourlingué dès ma naissance à travers toute l’Europe grâce à des parents avides de culture et de découvertes. Plus tard je suis partie, sac à dos et transports locaux pour être au plus près des populations.
Mon travail photographique s’est naturellement tourné vers les portraits et la photo de rue au grés des rencontres faites à travers le monde. L’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Australie et surtout l’Inde qui m’a profondément marquée.
Capter l’instant, l’émotion furtive d’un moment, d’un regard, d’un sourire; voilà ce qui inspire mes clichés. Ce sont ces rencontres et la découverte des différentes cultures qui sont au coeur de mon travail photographique. Chaque cliché a une histoire particulière chargée d’émotions.

Patrick Jacques

« J’essaie plusieurs formule sans pour autant réussir à grandir. Je reste dans l’impatience de voir et revoir se dénuder l’ombre portée de mes intuitions »

Géraldine Joët

Je travaille et je vis dans le même quartier à Strasbourg.
Je travaille l’image en peinture et en photographie. J’aime faire dialoguer les deux pour construire mon univers. La plupart du temps je peins ce que la photographie me raconte et je prends les photographies qui me parlent de composition picturale. Une sorte de récit s’ensuit, comme un dialogue entre les images, le passé et le présent.
Dans les deux cas le cadrage et la couleur sont des données essentielles, me permettant de faire dire à l’image ce qui me traverse. De focaliser le regard.
J’expérimente beaucoup pour faire naître mes envies aussi bien dans la forme que dans la technique que je m’applique à travailler. Ayant débuter en tant que danseuse , mon rapport au corps est très fort dans la manière appréhender la création. Le toucher, la texture, la sensation et l’engagement physique me
guident dans un premier temps puis la technique et la recherche du projet se mettent en place.

Damien Lemercier

Damien Lemercier développe un travail situé entre la lumière, la photographie, le cinéma et la vidéo d’art. Il interroge notre réaction au passage du temps, à la déshérence et à l’étrange confort qu’apporte la nostalgie. Influencé par la maniéré dont les peintre de la renaissance rhénane ont traités ce thème des « vieux amants » à « la jeune fille et la mort », il le transcrit dans un univers personnel, vestige présent d’un autre temps, désindustriel.

François Tresvaux

La cause de la lumière
(extrait)
On voit dans ces photographies des masses de noir ou de gris qui rappellent les corps stellaires, parsemées de trouées ou de taches qui sont comme des corps de métal joyeusement soumis à l’attraction d’un puissant aimant. Leurs directions sont indécises, ils vont et viennent, cherchant l’assentiment d’un autre corps, ou le hasard d’une rencontre, pour proliférer dans d’autres formes.
Ce faisant, ils manifestent que leur état est de passer, c’est-à-dire de durer, et donc de se modifier.
Il s’agit de photographies abstraites : ce que l’on voit est comme le récit porté au jour, sa transcription, du lent travail d’érosion, de creusement et de morsure que la chimie impose au papier. Comme dans la gravure, ce qui est destiné à apparaître doit d’abord profondément s’enfoncer dans l’obscurité de la matière. Ainsi s’illustre ce que la photographie partage avec la peinture, son secret originaire, et sa distinction par excellence : comme les racines de l’arbre qui
se développent symétriquement par rapport à ses branches et dans la même durée, peinture et photographie développent dans leur fond quelque chose comme une réserve, ou une mémoire, disponible à l’avenir de ce qui se déploie sous nos yeux, que cet avenir soit celui de l’œuvre ou ce qu’en fait le spectateur. Le lien qui unit la face cachée à celle apparente s’appelle la technique, mais une technique prise dans le mouvement de l’aller-retour, de l’une à l’autre, comme la sève qui monte ou descend selon la saison. C’est pourquoi la technique doit être pensée à la fois comme mode d’inscription et mode de révélation. Elle est l’outil nécessaire pour qu’une forme soit et s’accomplisse, une « servante au grand cœur » ; mais ne s’abolissant pas tout entière dans le service de la forme, une part d’elle subsiste qui reprend son indépendance et retourne à sa tâche
propre, celle de la maturation du matériel déposé dans le fond et qui s’accroît ainsi de ce que la forme n’a pu retenir. Tel est son mode particulier de désœuvrement (à la différence de la déconstruction) dont l’action des fluides chimiques est l’allégorie.
Il s’agit aussi de photographies figuratives : un arbre, justement, sert de point de départ, puis creusé, érodé par l’action de la lumière que redouble celle des acides, il mute soudain dans une autre espèce et donc un autre dessin : cela peut être le fourmillement des bacilles dans un bouillon ou les galeries hasardeuses des vers dans la terre.
Il suffit de lire la description des techniques et produits employés par François Tresvaux pour que viennent immédiatement en mémoire les anciens traités de peinture, du moine Théophile ou de Cennino Cennini. On y parle de gélatine, de bromure, de sel d’argent.
François Tresvaux dit de ses photos : « rien d’autre que quelques grains d’argent emprisonnés dans une gélatine de peau de porc. »
Nous n’en avons pas encore fini avec le corps.
Christian Bonnefoi

Oscar Hache

Feu son cher père l’initiant à la photographie et aux burlesques des bons jours très tôt dans son enfance, Oscar Hache décide d’étudier le cinéma à l’université paris XIII Vincennes Saint Denis. Il prolonge sa découverte des pratiques photochimiques du cinéma normal ou différent (par opposition au cinéma industriel) au sein d’un atelier-laboratoire pour le cinéma analogique à Strasbourg, Burstscratch, avec lequel il travaille pendant cinq ans.
Les quelques films qu’il y a produit, les deux premiers Films du dés-apparaître, ont été projetés à travers l’Europe dans différents festivals et événements d’ampleur Undergound, à Paris, Berlin et même aux States.
Aujourd’hui lassé des fonctionnements collectifs, Oscar a installé un petit atelier-labo individuel chez lui pour approfondir et affiner sa pratique du cinéma, de la photo, et de ce que l’on peut trouver dans l’entre-deux; c’est Le Dépoli.

Etienne Quoirin

Etienne Quoirin, né en 1974. Amoureux de la nature et des grand espaces.Je découvre le plaisir de photographier lors de randonnée montagne et de course de haute montagne. Photographe de paysage avant tout, Je ne boude pas d’autres domaine photographique : Portrait, reportage, voyages, rues …La photographie est toujours l’occasion d’une rencontre avec l’autre, avec une lumière ou un lieu. Je photographie à l’instinct, cherchant le moment et la lumière qui fera l’image, celle que j’ai dans la tête.

Louis Lezzi

Né en 1961 et pur fruit de la culture audio-visuelle depuis 1982 et spécialiste des techniques de l’Image, je décide d’adopter le média photographique voilà une vingtaine d’année pour tenter d’exprimer l’inexprimable : La recherche de l’âme à travers la matière et le corps…Lors de mes quelques interventions au CUEJ de Strasbourg, Je commençais mon premier cours par cette phrase : « Sans lumière, pas d’image. Sans objet, pas d’image ».Cette phrase pourrait résumer à elle seule, l’importance de la lumière et de l’humain dans mes recherches photographiques, que ce soit en studio ou en lumière naturelle.