Oscar Hache

67000 Strasbourg

 

Dernière participation aux ateliers ouverts
2015

 

Techniques

  • Photographie
  • Vidéo

 

contact

3 rue martin bucer

67000 Strasbourg

oscar.weiss@gmx.fr
tél : 06 02 35 00 46

 

    Présentation

    Feu son cher père l’initiant à la photographie et aux burlesques des bons jours très tôt dans son enfance, Oscar Hache décide d’étudier le cinéma à l’université paris XIII Vincennes Saint Denis. Il prolonge sa découverte des pratiques photochimiques du cinéma normal ou différent (par opposition au cinéma industriel) au sein d’un atelier-laboratoire pour le cinéma analogique à Strasbourg, Burstscratch, avec lequel il travaille pendant cinq ans.
    Les quelques films qu’il y a produit, les deux premiers Films du dés-apparaître, ont été projetés à travers l’Europe dans différents festivals et événements d’ampleur Undergound, à Paris, Berlin et même aux States.
    Aujourd’hui lassé des fonctionnements collectifs, Oscar a installé un petit atelier-labo individuel chez lui pour approfondir et affiner sa pratique du cinéma, de la photo, et de ce que l’on peut trouver dans l’entre-deux; c’est Le Dépoli.

     

    Parcours

    Suivant les méandres d’une passion pour l’image, quasi charnelle, Oscar s’est orienté de façon intuitive et spontanée vers l’intriguante magie des grains d’argent. Les arcanes thématiques de sa pratique se sont échafaudées la suivant, cette passion édifiée pas à pas, à tâtons dans la nuit comme on amoncèle en secret les éléments d’un complot; un complot noir et rouge.
    Il faut que l’oeuvre s’explique elle même comme l’on fait son autocritique, il faut qu’elle parle la langue universelle des peuples qui se comprennent, il faut qu’elle soit simple il faut qu’elle soit belle il faut qu’elle se passe d’oripeaux, et encore et toujours, qu’elle puisse inventer des possibles et qu’avec elle, on ne s’ennuie pas (trop).
    Cette façon d’embrasser un art concède son origine à la marque d’une philosophie politique qui nie la séparation existant entre les différents facteurs de productions. Il faut réfléchir il faut penser il faut théoriser et surtout il faut faire; se lever le matin et enfiler un bleu. Il n’y a pas de place pour le dilettantisme dans un atelier, ni pour le diktat d’aucun capital, qu’il soit économique ou social ou même moral ; Aucun seigneur pour aucun cerf pour aucun droit de cuissage d’aucun genre.
    Faire des images c’est un travail au cours duquel il faut chérir avec les yeux mais aussi avec les mains; Les images il faut les toucher les sentir les tenir les serrer contre soi comme on serre ceux qu’on aime, manipuler tripoter caresser le corps gélatineux ondulant de celluloïd des films. Voilà comment je la vois la création des images, c’est un ininterrompu coït photochimique qui couine doucement au rythme des bobines qui tournent et des gouttelettes de révélo qui se plic et se ploc amoureuseument dans le fond des bains.
    Outre le rapport privilégié à la matérialité des images et au politique, que ce soit au cinéma ou en photo, Oscar travaille inlassablement les mêmes thématiques. Ce sont celles du Quotidien qui se répète, des formes qui se ressemblent et de tout ce qui nous emmène du même au différent par effet de glissement presque imperceptible, les métamorphoses progressives ou l’animalité des êtres et de leurs conditions sociales se révèlent doucement, ou le défini devient l’indéfini, le mouvement, fixité, l’abstrait, concret, et bien sûr, le négatif, positif.