Architecte de formation je m’intéresse depuis mes années d’études au montage photographique. Créées à l’origine pour la représentation architecturale, ces compositions digitales ont évolué au fil du temps ; glissant ainsi vers des images où l’architecture disparait pour laisser place au paysage, où la trace de l’Homme s’amenuise au profit d’une nature vierge, colossale, et « submersive ». Empreinte d’inspiration romantique, mes « images composites » représentent le plus souvent la nature toute puissante, mystérieuse, où l’Homme doit – dans ce siècle plus que tout autre – réapprendre à trouver sa place.
Artiste photographe autodidacte, je fais de la photo depuis mon enfance. L’image et tout particulièrement le message véhiculé par celle-ci m’a toujours passionné ; se traduisant d’abord par la photo puis la peinture pour revenir à la photo de façon plus sérieuse. Je me suis mis récemment à créer mon entreprise en temps qu’auto-entrepreneur.
Ma recherche artistique se porte sur le thème de l’effacement progressif de l’individualité au profit du matériel pour le compte d’un nombre restreint de décideurs…
La valeur humaine dans nos sociétés ne cessent de décroître, c’est pourquoi j’essaie par ce travail de mettre en image et de dénoncer ce mal croissant écrasant l’être humain…
Mais mes images parlent aussi de cet instant passé qui caractérise la photo, ce présent au moment de la prise photographique qui devient passé gravé pour l’éternité sur du papier, ainsi que de notre disparition et des traces que nous laissons derrière nous…
Bref mes photos parlent de tout ce que votre regard et vos pensées glanerons sur elles….
Diplômé de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Dijon
Enseignant en graphisme/image/communication au Quai école d’Art de Mulhouse
Conseil en communication et dirigeant d’agence à Mulhouse. Retraité.
Une vie professionnelle passée dans la communication, l’image, le graphisme,
après une formation reçue dans une école d’Art, a forcément une influence sur ma propre
perception de la photographie.
A l’époque des sites de liens sociaux, des smartphones où seul un index valide
suffit pour faire une photo, il est utile de se poser la question du statut d’une image
photographique aujourd’hui.
Est-elle objective ? Le message photographique est-il un message codé ?
Poser la question, c’est déjà y répondre.
Entre l’émetteur et le récepteur, il y a un filtre. Et ce filtre c’est l’auteur. Le
photographe filtre ses images pour les restituer à son public. En ce qui me concerne, mon
filtre est fait de ma culture, de mon passé, de mes convictions, de mes doutes et de mes
engagements.
Pour moi, la photographie est plus qu’un document. Elle fonctionne comme un dialogue,
un échange entre le photographe, les personnes photographiées qui ont participé au
projet et le spectateur.
Aujourd’hui, je questionne principalement la société et son cadre de vie.
Jeu entre les espaces, les temps, les gestes et la lumière. Hasards?! Accidents volontaires. Mouvements croisés, complices ou contrariés. Danser l’impalpable pour le mettre au jour. Capter, saisir, attraper au vol. Briser le temps en éclats. Effilocher la matière, filer les chairs, tisser une autre forme, d’autres sens. Accélérer dans l’immobile. Apparaître en s’effaçant. Fondre dans le geste, jusqu’à l’abstraction, la disparition.
Photographe dans différents domaines
Paysages, nocturne, macro nature, industriel, post industriel, paysages urbain, photos de rue, événements et studio, mise en scène ou mise en situation.
Née le 14/07/76
Professeur Agrégée d’Arts plastiques en collège et à la fac d’Arts plastiques.
Peintre de formation, je viens m’exercer au dessin anatomique dans l’atelier pour faire mes gammes. J’utilise diverses techniques telles que la mine de plomb, l’encre, l’aquarelle que je mixe parfois entre elles. C’est bien souvent l’anatomie propre du modèle qui m’impose une technique adéquate pour le représenter.
Par ailleurs, ces nus se sont imposés dans ma peinture récemment et les corps s’enlacent dans un entrelacs pictural à la frontière de figuration et de l’abstraction. Sorte de cartographie linéaire des corps immergés dans la masse picturale.
J’ai également une pratique photographique de poésie du quotidien, un regard particulier sur les choses qui m’entourent. J’aime relever la beauté partout où j’en décèle, révéler à ceux qui ne l’ont pas vue un instant, un détail, une matière.
A la cime des yeux
Nathalie Savey est une promeneuse. En préalable à ses photographies, elle
choisit un itinéraire sur une carte, marche, observe, attend puis déclenche.
Dans son viseur, la nature est ramenée à ses éléments primaires : l¹eau,
l¹air, le végétal, le minéral. Ce ne sont pas des photographies de paysages
qu¹elle propose : le pittoresque, le sublime sont absents de ses images dans
lesquelles la réunion d¹une nature objective et d¹une intime sensation joue
sur la part d¹illusion que génère parfois le réel. Ainsi le rocher se
transmute en montagne, la photographe se fait alchimiste(..)
Héloïse Conesa
Conservatrice de la photographie contemporaine de la Bibliothèque Nationale
de France (BNF)
Extrait du texte publié du livre Nathalie Savey édition l’Atelier
Contemporain
C’est en Polynésie française que Gérard a pris acte de la fragilité de notre environnement, de son aspect éphémère, et c’est aussi en ces lieux couleurs d’éden qu’il fait une rencontre essentielle, avec un artiste polynésien, une révélation comme une évidence qui s’impose à lui : créer…
A partir de cet équilibre ténu entre l’homme et la nature, il appréhende diverses techniques de travail, explore et transforme les matières, telles que, le plastique, le carton, le métal, le bois, le fil…
Gérard, dès lors, crée, un plaisir comme une nécessité ; il transcende émotions et sensations afin qu’elles deviennent le prolongement de ses mains, toutes entières dévouées à la tâche artistique.
Il découvre une multitude de matières naturelles, végétales et minérales, qu’il expérimente comme un « cherchant » permanent, il y associe son savoir-faire de menuisier/ébéniste et le teinte de culture polynésienne.
Gérard participe à la mise en oeuvre de l’art contemporain polynésien et créé une collection de luminaires, mobilier et sculptures.
Ainsi, depuis plus de vingt ans, et de retour en métropole, son travail de création et de recherche s’articule autour des rebuts industriels ; il active le lien entre la précarité de notre environnement et la nécessité d’en valoriser le continuum, en donnant une seconde vie aux déchets ultimes, toujours en adéquation avec sa volonté de prolonger la vie des matières.
Aujourd’hui, il crée des œuvres monumentales éphémères, en non-tissé (fibre synthétique, déchet ultime), au sein de l’espace public ou en pleine nature, tout en s’adonnant avec passion et technicité à la photographie et la sculpture.
Il forme avec Jacqueline un binôme d’envergure reconnu au fil de leurs expositions européennes.
Faire du beau et du grandiose avec du déchet, le leitmotiv créatif de Gérard.
Je pratique un technique particulière, qui est le photogramme, dont le résultat est une photo mais sans utilisation d’un appareil. Ce n’est pas une image virtuelle issue d’un ordinateur (bien qu’un certain travail y soit effectué) parce que au départ, il y a un geste artistique : un morceau de matière plastique (transparent) est soumis à de la lumière polarisée, ce qui provoque de l’irisation et de la création de couleurs. La manipulation de la matière à la recherche de la forme et des couleurs parfaites est le geste créateur.