Benoît de Carpentier

En 1994, vivant en milieu rural, ma pratique photographique s’est orientée vers l’espace du paysage naturel. Je cherchais une concordance topographique entre l’intériorité et le monde visible extérieur. J’étais à l’affût d’éléments architecturaux naturels pouvant susciter une idée de passage entre les deux. Puis j’ai déménagé en milieu urbain. En l’absence de l’espace naturel, je me suis interrogé sur le paysage dans ce nouveau contexte. J’ai alors ouvert mes livres de peintures sur la table de mon petit déjeuner et j’ai observé comment l’espace pictural d’un peintre côtoyait l’espace contemporain de mon quotidien. Une œuvre picturale pouvait faire office de fenêtre et de passage vers l’imaginaire à partir de mon espace bien tangible et ordinaire. J’ai alors photographié l’espace de la peinture juxtaposé à mon espace immédiat (« Scène primitives» 2005-2008). Depuis, je reste attiré par cette confrontation de l’espace de l’image à celui de notre quotidien, notre espace tridimensionnel, et à différentes matières ou ambiances. Mon intention est de m’approprier la production d’un peintre en créant par le biais de la mise en scène, une image revisitée. Les peintures revisitées, par la mise en scène et l’acte photographique, sont puisées dans le patrimoine mondial de la Peinture. L’usage de l’objet et de matières statiques ou en mouvement, aux côtés de l’image picturale, crée un espace hybride, moins défini, plus flou, qui ouvre le champ sensoriel et signifiant. Cette composition permet au spectateur d’éprouver et de s’immiscer dans l’image, de créer un nouveau point de vue, imaginaire. Dans la série Rêves de printemps (2014), puis « Ladies and Gentleman » (2016), j’ai aimé confronter d’une manière directe, et sans manipulation numérique, l’espace pictural à notre espace contemporain et ses objets. Je cherche à créer un troisième espace où peinture et photographie associées déclenchent un événement poétique et une nouvelle perception de l’œuvre citée.

Moussa MOUSSA

Artiste et designer.

Né au Liban, vit et travaille entre Paris et Mulhouse.

Ses problématiques de recherche s’articulent autour de deux grands axes : la foule et l’ornement.
Ses projets interrogent nos modèles et habitudes de consommation en transformant le consommateur en designer.
Ses objets sont issus d’une création collaborative, dans une démarche de design participatif, une alternative critique à la production industrielle.
Un design d’objet modulable utilitaire aux formes ornementales.
(meubles de rangement, étagères, parois, bibliothèques, luminaires …)
Un objet-sculpture hybride entre art et design, dessiné et découpé numériquement, à assembler dans différents matériaux selon nos désirs et nos besoins, pour composer des motifs dans nos espaces de vie.
Ces produits sculpturaux empruntent à la nature et à l’histoire un langage ornementale en de multiples dimensions et de multiples facettes, comme si les pièces pouvaient se propager et proliférer.

Nathalie SINGER

« Ma passion des voyages me fait constamment sortir des sentiers battus, cherchant l’insolite au détour de mes pérégrinations. Je capture ces instants par une prise de vue, mes émotions se traduisent par quelques coups de crayons, je pêle, je mêle photos, croquis, esquisse et collage au gré de mes états d’âme dans mes carnets de voyage. »

Enrique FONTANILLES

Artiste multimédia – du mot à l’image mouvement, en passant par la musique, la performance, l’installation et la pédagogie – Enrique Fontanilles met souvent la doigt là où ça fait mal. Par exemple avec la reconnaissance faciale qui ne semble trop nous inquiéter, en tout cas pour l’instant. Pourtant, des applications de plus en plus sophistiquées vous reconnaissent sur des images des plus mauvaises qualités pour établir des liens avec n’importe quelle base de donnés. Au fond, ce n’est qu’une question de peux de temps pour qu’une base de donnés globale soit établie et que tout individu soit repéré n’importe où dans le monde, suivant la logique de toute dictature : chaque citoyen est tout abord un suspect !
« J’aime imaginer ce que nous allons inventer pour passer inaperçus et surtout non reconnaissables, afin de continuer à faire ce que nous voulons : ni vu – ni connu » commente l’artiste.
Texte: Joerg Bader, Directeur du Centre de la Photographie Geneve CPG

Marc Thebault

Né à Saint Brieuc, Côtes d’Armor en 1957
Artiste, sculpteur, professeur des E.N.S.A.
Enseigne à L’Ecole des Arts Déco de Paris
Vit et travaille à Mulhouse.

 

Sarah FAVRAT

Puisant une inspiration et une énergie dans la nature et l’environnement qui nous entoure, ma recherche artistique m’emmène dans différentes expressions de l’image. Passionnée par l’architecture humaine et naturelle, j’aime mettre en résonance différentes techniques pour exprimer une vision poétique de la réalité.

maxime Loiseau

Maxime Loiseau : photographe depuis sa jeunesse, parti d’Alsace, Maxime promène son appareil photo aux quatre coins du monde. Son travail est une réflexion sur le réel et sur l’art. Ses photographies et objets surprennent, rencontres improbables, assemblages insolites dont la poésie et l’humour, teintés parfois de mélancolie ou d’ironie, font la force.

Citation de Jo Vargas, peintre
« »On ne sait pas ce qu’on va peindre comme on ne sait pas ce qu’on va rêver.
Après on peut le raconter mais on en oublie une partie. »
Jo Vargas

AU FOND QUI SAIT CE QUE JE FAIS ?
Cela fait très longtemps que je fais, à la fois, de la photographie et des collages, et du « robinsonisme » : je vis dans mon île.
Cette insularité particulière produit aussi une illusion bizarre qui me dessert : je pense que tout le monde sait quand même ce que je fais ; la puissance de ma pensée traverserait les airs… ha ha ha!
Je communique quand même, mais je préfère écrire ; j’écris plus que je ne visite ; faut dire que l’île n’est pas bien desservie…

Jordan Grosse

Mon travail aborde les thèmes du paysage, du déplacement et de la rencontre. Suivant l’environnement dans lequel je me trouve, des formes vont venir attirer mon attention. La photographie m’aide à comprendre la composition de ces formes : rapport de masse, construction de la ligne, soin des couleurs. Face à la photographie, la sculpture est une manière de prolonger mon regard en donnant corps à ce dernier. Les matériaux utilisés sont : le bois, le plâtre, la résine et le papier. Sculpture et photographie s’articulent ensuite dans l’espace et deviennent ensemble l’écriture d’un nouveau paysage.

Nina Ferrer-Gleize

Le travail de Nina Ferrer-Gleize se partage entre la photographie, l’écriture, l’édition et l’étude théorique ; ces différents mediums sont autant
de langages à faire se rencontrer. Elle confronte la poésie et la photographie autour de la notion de paysage et de ruralité..
Elle enseigne depuis septembre 2015 à l’École Supérieure d’Art d’Épinal ; au sein du pôle théorique, elle propose des questionnements qui visent à faire se toucher art, littérature et sciences humaines.
Nina Ferrer-Gleize a exposé à la Galerie Lillebonne, à Nancy, au Syndicat Potentiel, à Strasbourg, au Musée de l’Image, à Épinal, et à la Kunstverein Bitcherland/Artopie à Meisenthal. Elle écrit également des textes pour des artistes, ainsi que pour des catalogues d’exposition. Elle intervient régulièrement au sein de colloques ou de séminaires.

Jean-Luc Boutard

Faire danser la pellicule, regarder à hauteur d’enfant, rafraîchir le débat politique avec quelques traces de colle… Autant d’expériences insolites auxquelles vous convie ce photographe.