Juliette Faye

Il paraitrait que la grand-mère de Sartre eût pour habitude de rappeler « Glissez, mortels, n’appuyez pas. » C’est sur ce conseil que je favorise la taille douce avec eau forte et aquatinte pour ce qui est de ne pas appuyer, en glissant plutôt sur le vernis, et que j’explore un univers imagé entre fantasmagorie et vanité, plongé dans un bain d’existentialisme acide, pour ce qui concerne les mortels. Ma formation de Designer Textile, loin de me convertir tout à fait au design, m’a menée à développer et complexifier mon goût certain pour la recherche de l’accord coloré parfait, de la composition absolue, et de la matière totale, ainsi qu’à ajouter un brin d’équilibre dans la célèbre balance en injectant de l’ordre au chaos de mes pulsions créatrices.

Agnès Weill

Mon travail est une exploration récurrente de la couleur, une expérimentation de superpositions, de juxtapositions, de transparences. La réalité n’est qu’un point de départ, prétexte à faire infuser et diffuser les couleurs. J’aime travailler vite, de manière « jetée », peindre des séries en parallèle parce qu’il faut explorer tous les possibles. Mes gestes tantôt amples, tantôt saccadés font se confronter et s’accorder (parfois, j’espère) taches et graphismes. En peinture, j’utilise des pigments et une émulsion (dite de Wacker), à la recherche de transparences. Parmi les infinies possibilités techniques de la gravure, j’aime le bois « à plaque perdue », avec ses superpositions de couleurs, ses passages successifs plus ou moins bien calés, comme autant d’occasion d’accidents. Sur le zinc, je pratique l’aquatinte et l’eau forte, façons de continuer mes recherches sur les rapports entre lignes, valeurs et textures.Dans mon musée imaginaire j’ai déjà mis : les ciels d’Eugène Boudin, les fenêtres (ouvertes) de Pierre Bonnard, les gravures sur bois de Munch et … beaucoup de peintures de Per Kirkeby.

Véronique Moser

Le travail artistique de Véronique Moser se nourrit des contradictions de notre époque mais aussi de leur charge poétique. La profusion des informations, des objets, des statistiques et d’événements sensationnels agissent en permanence sur notre quotidien et le rendent multiple.  Sa pratique artistique raconte ou conte cet état des choses :  Amasser, accumuler, collectionner, thésauriser pour finalement jeter… nous rend paradoxalement fragiles et déraisonnables. Cette constatation est le socle de son travail. Suivant ses projets et leurs contextes elle présente des installations, des dessins, des monotypes et de la photographie. Une constante, l’emploi du papier et l’utilisation du petits formats, qui, présentés en nombre nous renvoie à la surabondance matérielle produite par notre société et incarnent notre fragile relation au monde.

Caroline Paulus

La photographie est devenue sérieuse pour moi au courant de l’année 2010. Depuis, je ne lâche plus mon appareil photo. D’abord séduite par les détails de la vie quotidienne, j’ai rapidement joué avec les effets de bokeh qui sont toujours très présents dans mes photos. C’est ce qui définit mon style et ma manière d’approcher la photographie. Après avoir beaucoup utilisé la couleur, avec une dominante de tons sépia, j’explore maintenant le noir&blanc. Je travaille actuellement sur 2 projets dans ce sens. Dans la série intitulée « Silhouettes » j’ai volontairement défocalisé à l’extrême, ne laissant que la « structure» de mes sujets. Le noir et blanc renforce cette impression minimaliste. Même si mon appareil est numérique, j’ai utilisé des objectifs de l’ère argentique à grande ouverture permettant les meilleurs rendus. Le deuxième projet intitulé « mains d’artistes » part à la rencontre de divers artistes ou artisans de la région et raconte leur travail au travers de leurs mains. Le but est d’obtenir, après la session photo, une image, toujours cadrée au carré les représentant au mieux. Une première série a été présentée dans le cadre de Strasbourg Art Photography (mars 2018) et dans un atelier au cours des JEMA (avril 2019

Nathalia Wespi

La synagoge semble être placer dans une lumière particuliere . Une lumière qui montre autant le délabrement que la poésie de cet édifice, qui est visiblement marqué par l’age, mais dégage encore quelques chose d’oniriques et magique. Mais la lumière ne montre pas seulement lumière, mais aussi l’ ombre, l’âge, le changement_ une transformation. Dans ce sens le bâtiment laisse un héritage. L’ombre ne doit pas forcement être sombre, est plutôt une empreinte et c’est lui, qui déplace le éclairé dans le centre.
Nous aimerions explorer ces pensées sensuelles et éphémères. Nous sommes intéressés par L’histoire, la substance et la poésie de la matérialité qu’un tel bâtiment porte en soi. A travers différentes settings installatives, performatifs et lyriques nous voulons mettre le bâtiment au centre et conciennement illuminer certaines choses ou délibérément mettre à l’ombre. Dans un processus continu nous développons également des arrangements éphémères et apparemment temporaires. La synagogue comme lieu saint devrait devenir un temple, un temple pour la lumière sensuelle et l’ombre réfléchie.

Regina Simon

lebt und arbeitet in basel . mal- und fachklassen der kunstgewerbeschule basel. unterricht von lenz klotz, walter bodmer, renè acht und martin christ. leben mit kunstschaffendem alain simon; – gemeinsamer sohn. mitarbeit bei fotographischen und installativen arbeiten. studienaufenthalte in paris, kanada-und usastudienreise. langjährige erwerbstätigkeit als kindergärtnerin. radierungs- und hochdruckkurse bei rita kenel , krassimira drenska-wirz (fhbb) seit 2003 selbständig künstlerisch tätig und erste ausstellungen. seit 2014 div performances zum thema grundstrukturen und vergänglichkeit. Seit 2012 bin ich SGBK vicepräsidentin der sektion basel und ab 2018 vorstandsmitglied der sektion SGBK zürich.

Ab 2012 galt mein interesse nebst objekt-und malereigestaltung auch der performance. Dies war für mich naheliegend, denn meine arbeitsweise hatte sich wie von selbst in diese art von handlungsrichtung entwickelt. Ich beobachtete damals, dass meine von tag zu tag wechselnde befindlichkeit meine arbeiten strapazierten und entschloss mich deshalb, vermehrt tagewerke zu schaffen; werke, die am gleichen tag begonnen und beendet werden. Objektserien wie „(h)ausschnitte“, „bruchstücke“, „3 tropfen tusche“,….. waren auf diese weise entstanden. Auch in den serien für das neue ausstellungsprojekt „leichtes licht legen“ werde ich diese arbeitsweise aufnehmen, teilweise auch vor ort. Meine perform- ances sind poetische geschichten, die sich mit wahrnehmungsfragen befassen, meinen körper in anspruch nehmen und meine spuren der abnutzung hinter- lassen. Ich forsche nach den kleinsten teilchen in mir und nach deren korrespondenzen im äussern. Mit dem gebrauch von einfachem material möchte ich sprache finden für meine vorstellung von ganzheitlichkeit.

Linda Luv

La synagoge semble être placer dans une lumière particuliere . Une lumière qui montre autant le délabrement que la poésie de cet édifice, qui est visiblement marqué par l’age, mais dégage encore quelques chose d’oniriques et magique. Mais la lumière ne montre pas seulement lumière, mais aussi l’ ombre, l’âge, le changement_ une transformation. Dans ce sens le bâtiment laisse un héritage. L’ombre ne doit pas forcement être sombre, est plutôt une empreinte et c’est lui, qui déplace le éclairé dans le centre.
Nous aimerions explorer ces pensées sensuelles et éphémères. Nous sommes intéressés par L’histoire, la substance et la poésie de la matérialité qu’un tel bâtiment porte en soi. A travers différentes settings installatives, performatifs et lyriques nous voulons mettre le bâtiment au centre et conciennement illuminer certaines choses ou délibérément mettre à l’ombre. Dans un processus continu nous développons également des arrangements éphémères et apparemment temporaires. La synagogue comme lieu saint devrait devenir un temple, un temple pour la lumière sensuelle et l’ombre réfléchie.

Juerg Schneider

L’installation de son et d’image est consacrée à la question de savoir comment l’espace public en Egypte et au Cameroun est et a été utilisé comme espace de résonance pour la politique. La politique est comprise comme une médiation et une négociation – pacifique, consensuelle, violente – d’idées sur la conception actuelle et surtout future d’une communauté (État).

L’installation est basée sur deux sources sonores et visuelles différentes:

1. Les archives de Joachim Oelsner (Arc Musica, Yaoundé), qui a numérisé des enregistrements musicaux historiques (1950-1980) de stations de radio d’Etat au Cameroun. https://tinyurl.com/ya7x3uqf

2. Des documents audio enregistrés par Stéphane Montavon (Bâle) lors du printemps arabe 2011 au Caire. Montavon est un artiste qui transforme ces enregistrements sonores en installations sonores. Ces documents audio ont ete complète avec des vidéos de téléphone portable enregistrées en même temps. ex. http://www.ji-hlava.com/filmy/zrazene-namesti

Après que les visiteurs aient vu et entendu les installations, une discussion avec Montavon et Oelsner a lieu, impliquant le public. Mercredi 22 et Samedi 25 mai de 18 à 20 heures.

La salle d’événement sera ouverte les mercredi 22 mai, vendredi 24 mai et samedi 25 mai de 15 à 20 heures.

Commissaire: Jürg Schneider (African Photography Initiatives)

Nicholas Winter

Photographic portraits from the series ‘forget not, recollect’ 2018. Nicholas Winter presents a different take on the portrait. He places his models for an extended period of time, 60-90 seconds, in front of their own image, a reflection in glass, which in turn alters the dynamic of the face that wants to be seen on the outside to a deeper more personal ‘inner’ portrait. It is these inner faces of the subjects that interest the photographer. The portraits themselves are directly printed on glass, no paper involved, to heighten further the element of material but also to emphasize transparency and fragility.

Through the procedure, the faces stop seeking to please the sitter (subject). Rather they become almost transparent, open, vulnerable, a window into a more personal world.

The experience in the time taken for the portrait is as if the poetical ‘I’ comes to the surface from behind the outer face. A lightened essence of the person and the ‘things’ that occupy within. It is as if we look into the portrait, the sitter, to where fear, pain, pleasure, love and loss, and memories dwell.  Nicholas Winter ‘digs down’ below the surface to expose and lay open the ‘inner I’ with the intention of creating a moment to reflect, hence the title, ‘forget not, recollect’.

Sarah-Maria Bürgin

Steff Trueb
About secrets & words
Zwei Serian, die während seines Aufenthaltes in Mexiko entstanden sind.
Eine grüne Serie (Draht gelötet, eingegossen in Plexiglas, 35×49.5cm), zeigt Schmerz und dessen Auflösung anhand eines Auges,
die transparente Serie (Draht gelötet, eingegossen in Plexiglas, 20.8×35.7cm), verkörpert eine mögliche Treppe oder Erhöhung des Seins.

Nicholas Winter
forget not, recollect.

Salon Hegenheim –
Grab a glass of wine at the Salon Bar,

have a smoke & have a look around the house –

you will discover photography from
Nicholas Winter & Sabrina Seyfried,

find a cosy seat, make yourself comfortable

and listen to live music from
Elektra Medusa (Sarah-Maria Bürgin)
Be togehter in a intimate ambiance or in the green wild garden.