Didier Staebler

Le propos de mon travail trouve sa source dans mon quotidien
Mon moyen d’expression est essentiellement la peinture à l’huile, quelquefois la photo
L’environnement urbain influence en grande partie ma création.

J utilise la peinture à l’huile, principalement sur de petits et moyens formats.
Sur châssis entoilés , mais également sur des plaques de métal ou des panneaux de bois. Cela me convient

Je suis un glaneur d’impressions, une conscience humaine parmi tant d’autres reste derrière moi , quelques peintures avec des formes et des couleurs

trasbourg, le 6 janvier 2015

Staebler Didier

Benjamin Samson

photographe praticien et enthousiaste sur Strasbourg. J’aime particulièrement la photographie de rue, humoristique, décalée et décadrée (ce que je ne fais pas d’ailleurs). La photographie qui raconte des histoires et nous permet de rêvasser devant, celle qui nous laisse libre d’y apporter notre propre histoire. J’aime les photos simples, qui n’ont pas de « mérite » et ne sont pas le fruit d’un travail, d’un labeur. Celles qui n’existent que parce qu’on est là, au bon moment, avec un appareil et une bonne lumière. Un simple concours de circonstance, rare et précieux.

Christoph Goettel

Christoph Göttel, born in St.Wendel, Germany.
1986–1990 Art/Graphic-Design study Artschool FKS in Stuttgart (Germany).
Lives and works since 1990 in Basel/Switzerland

Mickaël Gamio

Comma
Clémence Choquet, Mickaël Gamio

Comma ; la virgule est espacement, articulation. Investie du souffle dans la phrase, elle témoigne de la présence muette du corps. La virgule c’est aussi le premier aspect notable que prend le corps humain, bien avant l’embryon, un « peu » extrêmement dense.
Comma représente en métrologie une quantité faible, définie par le degré de précision atteint, qui se rapproche de « l’unité » à partir de laquelle on prend la mesure des choses.

La sculpture appelle un retranchement, un vide qui la cerne et la rend visible. A l’instar de l’architecture, elle est génératrice d’espaces. Mais elle diffère de l’architecture par son abstraction, son extraction, son isolement.

Sculpter est un moyen pour nous de donner à éprouver ce que des verbes comme persister, maintenir, résister, contenir ont de concentration active malgré une apparente immobilité ;
de rendre sensible à la tension de la fixité. Nos pièces oscillent entre apparition et disparition, entre amenuisement et étirement. Le mode d’apparaître est au centre de nos recherches et nous tentons d’en amplifier le surgissement à l’instant où elles sont appréhendées par le regardeur.

Nous abordons les matériaux dans leur persistance : le savon, millénaire, est pourtant voué à la déliquescence, à l’effacement quotidien quand le métal charrie un univers plus brut de charpentes et cuirasses.

L’effet que nous attendons d’une pièce serait de l’ordre de celui que nous procurent certains mots trop brefs : une plasticité brute, interrompue, laconique ; une manière équivoque d’aborder une question.

Gaëlle Cressent

« Les sculptures de la jeune artiste Gaëlle Cressent sont le fruit d’une logique de renversement. Elles sont une reconsidération des sujets et des matériaux de la sculpture classique. Ainsi, les œuvres nées de ces processus de réflexion évoquent certains aspects ou figures reconnaissables de l’art: la blancheur de la pierre, le jeu des drapés à plis mouillés, les bustes à taille humaine ou certaines postures de statues antiques. Ce sont ces éléments communs à la facture et au matériau traditionnel qu’elle tente de contourner.
L’artiste crée un écho, un effet de reconnaissance entre le muséal et le quotidien. Elle pense la possibilité d’une omniprésence du beau sculptural dans la matière même des choses du quotidien. Elle nous montre que l’équilibre des formes et la valeur estéthique de cette chair du monde peut être inscrite dans ses manifestations les plus triviales. »
Extrait du texte de Dounia Beghdadi pour la revue on-line Boum!Bang! 2011

Allison Adams

Allison Adams, graphiste, plasticienne et designer, a une approche aux typologies, médiums et techniques variées. Qu’elle questionne le rôle de la lumière comme objet subconscient de notre environnement, le rapport entre forme et fonctionnalité, la beauté cachée dans les matières brutes, ou l’obsession de la ligne optique, son travail entre art, artisanat et design induit une certaine utopie : mélange de poésie et d’usages.

Jimin Song

Ce que devient l’instant…

Jimin Song travaille à la croisée de plusieurs disciplines : photographie, dessin, poésie et art (ou arts) du livre, mais aussi restauration et conservation d’ouvrages anciens.
Tout l’art, chez elle, consiste à produire une « cristallisation émotionnelle » autour et à partir d’un fragment de réelau préalablement isolé, médité et bercé par la pensée.
Perles précieuses du souvenir : tantôt clairs et limpides, tantôt obscurs et confus, des instants familiers parfois dérisoires continuent de vivre en nous ou bien sur le papier.
Trace, effacement, mémoire, intimité mais aussi voir et toucher : voici donc ce dont il est question avec ses « objets-livres », tel cet ouvrage rêveur et alchimique qui procède par apparitions et disparitions, petites épiphanies et fragiles révélations. Comme si nous plongions un papier photo-sensible dans un bain de révélateur, il faut en humecter les pages afin de les rendre momentanément transparentes et commencer à voir à travers elles.
Il y a aussi ces livres aux pages diaphanes consacrées à un escargot ou bien à des pigeons, de petits êtres familiers évoquant l’univers des contes pour enfants et incidemment quelques états d’âme difficilement formulables : destin esseulé de l’hermaphrodite ou paradoxe d’une créature vivant tantôt à ras de terre, tantôt en plein ciel.
Le travail peut encore prendre la forme d’un livre-ceinture à nouer à sa taille, comme le ferait un voyageur désireux de protéger ses biens les plus précieux en les attachant solidement à lui. C’est un curieux opus fait de longues et fines feuilles formant une boucle, sur lesquelles s’inscrit le souvenir imagé d’un périple nocturne en train : paysages engloutis par l’obscurité auxquels se superpose le reflet fugace du visage de l’artiste dans la fenêtre du compartiment.
Sa série de photographies en noir et blanc « Les mots présents » semble suggérer que tous ses livres ne sont que la version un peu plus développée de ces pensées-bêtes qu’il nous arrive d’écrire au dos ou au creux de la paume de nos mains.
Avec « Mes poèmes préférés », l’artiste transforme la litanies de remontrances affectueuses ou agacées qu’un père adresse à sa fille en un bouquet de haïkus intimistes. Ce sont des mots simples, des expressions familières que nous avons tous déjà entendu avant même de les lire ; une manière pour elle se souligner que « le plus personnel est aussi le plus universel ».
En se réappropriant les traces et les empreintes de défunts inconnus, elle explore aussi la mémoire et le temps de l’histoire. Elle accumule et retravaille des photographies d’enfants anonymes tirées d’images d’archives de la guerre de Corée afin de leur édifier un paisible et souriant mausolée.
Les instants disparus ressurgissent ; de-ci de-là les lueurs vacillantes du souvenir nous guide à travers la nuit de l’oubli. Embarqués sur de frêles esquifs, nous dérivons ensemble au gré des courants sur le fleuve du temps.

David Rosenberg
Paris, janvier 2010

Claire Hannicq

« De la grotte on voit sans être vu, ainsi d’une manière paradoxale le trou noir est une vue sur l’univers », écrit Gaston Bachelard dans La terre et les rêveries du repos. Ces mots pourraient être une entrée en matière pour saisir les enjeux de la démarche de Claire Hannicq, dont les installations et recherches activent des procédés de révélation du visible. […] On pense au processus de révélation de l’image photographique, à la chambre noire, aux bains de fixation, à la mise au jour miraculeuse de l’apparition. Mais la technique devient jeu et la photographie se déplace[…]. L’image photographique revient à sa nature cendrée, murmurée ; à peine éblouie qu’elle retourne déjà à son obscurité initiale. Une manière similaire de procéder s’observe dans les sculptures de l’artiste, dont le geste prend en considération constante la masse qui prédestine la forme. En effet, Les Disparaissants (projet en cours depuis 2014), met en scène sur un site internet la mémoire archivée d’un objet de plomb en mutation, mais dont la masse reste identique. Mémoire et récit potentiel, tels sont les axes privilégiés. Ainsi, pour La Geste, des mains réalisées en cire noire construisent un langage des signes en création continue. La main faisant de nouveaux signes est réalisée à partir de la même masse de cire que les précédents. Dès lors, la sculpture porte en elle une charge, une mémoire des signes, une expérience mentale de surimpression et d’accumulation de strates de temps. Le récit s’élabore sur la perte, mais par la trace photographique. Voilà comment le langage se développe : le récit crée des traces. Le travail de Claire Hannicq pourrait avoir quelque chose de baroque, au sens historique et architectural du terme, si l’on pense aux espaces pliés les uns dans les autres et aux trompe l’œil que l’artiste confectionne en marqueterie avec virtuosité (mentionnons par exemple les cordages de Lové) ; mais aussi aux drapés, aux tombés, aux plis, qui habitent ces multiples dévoilements. […] Le travail de l’artiste consiste précisément dans une pluralité d’approches, et un usage des techniques (comme nous l’avons vu marqueteries, mais aussi le bronze, le verre, l’émail sur cuivre…) par lesquelles le langage s’incarne, élabore sa structure progressivement, dans une temporalité qui peut être étirée. L’oubli, alors, s’épaissit, se recouvre de profondeur. Léa Bismuth est critique d’art et commissaire d’exposition. 2019

Ann Schomburg

Ann Schomburg was born in Northeim, Germany in 1984. She lives and works in Berlin, Frankfurt am Main, Kassel and Hattorf am Harz.
Since 2005, she studied fine arts in the classes of Joel Baumann (new media), Urs Lüthi (Being and Fiction) and Bjørn Melhus (virtual reality) at the Acadmy of Fine Arts Kassel. In April 2012 she graduated with honors. In the same year she was appointed master student of Urs Lüthi.
Schomburg’s origins started in parliamentary politics, but she decided to switch her career to fine arts, to formulate observations of society in an artistic expression using the real life experience.
Using her own person as an example of real life, where art and life are in a symbiotic relationship. The consistent comparison of the various reactions to the “reality performance” and her art are a relevant focus of research. Schomburg’s interest is undermining ways using a very own system of logic to reinterpret settled systems. Her research and work is primarily influenced by national and
international workshops and residencies; 2007-2009 she had a free research stay in New York, in 2008 residency in Taiwan, 2010 in Berlin, 2011 in China and in Tours, France.
During her studies Ann Schomburg was awarded for her photographic work Northeim, sculptures. by the Unternehmenspark Kassel (category best student work). In 2012 she was promoted by the management of Preview Berlin Artfair as an emerging artist. In the same year Schomburg traveled with a delegation of five German artists at the invitation of the Tennessee State University in
Nashville, US. There, she presented with a delegation of German artists her work on various art academies and realized an exhibition with Students from the TSU. 2013 Schomburg was awarded with the Kassler Art Prize of the Wolfgang Zippel Foundation, who bought the photo series Northeim, sculptures. for their collection the year after.
In the Spring of 2014, Ann Schomburg called “idling mobile” to life, a mobile artist in residence project. The residency is a hybrid between an interactive sculpture and a residency program. In this constellation Schomburg invites other artists to participate into the residencies and exhibitions she gets invited to, to redesign the common structures of the institutional art support. For 2015
Ann Schomburg plans a residency tour through Germany and France in cooperation with project spaces and a crowd founding campaign.Since the summer of 2014, the project is connected to the “idling gallery”an art laboratory in which thematic exhibitions open the dialog between emerging
and established artist. A place for art and artistic networking.