Nicole Bontz

La nature végétale, les arbres, feuilles, plantes, fleurs orientent mon travail à travers des dispositifs divers et des supports variés (verre, plexi, bois, etc.)Si des voyages dans des contrées lointaines m’ont tout particulièrement inspirée ces dernières années, lieux où les légendes sont parfois encore bien vivaces, c’est surtout dans la nature de notre environnement que je puise mes ressources artistiques et que s’établissent des relations entre l’humain, la nature et le paysage.Par ailleurs, je poursuis un travail récréatif et récurrent à partir d’objets du quotidien, des petits supports de notre environnement dont le détournement et la recréation plastique au gré de mes inspirations, m’apportent des opportunités nouvelles et singulières. La photographie et l’infographie orientent aussi ces recherches.

Dorian Rollin

Né en 1961.
Diplômé des Gobelins  
Photographe indépendant depuis 1995.  
Vit en Alsace.   
Travaille sur le portrait et le paysage/territoire dans son rapport aux éléments et au sauvage.

Mélody Seiwert

Mélody Seiwert est une photographe plasticienne née en Lorraine en 1960. Elle réalise de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Elle célèbre les domaines photographiques par une pédagogie qui permet à de nombreux publics d’appréhender les processus de création par les médias de l’image.
Pendant une quinzaine d’années elle se consacre à une série photographique, nus, portraits et émotions. Décrypter les corps : corps nus, corps en mouvements de danseuses et de danseurs et corps absents des tombes. De l’exploration du corps est venu le désir d’appréhender le visage. Ces empreintes qu’elle prît à travers un procédé original excluant le boîtier photographique, reflètent une momification, comme si l’empreinte photographique dévoilait non pas le présent mais le futur de sa propre mort. Cette investigation autobiographique l’ouvre progressivement à l’existence de l’autre et à l’altérité.
Un voyage en Slovaquie l’amène à s’intéresser aux populations tziganes, puis en Roumanie avec les Roms. Plus tard elle vit une vraie rencontre avec l’Afrique et les visages de ses multiples générations. De ces expériences, plusieurs séries de type reportages/témoignage verront le jour. L’intérêt des instances publics pour ces épreuves photographiques lui ouvrira un champ de transmission et de partage auprès de groupes scolaires, résidence d’artiste financée par la Ville de Strasbourg ainsi que par l’Unesco au Cameroun. En 1995 la Bibliothèque Nationale acquiert un choix de dix-sept œuvres parmi cinq de ses séries pour son fonds photographique.
Une autre série, menée dans les années 2000, a permis le témoignage et l’exploration de la vie des centenaires en Alsace. Les nombreuses expositions ont donné lieu à et d’un film documentaire de 26 ‘ et à un ouvrage : « Portraits et destins de Centenaires en Alsace. » Le projet dans sa globalité a été soutenu par toutes les instances régionales : Ville, Région, Département.
Dans la cohérence de sa trajectoire de recherche, scrutant le visible, les formes de l’humain et la manifestation de la sénescence inhérente au corps, Mélody Seiwert explore à présent le micro monde végétal et ses phénomènes de putrescence infinies qui, comme en un orgasme cosmique, explose la matière vers le Tout originel.

Benoît Linder

Mon travail s’articule autour des vécus personnels et des territoires.

Jérôme Klingenfus

Interroge le médium photographique et plus particulièrement sa matérialité.

Anne Zimmermann

Anne Zimmermann est une artiste plasticienne qui vit en Alsace (Wittersdorf). Elle créée son atelier en 1999. Elle croise différentes pratiques comme le volume, la céramique, le dessin, l’écriture, la vidéo, l’installation et la performance. En 2003 elle crée un personnage au nom de Paula Orpington. Personnage hybride dénonçant l’agriculture intensive. Ce personnage décède symboliquement en 2010 et sera autopsié lors d’une performance à la Kunsthalle de Mulhouse. Depuis sa réflexion se poursuit sur les rapports que l’on entretient avec l’organique, la nature animale et végétale en général. Elle installe depuis 1999 une série d’œuvres en extérieur bas relief en céramique et peinture , des installations avec des ruches, projet Stuwa en 2015 en partenariat avec La Filature de Mulhouse et autres structures.

Un livre  » peau et truie » est sortie aux éditions Médiapop en 2014, ainsi qu’un vinyle avec son duo Picobelo en 2019.

Elle installe régulièrement des caméras pièges en extérieur en partenariat avec l’ONF suisse et le zoo de Mulhouse.

 

Philippe Haumesser

Photographie
œil éveillé & cœur battant

Au recommencement, la photographie fut ma méditation, ma réunification, mon ancrage à l’ici-maintenant. Transmutation de l’absence en rencontre, elle devint mon ouverture à l’autre et au monde.
Ensuite, ce fut un style qu’il fallut créer. La voûte céleste fut ma révélation : c’est l’obscurité qui permet aux étoiles de nous émerveiller. Mon style sera alchimie en clair-obscur et les étoiles vont apparaître dans mon univers grâce à la danse.
Je développais alors mon éloge de l’ombre. Cette claire pénombre qui sied aux apparitions divines, cette obscure clarté qui sculpte les étoiles, sublimera la beauté, composante visuelle de l’idéal du Kalos kagathos.
Pour mes quarante ans, je troque ma maison de famille contre un loft brut à la Manufacture, que je vais développer pour en faire ma Factory : un lieu pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre mon art.
Dans un monde de made in et de ready-made, j’ai mobilisé toutes mes ressources au service de l’expression de mes valeurs : on ne photographie bien qu’avec le cœur et le portrait me permet de privilégier le NOUS que je crois supérieur au je.

J’aime les créations à 4 mains ou plutôt à 2 cerveaux, 2 regards et 2 cœurs.

Daniel Kieffer

KIEFFER Daniel, photographe-plasticien autodidacte,

français, né en 1955,

réside à Kehl (Allemagne) depuis 2006

Florian Tiedje

Florian Tiedje est autodidacte.
Les grandes forêts autour de Francfort sur le Main, la nature de son enfance, ont été le lieu et l’espace d’expériences fondamentales, d’apprentissages et d’émerveillements renouvelés et depuis qu’il photographie, la nature est le sujet et le modèle privilégié de son travail.
SOUCHES est une série d’images grand format qui travaille et s’agrandit avec le temps.
Chaque série ouverte appelle une suite, et ainsi se donne le temps, laisse le temps en devenir une composante.
Le temps qu’il faut, le temps qu’il fait, le temps qui passe et celui qui pousse.
Le temps qu’il faut pour arpenter la forêt, repérer le terrain, préparer et bricoler à l’atelier.
Le temps de monter, de répéter, chaque expédition minuscule mais délicate, le temps de transporter tout le matériel nécessaire aux prises de vues à travers les sous bois.
Le temps qu’il fait, qui n’est que rarement propice. Alors Il faut patienter.
Attendre.
La bonne saison, la bonne lumière, s’interrompre puis reprendre, s’abriter ou s’accommoder, essayer de ruser avec un artifice, bouleverser le protocole et ajouter encore un outil à la longue liste de matériel à porter, perdre ou oublier.
Le temps qui passe et pousse une graine, la transforme en arbre majestueux.
LES IMAGES ont un format carré.
Dans le cadre une forme centrée se détache du fond, elle est irrégulière plus claire que lui qui, par contraste, parait flou.
On ne saisit pas immédiatement la nature de cette tâche, à quoi elle fait penser ou de quelle autre forme elle se rapproche, ni ce qu’elle rappelle :
Un dessin ? Une fiction ? Une île ? Une carte de géographie ?
Peut-être le repéré orthogonal blanc qui désigne le centre de l’image et l’oriente va t-il dans ce sens ?
Mais la tâche…
Quand on s’en approche des indices remontent du fond:
La forme nette et classique d’une feuille, la couleur dorée de la mousse et celle saturée de la terre mouillée.
De la sciure dispersée, des bosses, des creux remplis de feuilles mortes: Le sol du sous bois se trouve soudain projeté sur le mur, et l’observateur – l’objectif – suspendu à l’aplomb d’une souche.
C’est le point de vue de l’oiseau survolant l’endroit exact où était un arbre.
L’image d’une coupe !
La coupe des bûcherons, brutale, qui a abattu l’arbre réduisant en un instant l’énergie, la verticale, l’équilibre improbable et patient à un tronc, un cylindre couché, incongru, et à un désordre illisible de branches, à des pièces éparses n’appartenant déjà plus à la masse mouvante de la forêt, à débarrasser.
Mais elle est aussi la coupe descriptive, précise et abstraite, du dessin d’architecture ou de botanique.
Qui, perpendiculaire et bien lisible, renseigne sur la construction, l’organisation interne, les circulations, la taille, l’âge, toute la vie immobile et mouvementée de l’arbre.
La coupe supprime l’arbre, mais c’est elle aussi qui contient et codifie tout ce qu’il a été. C’est le dernier portrait de l’arbre.
Et l’image de cette coupe se retrouve elle aussi dédoublée, elle est l’image d’un disque, un masque, la preuve frontale d’une disparition définitive , une image presque abstraite. Et pourtant elle renvoie hors champ, hors cadre, à l’ombre rêvée de l’arbre immense.
Elle donne à penser.
Anne-Sophie Tiedje