Diane Albisser Rostalski

La pratique artistique de Diane Albisser est basée sur la peinture (acrylique majoritairement), sur toile, sur bois le plus souvent, parfois sur objets (boîte d’allumettes, boîte à cigare, chute de bois…) avec, depuis quelques années, une fréquente utilisation de la feuille d’or. Sa peinture est figurative, centrée sur la représentation de personnages.
Diane Albisser est passionnée par l’histoire africaine-américaine, et a toujours travaillé sur des problématiques relatives à l’histoire du peuple Noir, et à l’invisibilité de celui-ci dans l’art occidental.
Sa pratique de la peinture s’articule autour du « monde noir » : références le plus souvent au peuple afro-américain, mais aussi au vodou, parfois à l’Afrique. Elle peint des portraits et des scènes où figurent des personnages, dans divers formats, allant de la miniature au plus grand format. Bien que pouvant souvent évoquer la Louisiane, le Mississippi, les lieux et époques restent flous, permettant à l’imaginaire du spectateur de voguer au gré de ses propres références, souvenirs, préjugés, rêves… Ses personnages sont des fantômes, nés dans son univers suite à ses recherches historiques et à ses lectures inspirantes telles que Toni Morrison, Colson Whitehead, James Baldwin, James McBride, Elvan Zabunyan…).
Invisiblité ou représentations négatives dues à l’Histoire (esclave, servante, ou sauvage fantasmé…), le travail de Diane Albisser laisse transparaître la volonté de créer une autre iconographie, allant de la représentation simple d’une personne pour ce qu’elle est, par le portrait par exemple, ou jusqu’à la sacralisation, avec des icônes de madone noire à l’enfant…
Depuis 2015, Diane Albisser a commencé en parallèle un travail sur la figure de l’alsacienne, souhaitant revisiter ses racines et le patrimoine de sa région natale. Ses alsaciennes sont déclinées de différentes manières : vêtues ou nues, en pied, portrait ou encore aux champs, noires ou blanches, parfois même en icône… Ces séries de peintures sont à la fois un hommage à la coiffe traditionnelle, à la femme alsacienne, et aussi la proposition d’un regard neuf sur une Alsace contemporaine, ouverte et cosmopolite.

Annick Mischler

Loin de nous faire vivre
sur le mode de la fantaisie gratuite, l’image semble
nous livrer profondément
à nous-mêmes. 
Maurice Blanchot
– Les deux versions de l’imaginaire –
Nous vivons dans un maelström d’images.
Images populaires, publicitaires, d’ici et d’ailleurs,
images cachées, révélées, images qui nous racontent.
Toutes sont de près ou de loin une partie en miroir
d’une réalité trop grande à embrasser.
Le cadre de l’image isole la partie du tout Pars pro toto
Il est un aménagement, une mise à distance.
Le cadre crée un hors-champ donnant accès à un espace fictionnel…
Un pas-de-côté qui nous arrache au flux du monde.
Il permet de voir autrement
Tous azimuts, la convocation et la juxtaposition des images créent un étonnement (oh !),
une interrogation (pourquoi ?) voire une énigme (mais encore…).
Comment comprendre la présence de ces images qui relève du hasard, comment comprendre « ce qui est » sans aucune intention ?
Comment appréhender  le hasard, radicalement, de façon absolument imperméable à toute récupération idéologique et à toute morale.
Et voici poindre l’insignifiant, si réel.

Justine Siret

Le travail plastique de Justine Siret s’ancre dans une articulation précisément établie entre l’euphorie de la spontanéité et la profondeur du travail documentaire. Cette méthode traduit la pensée pétillante de l’artiste, aux ramifications foisonnantes. Tout à la fois formelles, symboliques ou théoriques, les connexions présentes dans ses œuvres sont le résultat d’un processus d’incorporation quasi-encyclopédique. Au sein de son répertoire, la peinture tient une place de choix mais ne sait délimiter à elle-seule la palette technique nécessaire à l’expression de Justine Siret. En effet, son regard est photographique par son sens de la composition et dans le repérage minutieux de détails inattendus. La présentation de ses œuvres est quant à elle essentiellement liée à l’objet dans sa spatialité. Autant que les livres qui s’amoncellent dans (et hors de) sa bibliothèque, ces objets s’accumulent façonnent la fresque mentale de l’artiste, dont les œuvres constituent autant de fragments perceptibles. Justine Siret est présente au Bastion XIV depuis 2024. Les Ateliers Ouverts 2026 sont l’occasion d’y présenter les émergences de deux résidences récentes. Motivées par le thème commun de l’automobile, ces moments de recherche – réalisés respectivement à Stuttgart et au Syndicat Potentiel (Strasbourg) – ont permis l’exploration d’axes multiples sur cette commune de base. Dans ses séries Vade Rétro(s) ou Angles Morts, les rétroviseurs deviennent une célébration de l’acte de voir, surtout quand celui-ci se concentre sur le banal. Par l’intermédiaire de ses travaux développés au Syndicat Potentiel, la place des femmes dans l’iconographie autant que dans l’histoire automobile est mise sur le tapis. Là aussi, les pièces de véhicules détachées deviennent des pièces artistiques. Ces crossovers thématiques rendent possible le questionnement des récits genres créés autour de l’objet technique et fantasmatique qu’est la voiture. Tout cela, bien sûr, à toute berzingue. Maïta Stébé, 2026.

Mr Pinkasso

Monsieur Pinkasso, artiste plasticien, performeur et musicien vous ouvrira les portes de son PPP UNIVERS. Il vous propose de participer à la construction du 8ème Continent (8C) via son Utopie Pink poétique par une exposition de peintures, de photographies, de sculptures-installation et de projections de performances. Participez à cette aventure artistique en devenant un acteur en tant que Pinkonaute !
Pink-Punk-Peace !

Céline Godié

Animée par le soucis du détail et d’un naturel mélancolique, la vie à l’orée de la forêt m’a amené à observer davantage la nature, ouvrir mes cinq sens comme pour me gorger de toute la beauté qui nous entoure. Mon travail n’est pas ancré, il évolue au gré d’explorations avec les matériaux que la nature a créés. Impressions végétales, tableaux naturels, aquarelles sont comme une ode à la nature. A côté de cela il y a la spontanéité et la simplicité de la joie de vivre enfantine qui me fascinent. Comme une porte vers un monde imaginaire, l’enfance a cela de particulier qu’elle convoque toute notre mémoire des sens. Depuis plus récemment, je fais résonner ces instants de vie et de découvertes en juxtaposant la nature et l’enfance dans des photographies que je brode comme pour tisser les souvenirs.

Géraldine Bard

Géraldine Bard, artiste peintre de l’image écrite, fusionne les mots et les couleurs dans un ballet visuel envoûtant. Elle explore un univers empreint de subtilité, mettant en scène principalement des personnages, des portraits (animaux, femmes et enfants), qui évoluent dans un décor végétal fleuri de baobab. 

Chaque œuvre de Géraldine est une invitation à un voyage poétique, qui transporte le spectateur des racines à la cime des arbres pour atteindre le ciel et la lumière.  Son processus artistique commence par une vision initiale, suivie d’une recherche de photos pour illustrer au mieux son idée visuelle. Elle réalise ainsi un photomontage mental avant de composer sur la toile. 

Au terme de la réalisation, Géraldine écoute les histoires que le tableau lui raconte, puis elle donne vie à des récits en écrivant un poème. Chaque tableau est ainsi accompagné d’une prose poétique, formant un ensemble harmonieux où l’image parle et s’écrit. Les œuvres de Géraldine font découvrir l’art d’une artiste qui peint avec les mots et écrit avec les pinceaux.

Christiane Bricka

Elle peint principalement sur toiles libres (acryliques et pigments), mais également sur des matériaux de récupération, s’inscrivant dans la lignée de l’abstraction lyrique et du colorfield. Elle s’intéresse à la matérialité de la peinture et superpose ainsi les couches sur ses toiles.

Concernant la présentation de Madame Bricka, ce texte de Germain Roez décrit très justement : « Liberté de la couleur intérieure : Inlassablement, elle caresse l’intériorité de la couleur. Elle égratigne délicatement les plissements mordorés. Les gestes du dessin raffinent la couleur. Pourtant, en certains lieux de sa peinture se joue comme un drame existentiel (rouges et épines du robinier, contrastes bruyants, collisions). Des verts, que Véronèse envie, s’immiscent dans les raies de lumière. La peinture se dévoile. Ne pas se fier à la beauté qui apparait au premier regard, mais saisir l’épaisseur même de ce que signifie le brio de la couleur, la liquidité du tracé, la rudesse du pigment. La peinture de Christiane Bricka est dans le même temps une quête intérieure de ce qu’est vivre mais aussi un témoignage de ce que la peinture engage ontologiquement. Se questionnant sur elle-même tout en interrogeant l’être qui la produit. Sorte d’aller et retour qui entraine le regardeur dans un infini fécond. Il ne faut plus avoir peur du ressenti, ni de la référence cosmique, ni d’une certaine idée du sacré, il faut simplement accepter cette chose difficile qu’on appelle la liberté. »

Mais s’il est également possible d’intégrer cet extrait de l’article de  « Quand la lumière affleure – Semer la couleur de Christiane Bricka – Du 8 novembre au 19 décembre 2019 » publié dans COZE en 2019 : « La peinture de Christiane Bricka relève d’une alchimie, d’un lent processus d’élaboration des formes et des couleurs. Elle pose, elle effleure, elle attend. Puis elle scrute. L’alliance qu’elle cherche nécessite de la patience, une inscription dans la durée. Longtemps la couleur se déployait verticalement, des lignes, ascendantes et descendantes, liées entre elle par des écarts coloristiques somptueux. Une sorte de soie de couleur. Ce déploiement, aujourd’hui elle le contrarie par des gestes plus courts et plus obliques comme si le paysage était maintenant traversé par une angoisse plus existentielle. Lorsqu’elle peint, elle efface ou dilue la couleur avec la paume de sa main. Elle fait toujours ce chemin entre son jardin et son atelier, entre les objets délaissés, qui ont une vie propre et sont souvent usés. Elle se les réapproprie.« 

Chantal Mura

Mon aventure artistique  Tout commence à 14 ans.  Sous l’œil bienveillant de mon professeur de dessin, je découvre la peinture à l’huile en reproduisant une danseuse de Degas. Ce fut une révélation. Les pinceaux et la peinture à l’huile firent partie de ma vie … jusqu’à ce que la vie de famille et les exigences professionnelles ne m’en éloigne temporairement. En 1998, à un tournant de ma vie, le besoin de peindre s’impose à nouveau comme une évidence, une reconstruction vitale. Ma curiosité me conduit à explorer d’autres univers, comme l’aquarelle et le pastel. Autodidacte passionnée, j’enrichis ma pratique aux Beaux-Arts de Mulhouse et au contact de divers artistes lors de stages et ateliers. En 2016, une rencontre avec l’artiste Jadis m’ouvre les portes de l’acrylique et de l’art abstrait.  Depuis, je peins, je teste, j’explore… avec un plaisir sans cesse renouvelé, j’adore !!! Ma démarche artistique Quel que soit le médium, je cherche à transmettre l’harmonie et l’émotion, ainsi que ma passion pour la couleur et la transparence. L’Huile : Mon premier amour. J’apprécie sa douceur et son onctuosité et la travaille sur des toiles préparées au Gesso teinté, utilisant la technique du grattage pour faire jaillir la lumière de mes portraits et nus. L’Aquarelle :  Parfaite pour mes paysages. Elle m’a appris la légèreté et la maîtrise de l’eau, influençant durablement ma gestion des transparences, même dans mes techniques plus opaques. L’Acrylique et l’Art Abstrait : C’est mon terrain d’expression actuel. Ce médium moderne et rapide m’offre une liberté totale. Je joue avec les épaisseurs, les transparences, le couteau, pinceau, l’acrylique liquide, les collages et les matières. Et je vais de découvertes en découvertes. Mon processus créatif actuel naît souvent du hasard. Des traits aléatoires, des plages de couleur de-ci, de-là et l’aventure commence. L’art abstrait est pour moi un voyage fait d’envolées, d’espérance et de désespérances parfois, de recherches et de découvertes. C’est un dialogue intime entre mon pinceau et la toile, un jeu avec les formes, une patiente construction à la recherche de l’harmonie finale.

Nadine Nette

Je peins à l’acrylique et mon moyen d’expression est l’abstraction. L’abstrait est un univers merveilleux qui me correspond, il laisse place à l’imagination, chaque toile est une nouvelle surprise. Je crée avec la spontanéité et les émotions du moment. Je travaille à l’acrylique et j’aime y intégrer des collages des matières. J’aime gratter, peindre, coller et en découvrir les effets. Mes toiles racontent des histoires, mes histoires mais chacun peut y trouver la sienne…..