Céline Manz est une artiste suisse multidisciplinaire dont le travail, fondé sur la recherche, explore l’influence des forces institutionnelles sur la visibilité historique et la manière dont le savoir se perpétue au sein des cadres dominants, tout en étant marginalisé. À travers l’installation, le son, l’image en mouvement et la recherche archivistique, elle examine les mécanismes de construction et de maintien des récits, en s’intéressant particulièrement aux perspectives féministes sur l’autorité et l’historiographie. Ses projets se développent souvent par le biais de recherches au long cours, mêlant expérimentation corporelle en atelier et collaborations scientifiques et archivistiques. Elle intègre des méthodes issues de la recherche artistique et des disciplines empiriques, les traduisant en formes sensorielles qui mettent en lumière ce que les récits dominants occultent partiellement. Matériaux fragiles, sons infrasonores et enregistrements in situ lui servent d’outils pour analyser la production et le maintien des lacunes dans le récit historique. La relation entre production du savoir et autorité institutionnelle est une préoccupation récurrente dans l’œuvre de Manz. Ses projets antérieurs ont exploré l’influence des cadres juridiques, des conventions archivistiques et des pratiques d’exposition sur la mémoire des artistes. Ses œuvres plus récentes étendent cette réflexion aux systèmes administratifs et scientifiques qui déterminent, souvent de manière insidieuse, quelles contributions resteront lisibles au fil du temps. Ses installations investissent fréquemment des lieux ou des corpus de recherche spécifiques, les transformant en environnements où des pans d’histoire occultés peuvent ressurgir sous forme d’expériences perceptives. En traduisant la recherche en rencontres physiques et acoustiques, elle invite le public à s’approprier le matériau historique par le corps autant que par l’intellect, soulignant que le passé se perçoit autant par les sensations que par les documents. À travers cette approche interdisciplinaire, Manz conçoit la pratique artistique comme une forme d’investigation capable de révéler les angles morts des récits officiels. Ses œuvres fonctionnent comme des espaces de recherche provisoires qui questionnent l’autorité institutionnelle tout en ouvrant la voie à d’autres manières d’appréhender le passé.
Anna Maria Balint (*1992 in Basel) schloss 2020 den Master of Fine Arts am Sandberg Instituut in Amsterdam ab und erhielt anschliessend ein Förderatelier im Atelierhaus Klingental in Basel. Von 2016 bis 2018 wurde sie durch ein Atelierstipendium der GGG Stiftung unterstützt. Ihren Bachelor in Fine Arts erwarb sie 2016 an der HGK Basel. In ihrer künstlerischen Praxis entwickelt sie Skulpturen und zeichnerische Arbeiten, die aus der Beobachtung und Abstraktion von Alltagsobjekten hervorgehen. Ausgangspunkt sind funktionale Dinge wie Bürostühle, Autositze, Liegestühle, Sessel oder Paravents, deren Objekthaftigkeit sie untersucht. Durch formale Reduktion, Materialübersetzungen und räumliche Neuanordnungen überführt sie diese Objekte in neue Wahrnehmungs- und Bedeutungsebenen. Dabei entsteht ein eigenes Formenvokabular, das sich in seriellen Werkgruppen kontinuierlich weiterentwickelt. Ihre Arbeiten reichen von grossformatigen Raumskulpturen bis hin zu Aquarellen oder kleineren Objektformen, die sich zwischen Zwei- und Dreidimensionalität bewegen. Das Material spielt eine zentrale Rolle und verändert sich in den Werkserien: textile Elemente, konstruktive Trägerstrukturen sowie Technologien wie 3D-Druck oder Lasercut prägten die jüngsten Arbeiten. In den letzten Jahren hat sich ihr Fokus zunehmend von architektonischen Aussenräumen zu Interieurs und alltäglichen Gebrauchsobjekten verschoben. Sie zeigte ihre Arbeiten unter anderem im Kunstraum Riehen, Merdinger Kunstforum, in der Kunsthalle Basel, im Ausstellungsraum Klingental, Kunsthaus Baselland und Het HEM Amsterdam.
I like to say that I choose the medium based on what I want to express and not the other way round. Over the years a pattern started cristallising: I start off with text, drawings, photography as research and end up with an immersive scenery, be it an interactive installation, a short film or a party setting. I would locate big part of my practice along feminist revisitations of Bourriauds relational aesthetics, as an act of care and community interventions. Formally I like clear composition, defined edges and monocromatic surfaces as well as polished, glossy and soft materials.
Nika Timashkova (*1989 in Saporischschja, Ukraine) ist eine Multimedia-Künstlerin und Forscherin aus Basel. Sie hat einen BA in französischer Literatur und Linguistik sowie osteuropäischen Kulturen von der Universität Basel und einen Master in Art Practice vom Dutch Art Institute (DAI) in Arnheim, Niederlande.
Emmanuel Joan Ramon Pidré Starosta (1989), auch bekannt als Emma Pidré, ist ein argentinisch-spanischer Künstler, geboren in Buenos Aires, Argentinien, und lebt und arbeitet derzeit in Basel. Er hat ein Diplom in Bildender Kunst von der Weißensee Kunsthochschule Berlin sowie einen MA vom Institut Art Gender Nature / FHNW Basel.
Brenda Dell’Anna (2002, in Basel) ist eine italo-schweizerische Künstlerin, die in Basel und Moutier lebt. Sie hat kürzlich ihren Bachelor in Fine Arts am Institut Art Gender Nature der HGK Basel FHNW abgeschlossen.
Mirjam Spoolder wurde in den Niederlanden geboren und lebt seit 2007 in Basel, Schweiz. Sie studierte Bildhauerei an der Kunstakademie AKI/ARTEZ in Enschede und Bühnenmanagement am Rotterdamer Centrum für Theater (RCTH), beide in den Niederlanden. 2010 schloss sie ihr Masterstudium der Bildenden Kunst mit Schwerpunkt Performance Kunst an der Hochschule für Gestaltung und Kunst HGK/FHNW in Basel ab.
Artist staitment The subject of my photographs, texts, and videos is the everyday existence of animals, things, and people, as well as the moments when relationships between them emerge. My practice is predominantly intuitive. Even when there is a precise plan for a project, success more often occurs in the ruins left by the collision of that plan with reality. For me, making art is a kind of «rummaging in the dark,» in the unknown. This rummaging allows for a momentary illumination of the darkness. It is impossible to see the entire territory, but one can infer it by remembering the brief glimpses through the «slits» one has made and mentally connecting them. This applies both to the experience of working with photography (which is why flash is often present in the images) and to working with text. In the case of text, it is like photographing the thoughts in one’s head.
Ich bin eine Zeichnerin.
Mit meinen Architektur- und Menschendarstellungen eröffne ich Räume. Lebensgrosse Figuren begegnen uns auf Augenhöhe.
Sie zeigen gesellschaftliche Machtstrukturen und Konventionen aus einer subjektiven Perspektive.
Persönliche und soziale Identitäten sind ineinander verwobene Konstrukte. Als Frau, Mutter und Migrantin entflechte ich diese.
Ambivalenz und Widersprüche prägen die ständigen Verhandlungen unseres alltäglichen Lebens.
Die Zeichnungen symbolisieren die Hindernisse und Herausforderungen, die sich aus gesellschaftlichen oder selbstgestellten Erwartungen und Idealen stellen.
Meine Protagonist:innen bewegen sich in surrealen Kulissen, die zum Umbruch aufrufen.
Und doch sind die Bilder Haltestellen einer erdachten, ansatzweise erlebten und stets nie zu Ende erzählten Geschichte.
Meine Zeit rennt in unterschiedliche Richtungen.
Vergangenheit, Traum und utopische Vorstellungen sind stets ineinander verwobene Knotenpunkte.
Zeichnerisch trifft Präzision auf Abstraktion.
Weisse Leerstellen sind Platzhalter für das Ungeschriebene und das noch Ungewisse.
Dans mon travail, j’explore la pluralité des gestes et des techniques issue des savoir-faire et d’histoires culturelles liés aux corps en mouvement. Les lieux de partage, les espaces de travail et de fête deviennent des sphères avec lesquelles je dialogue dans mes performances, mes sculptures et mes installations. Ma pratique trouve son origine dans les gestes que j’observe et produis, issus du monde de l’artisanat, de la vie quotidienne, de la danse et du cirque. J’en tire des techniques, des réflexions théoriques et des sujets afin de questionner les notions de transmission, disparition et transformation des savoirs dans notre société. C’est en entrant en relation avec divers objets et matériaux, guidé par leurs fabrications et leurs capacités, que surgissent des images poétiques, des sensations et des instants qui interrogent nos manières de regarder et d’agir.
Les recherches de Carmel Keane s’ancrent dans des problématiques sociologiques et féministes, en dialogue avec des questions liées à la subjectivité, au deuil et aux structures de pouvoir. Son travail explore la manière dont l’intime devient un espace politique et comment les récits personnels peuvent révéler des dynamiques collectives. Artiste et autrice, elle développe une pratique à la croisée de la photographie argentique, de la vidéo, de l’installation et de l’écriture poétique. Elle envisage l’image et le texte comme des outils d’analyse permettant de mettre en tension visibilité et effacement, exposition et protection. En 2024, elle a présenté son mémoire intitulé Journal Extime, qui explorait la notion d’« extimité », définie comme « le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme intimes ». Inspiré par Annie Ernaux, ce travail reliait son récit autobiographique à des thèmes tels que la photographie amateur, les albums familiaux, la psychogénéalogie et l’héritage, tout en interrogeant leurs dimensions sociales et politiques. Elle travaille actuellement sur un recueil de poésie intitulé Arte Survie ainsi que sur un projet d’installation vidéo féministe, Zone Grise.