Moussa MOUSSA

Artiste et designer.

Né au Liban, vit et travaille entre Paris et Mulhouse.

Ses problématiques de recherche s’articulent autour de deux grands axes : la foule et l’ornement.
Ses projets interrogent nos modèles et habitudes de consommation en transformant le consommateur en designer.
Ses objets sont issus d’une création collaborative, dans une démarche de design participatif, une alternative critique à la production industrielle.
Un design d’objet modulable utilitaire aux formes ornementales.
(meubles de rangement, étagères, parois, bibliothèques, luminaires …)
Un objet-sculpture hybride entre art et design, dessiné et découpé numériquement, à assembler dans différents matériaux selon nos désirs et nos besoins, pour composer des motifs dans nos espaces de vie.
Ces produits sculpturaux empruntent à la nature et à l’histoire un langage ornementale en de multiples dimensions et de multiples facettes, comme si les pièces pouvaient se propager et proliférer.

Markus Buser

un-stet
un-stet (dis-continu, in-stable) est une grille de temps composée pour des
événements optiques et/ou acoustiques quelconques : Lumière, images,
sons, bruits.
Le principe de composition repose sur la superposition de séries de
nombres de Fibonacci croissants et décroissants.
Au cours d’un intervalle de temps, 8, 5, 3 et 2 événements se produisent
dans quatre couches. Les intervalles de temps sont également allongés et
comprimés selon le principe de Fibonacci : 8, 13, 21, 34 . . . etc. secondes.
Il doit y avoir trois versions de chacun des quatre événements : par exemple
plus haut, plus bas pour les événements sonores, plus clair, plus sombre
pour les événements d’image ou de lumière, etc.
En permutant les versions et en les combinant avec la diversité des
intervalles de temps, on obtient ainsi, avec peu de moyens, une riche
alternance dans l’ensemble du parcours temporel – la probabilité de
répétition de la même séquence est pratiquement nulle.
La durée du cycle peut être adaptée à n’importe quelle durée de
fonctionnement de l’installation.
avril ´22

Romain Tièche

Travail de l‘espace

Architecture d‘intérieur, Design
Vidéo, Son, Projection, Installations

Romain Tièche explore l’espace de manière pluridisciplinaire, conjuguant différentes techniques: de la technologie à la matière en passant la lumière, l’esprit et le corps. Son travail peut prendre la forme d‘objets, de constructions et structures ou d‘installations scénographiques cherchant à créer des atmosphères particulières.

baptiste desjardin

Mes objets relèvent d’une corrélation entre paysage et voyage. Tantôt l’un, tantôt l’autre,
avec à la fois ce qu’ils comportent d’immobile, d’impassible, de mouvement et d’émoi.
L’un se réfléchissant dans l’autre et inversement.

Il s’agit de se laisser absorber, d’en capter l’aspect méditatif pour s’immiscer dans la relation
entre les choses et les êtres. En prise avec une attention flottante, au delà du temps,
le regard ne cherche plus l’identification ou l’information, mais révèle l’invisible et donne à songer.

Cela amène une promenade de l’esprit, de ses méandres jusqu’à ses cimes, où il est question de poésie.
Un ensemble d’expéditions aux confins de l’imaginaire, appellent à se rapprocher du sensible
et du spirituel, constituant mes terrains de recherche. Au sein des productions auxquelles ils aboutissent,
il n’est plus affaire de vue, mais de vivre.

Une manière de faire partie du paysage et du voyage, de sonder l’humain, dans une poursuite de soi
en accord avec ce qui nous entoure. Une quête d’équilibre face à notre société discontinue
et en prise à une aliénation constante, procédant d’une forme de dépaysement.

Florian de la Salle

Ma main pense. Elle est l’héritage de plusieurs millions d’années. Cette main est le premier temoin de
l’existence d’une humanité avant même que les Hommes en prirent consciences. Elle n’est pas spécialisée,
ses opérations de préhension-rotation-translation ont traversé tous les temps. Elle fait lien avec le
monde, elle fait aussi naître en moi un désir de ce qu’elle sait que je ne sais pas. Nous sommes à la fois
l’histoire de l’humanité et cette page blanche. Alors je me mets à enrouler un fil de cuivre autour d’un
axe, ma main est à la fois l’outil et le moteur. La distance de ces fils correspond aux distances d’autres
chemins quotidiens – entre mon atelier et un musée (4810 m), mon atelier et un magasin de bricolage
(8848 m), mon atelier et un jardin collectif (5895 m), mon atelier et l’université (4167 m), ou encore
mon atelier à la bibliothèque (2917 m) – sur lesquels ma main m’a emmené. L’objet finit le trajet fini (ou
l’objet fini, le trajet fini – à moins que le trajet finit l’objet fini), ma main finit par déclencher des objets
de vision. Ces distances sont aussi les hauteurs respectives du Mont Blanc, de l’Everest, du Mont Kilimanjaro,
du Mont Toubkal et du Mont Olympe. Et ça fait sens.

Catherine PICARD

ART PYXIDAIRE – Je mets en boîte des scènes de vie de manière un peu décalée et humoristique. Pas sérieux…… n’hésitez pas !

Mathilde Barbey

Conteuse et récolteuse d’histoires.

Entre documentaire et fiction, je m’aventure dans la rencontre, j’invite l’autre dans ma démarche, qu’il soit lecteur, visiteur, participant à l’un de mes ateliers ou juste là. Mon attention se porte sur les détails, sur la singularité de chacun : on vit tous des aventures. Je collecte ces bribes d’histoires de vie, je les façonne, chacune d’entre elles est unique. Elles prennent la forme de livres singuliers mais aussi de vidéos, d’installations sonores, d’œuvres participatives : tous ont vocation à recueillir ou à diffuser des récits, à susciter à nouveau la rencontre.

Aller à la rencontre,
prêter attention aux détails,
faire parler le quotidien, l’infime, l’anecdote ou l’extraordinaire,
faire un livre ou bien garder la voix,
chercher la forme juste,
fabriquer,
diffuser,
permettre un tête-à-tête,
à nouveau rencontrer.

*
Céleste a tout oublié, ou presque, elle a passé son enfance sur un bateau, son père était capitaine,

**
Jade aurait bien aimé avoir le gaufrier qui lui faisait penser aux dimanches en compagnie de sa grand-mère,

***
le Madon, c’est la rivière du village de mon enfance, tous les trois ans elle est en crue et entre dans les maisons en passant par la porte,

****
Joël marche pour ne pas flancher, il a dû réapprendre à parler ; lui aussi il lui arrive de déborder,

*****
L’Henriette c’était un peu ma grand-mère. Une nuit elle est sortie de son lit pour rejoindre celui de la rivière.

David Sibieude

Mes réflexions traitent de peinture et
peuvent prendre des formes diverses (installation, vidéo, performance,
peinture, …). Je tente de repousser les limites du geste pictural pour
mettre à jour de nouveaux espaces d’investigations et de recherches
artistiques. Je tente d’annuler la distinction entre le fond et la forme,
entre l’avant et l’arrière, entre l’avant et l’après de la peinture.

J’affectionne les processus pauvres et expérimentaux pour la poésie qui en
émane.

Je m’efforce d’être honnête et sincère dans ma pratique en révélant la
scène et les coulisses de mon ouvrage.

J’aime l’idée que mes œuvres puissent échapper aux références, aux codes ;
ceci dans une volonté de préserver ma liberté créatrice.

J’essaye le plus souvent de faciliter l’accès à mes œuvres en fixant ma
réflexion sur des éléments de notre quotidien de telle sorte à ce qu’un
maximum de personnes (chacune selon ce qu’elle est) puissent interagir
avec celles-ci.