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Le travail artistique de Laura Geigant est inspiré de nature, de voyages et de mythes. Les œuvres originales sont réalisées à partir de plusieurs techniques de dessin, photographies, peintures, sculptures, parfois réalisés dans l’instant, parfois élaborées sur plusieurs années. Le temps pour l’artiste de trouver la solution « plastique » à son intention de représentation. Tableaux carrés, en bois ou toiles sur cadres, dessins, aquarelles, encres, gravures, sculptures, installation de laines, aux couleurs vibrantes et ou graphiques. Ces œuvres sont visibles à l’occasion de manifestations artistiques ponctuelles, ou sur rendez-vous.

Eva Jehlen

Après l’obtention d’un Diplôme des Métiers d’Art de céramique à Antibes, Eva retourne vers son Alsace natale. Elle décide d’y compléter sa formation par une licence de psychologie dans le but d’offrir l’art thérapie comme moyen de communication et d’accès à soi à des fins thérapeutiques.
Entre design, artisanat et arts plastiques; volumes, danse et musique, elle construit son univers autour de thématiques marginales autant que poétiques. Sa quête d’esthétique mais aussi de sens (parfois cachés) pousse à l’introspection, aux questionnements et autres vagabondages…

Philippe Haumesser

Photographie
œil éveillé & cœur battant

Au recommencement, la photographie fut ma méditation, ma réunification, mon ancrage à l’ici-maintenant. Transmutation de l’absence en rencontre, elle devint mon ouverture à l’autre et au monde.
Ensuite, ce fut un style qu’il fallut créer. La voûte céleste fut ma révélation : c’est l’obscurité qui permet aux étoiles de nous émerveiller. Mon style sera alchimie en clair-obscur et les étoiles vont apparaître dans mon univers grâce à la danse.
Je développais alors mon éloge de l’ombre. Cette claire pénombre qui sied aux apparitions divines, cette obscure clarté qui sculpte les étoiles, sublimera la beauté, composante visuelle de l’idéal du Kalos kagathos.
Pour mes quarante ans, je troque ma maison de famille contre un loft brut à la Manufacture, que je vais développer pour en faire ma Factory : un lieu pour y faire danser les étoiles, photographier, créer, exposer, y vivre mon art.
Dans un monde de made in et de ready-made, j’ai mobilisé toutes mes ressources au service de l’expression de mes valeurs : on ne photographie bien qu’avec le cœur et le portrait me permet de privilégier le NOUS que je crois supérieur au je.

J’aime les créations à 4 mains ou plutôt à 2 cerveaux, 2 regards et 2 cœurs.

Isabelle Thelen

Mon travail s’articule autour de la mémoire, de ces traces infimes que je cherche, collecte et dont j’explore les détails pour les mettre au service de ma narration. En mêlant la texture des tissus à la poésie des mots, je cherche à provoquer l’imaginaire et à questionner notre vision des choses.

Dans mes installations, je choisis délibérément de ne pas, ou peu, intervenir sur les choses, juste les (re)mettre en scène et les donner à voir.

Là est bien mon intention, simplement se laisser saisir par l’instant et la poésie des choses.

Vinca Schiffmann

Vinca Schiffmann est à la fois plasticienne et styliste.
Sa démarche s’appuie sur l’expérimentation et l’appropriation de toutes formes de matériaux souples : les tissus, le latex, les cordes, les fils, les films plastiques… Elle y trouve les possibilités d’une expression en lien avec le corps, ses aspects organiques et viscéraux.
Dans ses installations en extérieur, au sein de friches industrielles ou sur des sites patrimoniaux, elle érige des formes sculpturales, élaborées à partir d’enveloppes souples, qui se confrontent de manière inattendue leur environnement.
Elle a par ailleurs développé une technique d’écriture au latex. Des textes réalisés par ce biais, une fois démoulés, deviennent illisibles. Ils sont agencés dans l’espace ou dans le cadre de sculptures comme une banale matière première sans lien avec leur contenu.

Depuis 2014, elle crée également des séries intemporelles, des vêtements aux lignes graphiques ou picturales, qui étonnent par l’appropriation originale qui est là encore faite du latex.
Jouant avec l’idée d’un vêtement « seconde peau », frontière entre l’intime et le monde extérieur, la matière alterne entre opacité et transparence allant jusqu’à faire référence, par le dessin ou des découpes, à l’anatomie. 
Sa gamme de vêtements se décline hors du calendrier de la mode.
Les collections s’enchaînent au gré de son rythme de création.

Lisa Pélisson

Lisa Pélisson développe un travail de sculpture, d’installations, d’interactions avec la céramique comme médium premier. Elle s’intéresse à des sujets ou paysages issus du quotidien, en les déformant ou exagérant leurs lignes, elle se les approprie avec autant d’affect que d’humour grinçant. Ses céramiques viennent troubler les frontières du réel, et parodier des matériaux, issus bien souvent du pétrole… Ceci témoigne de sa nécessité incessante de remuer les codes établis pour mieux regarder l’empreinte matérielle et émotionnelle de l’humain sur notre monde. Elle y affirme sa fascination mêlée d’aversion pour des phénomènes de pop culture, des modes d’uniformisation. Les gestes de Lisa
Pélisson viennent creuser des épaisseurs épidermiques, questionnant avec magie nos parures comme nos identités communes et intimes à la fois.

Cosima Tribukeit

Je mène une pratique pluridisciplinaire, qui s’articule autour de la photographie de même que la gravure et l’installation. Ces différents médiums sont employés de manière adéquate en fonction des projets et des sujets traités mais ils se mélangent de plus en plus ces derniers temps. Cette interconnexion des techniques artistiques forment les arcanes de ma créativité.  Par l’admiration envers l’absurdité et l’irréel de l’art surréaliste qui donne aux œuvres un effet d’altération par des combinaisons et des actes de transformations inhabituels ainsi que l’art asiatique pour son caractère esthétique minimaliste, j’aborde des thématiques diverses avec une prédilection marquée pour le paysage et l’environnement urbane.

Björn Nussbächer

Björn Nussbächer est « travailleur frontalier » de diverses manières. Il a étudié l’art et le design à la «Gerrit Rietveld Academy“ d’Amsterdam et a été impliqué dans divers programmes d’artistes en résidence, par exemple Sandimen en Rep Chine, «Tsarino“ en Bulgarie et «Setouchi“ au Japon et Motoco“, Mulhouse ( Fra). Son travail artistique a été au „NAI“, Rotterdam, au Stedelijk Museum, Amsterdam et au Palais de Tokyo, Paris. Il travaille également comme charpentier et menuisier en bois et est un judoka passionné. Dans sa recherche artistique, l’autonomisation performative, la mise en scène installative et le cadre constructif jouent un rôle qui détermine l’œuvre. Ce faisant, il explore les limites au moyen de l’implication physique et réalise ces zones intermédiaires de manière performante.