Pierre Fædi est un illustrateur et un imprimeur. Il a fondé la maison d’édition « Gargarismes » en 2014, et produit et imprime des livres, des affiches et des cartes en sérigraphie et au Risographe. « Urin Gargarism » est le pendant musical de son projet, un micro label sur lequel il édite des vinyles et des cassettes.
Il créée l’atelier d’impression « Garage Print » en 2019 au sein du regroupement de structures et d’indépendants Garage COOP, dans le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Il adore dessiner des structures et des motifs dans lesquels ses personnages semblent se mouvoir (ou non). Il boit de la tisane ou du café (selon l’envie), il se complaît à laisser en fond des documentaires sordides glanés sur les internet.
« Oh ! Mais c’est de toute beauté ! » Eric Judor, la Tour Montparnasse infernale
Les Editions 2024 ont emménagé au Garage COOP en septembre 2019. Pour les Ateliers Ouverts 2020, elles proposent l’exposition « Vu, lu », une célébration de la lettre dessinée. Du Moyen Âge à aujourd’hui, des typographes ainsi que des illustrateurs, ont produit d’étonnants alphabets, chics, étranges ou parfois monstrueux. Entre calligrammes, pangrammes et autres réjouissances typographiques, Vu, lu! est une invitation à la redécouverte de la lettre en tant qu’image.
David Allart est spécialisé dans l’impression traditionnelle d’estampes, le graphisme et l’édition d’art en série limitée.
Autonome du concept à la réalisation, son atelier répond à une variété de demandes allant de la création d’image ou d’identité, jusqu’à l’impression.
Son atelier accompagne les artistes dans leurs réalisations. C’est un lieu d’expérimentation artistique et graphique où plasticiens, dessinateurs, photographes, graphistes… travaillent via les techniques de la sérigraphie, de la lithographie et de la typographie–gravure artisanale.
Chaque projet est pensé, dessiné et imprimé en ce lieu, en collaboration avec l’artiste, et faisant l’objet d’une édition originale et limitée.
Des formations aux techniques de l’estampe et du livre sont proposées régulièrement dans l’année sous la forme de stages ou de workshops.
Son travail d’illustration quant à lui s’articule autour de thèmes variés tels que la nature, le voyage ou l’épopée. On peut dire que la contemplation fait partie intégrante de son univers qui s’exprime au travers d’un travail de dessin épurée et simple, et par le biais de l’image imprimée (estampes et tirages limités).
Il se nourrit de l’image populaire, des mythes et légendes, de la science fiction ou de simples moments de vie sur lesquels on pose un regard.
David aime compter des histoires et faire voyager le spectateur pour susciter une émotion, rappeler un souvenir. Au travers de ses images, il invite le regardeur à participer au récit qu’il invente.
Passionnée de coulisses, Hélène Bléhaut s’attache à témoigner de réalités diverses à travers un prisme sensible et situé.
Travail de terrain, formes courtes, poétiques et quotidiennes entre bande dessinée du réel et photojournalisme sont ses outils de prédilection pour saisir portraits, paroles et contextes. Elle prend le parti de croiser les sources, de confronter la théorie et les archives aux expériences, de trouver de nouvelles formes de vulgarisation et de transmission.
Un travail de plusieurs années à la suite de musiciens haïtiens a donné naissance en 2016 au documentaire transmédia www.alloayiti.fr, réalisé en binôme avec le développeur Titouan Mathis (Studio Meta). En 2019, elle réalise un webcomic sur la perception du handicap publié par ERC Comics, en collaboration avec l’équipe de Monika Baár, chercheuse en Histoire à l’université de Leiden (Pays-Bas).
En 2023, elle participe au collectif @experiences_militantes initié par Adèle Mesones, un compte instagram où l’on cherche à comprendre et raconter en BD les raisons de l’engagement de divers·e·s bénévoles.
Que raconter ? Pourquoi ? Qui parle et d’où ? Que disent de nous nos représentations ? Des interrogations fondatrices qui l’amènent à travailler autour des questions décoloniales et féministes, dans une perspective intersectionnelle.
Loïc Urbaniak fait bondir avec ardeur le trait et la littérature hors de la page.
Pluridisciplinaire, son travail chemine à la fois entre des constructions en volume, avec des mises en scène qu’il envisage comme ces tableaux qui finissent par bouger quand on les fixe trop longtemps, comme ces livres d’images que l’on voudrait mouvant, et sa pratique du dessin, nécessité complémentaire.
Ces deux mondes se rejoignent lors d’interventions artistiques, où Loïc Urbaniak rencontre public et praticiens, et où les imbrications et implications de recherches font face au pragmatisme.
Au cœur de tout, pour lui : raconter, sans répit.
Mon travail s inspire du sacré, du symbolique. Par le dessin, la peinture ou le collage, je questionne ce qui nous anime en tant que société, ce qui nous uni en tant qu’humains, ce qui nous réuni en tant que citoyens. Les ?gures monstrueuses qui peuplent mes dessins sont souvent issues de manuscrits ou d’enluminures du moyen-âge. Ces images ancestrales se font l’écho des visions et des rêves de l’homme contemporain. Mes dessins et peintures sont des sortes d’incantations, des appels aux spectateurs à regarder différemment le monde qui nous entoure. Les Djinns ?gure le retour du religieux dans la sphère publique, les pieuvres sans tête font écho au travaux d’économistes sur les multinationales, les animaux parlent de leurs extinctions proches. Les paysages apparaissent comme des décors, voyages du regard. L’actualité écologique les transforme en paradis perdus. Le politique joue de ces signes, les religions manipulent ces symboles, les médias conforment nos regards. J’essaie de les décrypter, de les ré-encoder dans un monde nouveau.
Thérèse Qua. est graphiste et illustratrice. Sa formation en arts visuels à l’Université de Strasbourg lui a fait comprendre l’importance du sens de l’image, de la couleur et de la forme, comme support d’un cheminement de réflexion. Elle mélange les médiums et les textures, intègre souvent le textile dans son processus créatif, s’inspire immanquablement du monde végétal, revisite et détourne les motifs graphiques. Sur le papier ou sur la palette numérique, chaque projet nait d’abord d’une rencontre. S’en suivent des échanges et des réflexions, puis l’éclosion d’une illustration originale – d’un motif ou d’une icône. Chacun de ses projets est pensé, interrogé, revisité, en cohérence avec ses propres questionnements. Nombre de ses illustrations gravitent autour des problématiques liées à l’environnement car elle est personnellement engagée dans une recherche qui lui semble fondamentale : comment lier, relier nos sociétés à la nature ? Comment alerter, interpeler les esprits ?