Ana McKeir

Influencée par la bande dessinée américaine et française, le folklore français et anglais et les thèmes développés dans les musiques traditionnelles, je rencontre le tatouage après m’être intéressée aux murder ballads, aux chansons de prisonniers et aux chants de marins. Ce langage de codes et de symboles parle immédiatement à ma sensibilité et je l’intègre à ma pratique. Puis je deviens tatoueuse. Avec le temps, mon travail d’illustration presque exclusivement en noir et blanc s’éloigne du traditionnel tatouage de marin pour produire des images mélancoliques qui interrogent les mystères de la nature et de l’univers, et je construis mon propre folklore, peuplée de figures hybrides, animaux humanisés, chimères tristes mêlant le végétal au minéral, personnages de contes pervertis, femmes dominatrices, fantômes joyeux, trésors, galaxies, labyrinthes, micro-organismes et constellations, coulures, formes organiques qui possèdent les personnages et l’espace faisant rapidement passer de la légèreté du rêve à la vision angoissante d’un monde à l’agonie. En parallèle, mon travail de tatoueuse est plus léger et se nourrit de culture populaire, d’humour et d’auto-dérision ou s’oriente autour de la recherche formelle de l’ornement ou du motif.

Laurence Clément

Son univers est d’abord celui de l’illustration jeunesse. Néanmoins, loin de s’enfermer dans un genre, une technique ou un style, c’est l’exploration du monde par le dessin qui guide son parcours. Elle aime se mettre au service des projets qu’on lui propose pour faire évoluer son trait, avec une préférence pour un aspect graphique, qui fait la part belle à la ligne, et ses couleurs, douces et plutôt chaleureuses. Ses dessins naviguent entre humour, légèreté et émotion. Eclectisme est un mot qui lui va bien. Depuis 2006, elle publie régulièrement dans l’édition et la presse jeunesse en réalisant des illustrations et des bandes dessinées. En 2010, de sa rencontre avec la conteuse Mapie Caburet, naît un spectacle, mêlant conte, dessin grand format et improvisation. En 2016, elle réalise des fresques pour la Maison de l’Environnement du Malsaucy, une bonne occasion de gribouiller sur les murs. Elle s’essaie à la sérigraphie en 2019, participe à des marathons de l’illustration avec ses amis dessinateurs et anime également des ateliers dans les classes et les médiathèques.

Agnieszka Najder

Illustratrice et graphiste freelance, j’ai grandi à Strasbourg où j’ai pris mes premiers cours de dessin. Je suis ensuite partie en Pologne – mon pays natal, où j’ai étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie.

Ce qui m’intéresse le plus dans l’illustration, ce sont l’atmosphère et les émotions que j’essaie de transmettre sur papier. J’aimerai que celles-ci soient lisibles à travers le dessin pour qu’il puisse nous raconter son histoire. J’aime beaucoup dessiner des paysages, des bâtiments, que je considère comme des sortes de captures d’écran d’une vie d’ailleurs.

Alix Videlier

Alix Videlier est né dans le Jura en 1987. Il part faire ses études en Alsace à Strasbourg. Titulaire d’un DEUG en Arts visuels ainsi que d’une Licence design, il s’engage dans le Master design au sein de l’Université de Strasbourg. En 2012, il s’installe en tant que designer produit indépendant. Spécialisé dans le design d’objets, de mobiliers, sans pour autant délaisser une certaine culture graphique et spatiale, Alix œuvre pour différentes entreprises du grand Est de la France. C’est en questionnant ces dernières sur leurs savoir-faire, leur histoire, leur culture ainsi que leur environnement qu’Alix envisage la création. Il possède également une véritable volonté de valoriser le patrimoine local, de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la création, de mettre en exergue les forces créatrices locales afin de donner une légitimité narratrice au processus de conception. À coté de cela, il expérimente de nouvelles technologies avec l’émergence de l’impression 3D. Il questionne alors la confrontation de la tradition avec la modernité. Chacune de ces notions entrant en résonance l’une avec l’autre, elles sont un reflet direct du monde actuel. A la fois tourné vers l’avenir tout en prenant en compte l’histoire du passé.

Kamille Plumecocq

Née en 1992 avec une volonté profonde de dessiner, Je suis passée par une école d’illustration et de bande dessinée pour perfectionner mon trait et apprendre la narration. je me passionne aujourd’hui pour ces deux domaines qui me permettent de raconter des histoires tout en m’amusant. Particulièrement portée sur l’expression graphique, j’aime peaufiner mes illustrations pour retranscrire une atmosphère précise et raconter des histoires par l’image. Faisant en sorte de ne pas m’ennuyer ni m’enfermer, j’oscille entre plusieurs styles graphiques, souvent reliés par la couleur ou la technique, et je cherche à expérimenter, renouveler en découvrant de nouvelles façons de m’exprimer comme par le collage ou encore la gravure, découverte depuis peu. Sensible à l’environnement et au monde du vivant, j’aime travailler autour de ces thèmes. Je joue avec le trait et cherche à le déformer pour le rendre plus organique et frôler l’abstraction.

Cécile Kranzer

Cécile Kranzer crée des illustrations à l’aide d’images découpées dans des magazines, des journaux, d’anciennes photographies, des emballages alimentaires ou des papiers qu’elle peint à l’acrylique. Scénariste et journaliste de formation, le collage et l’illustration lui permettent de donner vie aux histoires qu’elle invente et de rendre hommage aux couleurs des villages d’Alsace.

Alexandre Tal

L’espace d’une feuille est comme une aire de jeux. C’est un endroit où je m’amuse, où je doute, où je réussis, où j’échoue, où j’essaie, où je réfléchis, où j’explore.

PS: Ne pas sous-estimer le pouvoir distrayant du toboggan.

Pierre Faedi

Pierre Fædi est un illustrateur et un imprimeur. Il a fondé la maison d’édition « Gargarismes » en 2014, et produit et imprime des livres, des affiches et des cartes en sérigraphie et au Risographe. « Urin Gargarism » est le pendant musical de son projet, un micro label sur lequel il édite des vinyles et des cassettes.

Il créée l’atelier d’impression « Garage Print » en 2019 avec Emmanuelle Giora au sein du regroupement de structures et d’indépendants Garage COOP, dans le quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Il adore dessiner des structures et des motifs dans lesquels ses personnages semblent se mouvoir (ou non). Il boit de la tisane ou du café (selon l’envie), il se complaît à laisser en fond des documentaires sordides glanés sur les internet.
« Oh ! Mais c’est de toute beauté ! » Eric Judor, la Tour Montparnasse infernale

Editions 2024

Les Editions 2024 ont emménagé au Garage COOP en septembre 2019. Pour les Ateliers Ouverts 2020, elles proposent l’exposition « Vu, lu », une célébration de la lettre dessinée. Du Moyen Âge à aujourd’hui, des typographes ainsi que des illustrateurs, ont produit d’étonnants alphabets, chics, étranges ou parfois monstrueux. Entre calligrammes, pangrammes et autres réjouissances typographiques, Vu, lu! est une invitation à la redécouverte de la lettre en tant qu’image.

David Allart

Mon travail d’illustration s’articule autour de thèmes variés tels que la nature, le voyage ou l’épopée. On peut dire que la contemplation fait partie intégrante de mon univers qui s’exprime au travers d’un travail de dessin épurée et simple, et par le biais de l’image imprimée (estampes et tirages limités). Je me nourris de l’image populaire, des mythes et légendes, du cinéma, de la science fiction ou de simples moments de vie sur lesquels on pose un regard. J’aime compter des histoires et faire voyager le spectateur pour susciter une émotion, rappeler un souvenir. Au travers de mes images, j’invite le regardeur à participer au récit que j’invente.

Autonome du concept à la réalisation, je lie des techniques traditionnelles ou modernes de création (dessin numérique, CAO, PAO) avec des techniques d’impression artisanale en sérigraphie et lithographie.