Quentin Bohuon

Il affectionne particulièrement la construction d’images autonomes, pouvant déployer un récit à elles seules. Au travers de différentes recherches plastiques, il trouve une affection particulière pour l’aquarelle, le pastel sec et le fusain. Dans ses dessins, il utilise régulièrement la faune et la flore pour constituer des environnements oniriques et mystérieux. Des décors qui existent comme des éléments centraux, métaphoriques, permettant de cacher ou de dévoiler des questionnements plus profonds.

Julie Galanakis

Un travail de recherche sur le recyclage et la transformation. Les différentes matières qui se confondent et comment faire ressortir les empreintes par la lumière. Un rapport à la nature et au minéral qui prédominent dans mes expérimentations. Au départ dans les illustrations et ensuite dans le volume, j’essaie de traduire la place de la nature et de l’homme. Dans un second temps, il ya ma recherche de forme et de texture sur les transparences. Je n’en suis qu’aux prémisses et la Terre me permet d’y découvrir de nouveaux horizons.

Sandrine Culli

Discrète, mais curieuse du monde, je sors pudiquement ma tête, telle une tortue ébouriffée, pour montrer mes réalisations.

Mes sources d’inspirations sont multiplent, la nature, les émotions, les sensations, les rêves et souvenirs se croisent pour former un cercle chromatique multi-couleurs :)

Grace à la céramique, la peinture, les pochoirs, le dessin …. j’interprète la réalité pour un univers 

décalé, quelque fois bizarre, et ça fait du bien :)

Laurent Kling

Au fil des années, j’ai développé une typologie, un catalogue des choses et du monde ; j’ai dessiné un grand nombre d’objets, de la faune, de la flore, en y apportant à chaque fois un regard particulier qui tient de la drôlerie et de la désinvolture. Au fond, le dessin compte moins que le regard ; c’est une prise de notes d’un état d’esprit poétique, la poésie des choses, en saisissant l’essence humoristique.  Mes collages tiennent du dessin et du travail de l’entomologiste : je récupère des éléments dans une masse de journaux anciens, avec petites pinces et ciseaux, que je colle pour en faire de petits poèmes graphiques, des rébus absurdes, dans lesquels le trait se fait discret tout en restant vif.

Alice Jouan

Je perçois les espaces comme des terrains de jeux gigantesques, l’habillage des murs, des corps,
des objets fabriquent des narrations. J’utilise l’installation immersive pour déployer ces récits et transformer l’espace.
Au cœur de ces installations, les corps s’emmêlent, activent des objets, soulignent des postures, créant un répertoire de gestes et de rythmes multiples.
Ces interactions provoquent de nouvelles lignes ou les corps se déploient, brouillent les pistes dans des lieux communs et institutionnels.
J’utilise le textile comme un outil pour créer du mouvement, incarné et habité par les corps, permettant de rendre tangible ces histoires. Le tissu intervient comme un moyen de se camoufler,
s’augmenter, se révéler aux autres et à soi-même. Le rapport à la peau, l’épiderme développe un lien intime avec le matériau, une façon de raconter ce qui n’est pas visible,
ce que dissimulent nos entrailles, l’expression de nos vulnérabilités.
Le tissu devient un habillage ou les formes se rencontrent, autour de la technique du monotype, du tampon, de la trace et de la ligne. L’assemblage de ces formes par la couture questionne le rapport à l’accumulation, aux gestes répétés, facteur d’énergie. Cette énergie tend à se transmettre, souvent par l’expression de feux de joie, comme un moyen de réappropriation des corps, moteur d’expansion collective et rayonnement. L’étude des symboles dans la construction d’une mythologie de personnages hybrides et fantasmagoriques personnifie cette énergie.
Depuis janvier 2026, je développe un projet d’album jeunesse “Le danseur étoile”, par le biais d’une Bourse littéraire déployée au sein des Médiathèques de la Ville et de l’Eurométropole (Strasbourg Capitale Mondiale du Livre par l’UNESCO). Ce projet interroge nos façons de représenter nos corps dans l’espace : les métamorphoses de ces enveloppes en constante évolution. Les thématiques de la parure, de la collection et du soin sont investies, elles positionnent
les participant·e·s aux ateliers proposés du point du vue du chercheur·euse·s, sous la forme d’enquêtes. Ce projet déploie une recherche personnelle autour de la création de personnages illustrés en mouvement, mettant en lumière
le lien entre la ligne et l’intime.

Lidwine Lavergne

Lidwine Lavergne est une illustratrice-céramiste installée à Strasbourg, et dont le travail est un savoureux mélange des univers manga, punk et arts premiers.

 

Bérénice Dautry

Illustratrice et graveuse, j’aime me perdre pendant des heures dans mes dessins, tentant de donner à chaque trait une vie particulière.
Cet été, j’ai étudié les légendes du pays de Salm, dans les Hautes Vosges : recueils de témoignages, ateliers participatifs, lectures d’ouvrages dédiés. Immergée depuis un an dans ces forêts épaisses et parfois primaires, terreau fertile pour les histoires fantastiques, j’ai pu puiser dans cet imaginaire bien particulier. Je l’ai associé à mon univers personnel mon univers personnel, empreint d’étrange, de formes végétales foisonnantes et de personnages loufoques ou inquiétants. La série de gravure illustre ainsi plusieurs légendes locales, recueillies dans des livres, auprès de personnes âgées, ou imaginées à partir de dessins d’enfants.