Mathieu MONFOURNY

À la sortie de l’école d’art j’ai choisi le statut de Designer Graphique indépendant, mais j’ai pris soin de continuer en parallèle mon activité artistique en plébiscitant des techniques plus artisanales comme la sérigraphie, la gravure sur bois et sur verre. Considérant l’art comme le moyen d’exprimer ses idées et de s’engager, c’est par l’affiche et le print que je diffuse mes questionnements et mes interrogations sur différents sujets. Mon activité professionnel nourrissant mon activité artistique et inversement, j’essaie d’établir des ponts entre graphisme, communication et idée. Le but étant d’ouvrir des réflexions à un large public trop souvent coupé de la culture visuelle.

Cath’

Le travail de Catherine Pulvermuller questionne le temps et l’espace. Les repères et la perte de repères sont importants dans son oeuvre.

Découverte comme jeune talent 2013 et récompensée du prix « Théophile Schuler » à l’exposition de St’ART de Strasbourg avec l’exposition de ses œuvres.

Compose dans son propre atelier au centre ville de Strasbourg.

Travaux minutieux mêlant graphisme et illustration, et plus récemment peinture à l’huile.

Jonathan Daviau

Jonathan Daviau tente de représenter dans ses dessins et récits graphiques une humanité à la fois cruelle et touchante.

REIMUND REES

Beim Joggen im Wald als Student musste ich immer öfters anhalten, weil mich ein Bild, ein optischer Eindruck anzog und fesselte.

Einmal nahm ich ein Stück Holz nachhause und schnitzte mit dem Taschenmesser daran herum – der Beginn einer Leidenschaft.

En forêt comme étudiant pratiquant le jogging je devais souvent m’arrêter, car j’étais attiré et captivé par une image, un point de vue.

Un jour je pris un morceau de bois que je ramenai chez moi que je sculptai avec un couteau de poche – le début d’une passion.

R. Rees, 29 janvier 2017

Kruno Jakobovic

Kruno Jakobovic, alchimiste sur plaque
La visite de l’atelier de Kruno Jakobovic commence par la cave. Là, il se révèle, et ses plaques dévoilent leurs œuvres d’art. Le graveur utilise plusieurs techniques différentes, certaines ancestrales, utilisées par d’autres, et une qu’il préfère garder pour lui : « c’est un procédé personnel que je ne veux pas expliquer », glisse-t-il avec son délicieux accent venu de Croatie.
Kruno Jakobovic prend visiblement plaisir à manipuler la matière et les outils. Soude caustique, poudre de colophane, eau forte, aqua-teinte… Son univers a des relents d’alchimie.
Dans sa caverne, il s’est installé une presse et une armoire de photogravure, et dans son atelier-bureau, il garde tout le reste : dessins, peintures gravures, plaques, stylet, poinçons, burins… Sa découverte de la gravure est récente : « comme ma femme ne savait pas ce qu’elle allait faire de moi à ma retraite, j’ai commencé les cours de peinture… » s’amuse-t-il.
Une rencontre avec une artiste-graveuse croate a fait le reste.

Cynthia Montier

« Mon travail tente de déjouer les mécaniques du corps et de l’esprit et se présente sous des aspects ambigus, dédoublés, compromis. C’est une tentative de traduction sensible parfois intangible d’un étrange exotisme familier.
Les matériaux que j’utilise sont divers et s’articulent en partant de l’empreinte de la peinture jusqu’à sa mise en forme dans l’espace, selon des techniques mixtes. Fréquemment, la peinture et la sculpture communiquent étroitement avec d’autres matières singulières.
Ce qui m’intéresse par dessus tout est la complexité de l’être humain dans ses dérives, et la compromission de ses environnements, ses capacités à créer des mondes et à les transgresser. Mes travaux se construisent à partir d’expériences au long cours de transports érotiques et indéfinis. »

Pour en découvrir plus, https://cynthiamontier.wordpress.com/

Pierre Chevalier

Le décor, qu’il soit graphique ou réaliste, est au centre de mon travail. Il est le personnage, l’histoire, le support des émotions. Les corps qui y circulent ne sont que des repères pour mieux s’immerger.
Les différentes techniques que j’utilise varient en fonction du caractère que je veux lui donner : de la froideur parfaite de l’image numérique à l’hésitation plus chaleureuse de la linogravure.

Maya Thébault

Maya Tébo, artiste plasticienne , conteuse, graphiste, touche à tout ,utopiste de la palette, matiériste au grand coeur…
Après avoir expérimenté diverses techniques, gravure, aquarelle, acrylique,, craies grasses, encre…
Elle peins en ce moment avec la coulure de peinture glycérol sur papier Velin pour inventer des lignes incisives et fortes. Ce graphisme imprévisible est ensuite aspergé d’eau pour diluer et diffuser ces matières non miscibles.
Les bêtes peuplent son répertoire formel et sensible. La série des  » belles personnes » propose un vision parcellisée de quelques animaux malaimés: fauves, araignée, corbeau, chauve-souris…

Le textile s’invite régulièrement dans son travail de plasticienne. Elle crée des costumes et des marionnettes pour construire des installations, inventer des performances ou accompagner son parcours de conteuse.
Travaillant depuis quelques années sur la mise en scène théâtrale et plastique des contes, elle hybride la performance artistique et la narration.
La figure du loup, archétype du monde sauvage revient très souvent dans son travail. Elle réalise un livre objet, une marionnette, un masque, un costume, un dreapping pour dire le conte /performance : « La Loba » un conte initiatique.
Elle viens de terminer des costumes inspirés des photos de Charles Fréger « Wilder mann » : des hommes sauvages, un loup, un cerf, un ours et un sanglier pour le groupe de rock « Yan Caillasse ». Elle interroge la matière pour en tirer le plus de sauvagerie possible. Elle effile, déchire, noue, sali, tresse, abîme, froisse, lacére, teint, décolore… afin d’obtenir des textiles qui racontent une histoire.