Jean-Louis Kuntzel

Mon travail porte sur le sentiment de foisonnement vital. En résonance avec le désir, porté par les corps, la nature et le rythme des saisons.  « Je peins. Quand je peins, quand je dessine, il est question de puissance, il est question des palpitations du désir.  Je peins le désir, la vie, les bourgeons tendus, les fleurs qui éclosent, le vent léger dans les feuilles, le ciel bleu à travers les arbres, la moiteur et la chaleur de la peau, l’odeur de la sueur et les sourires à ces moments. Je ne raconte rien. Il n’y a pas d’histoire. Mon travail dit la captation de toutes ces choses : l’instant, vivant, jubilant, foisonnant, de verts, de rose, victorieux, le passé enroché, l’espoir là et le désespoir plus loin. »

Anke Vrijs

Si pendant de longues années mon travail tournait autour de l’image du corps -travail avec modèle vivant, travail à partir de modèles culturels- c’est à partir des gravures réalisées après les attentats du 13 novembre 2015 que mon travail prend délibérément une tournure plus engagée.

Dans la multitude de démarches artistiques d’aujourd’hui, il me semble important de prendre conscience que nos regards et prises de positions artistiques ne sont pas neutres. Nous venons de quelque part, nous sommes ancrés dans une histoire individuelle et collective. C’est la raison pour laquelle je m’intéresse depuis longtemps aux mythes et à leur manifestation dans l’histoire de l’art.

L’histoire (de l’art irrigue) mon travail.

Depuis un certain nombre d’années, je dessine au musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg des sculptures provenant de la cathédrale. Ces séances de dessin sont l’occasion de faire monter à la surface (du papier ET de la conscience !) des connexions enfouies.

Des jeunes femmes, nommées Vierges Sages et Vierges Folles dans la Bible (Matthieu 25, 1-13) me plaisent particulièrement. Elles portent quasiment toutes un voile et témoignent de leur individualité par l’attitude du leurs corps et l’expressivité de leurs visages.

Le texte biblique à l’origine de cette iconographie, de Saint Matthieu (cf. Matthieu 25 : 1-13), prête des paroles extrêmement dures au Christ, qui juge 10 jeunes femmes, dont la moitié sera exclue de la fête !

Ce qui est accepté en histoire de l’art, est souvent un défi pour notre regard occidental aujourd’hui. Des femmes portant un voile nous irritent parfois, nous déstabilisent et interrogent notre vision du monde musulman.

«Voil(é)es»

Ça fait un certain nombre d’années, que je travaille sur le sujet de femmes voilées. J’interroge sans juger ni prendre parti ; c’est le sort et le combat humain de ces femmes qui me motivent. Elles contribuent largement à modifier notre regard sur le monde (musulman) en défendant les droits humains et la justice sociale et elles sont au cœur de mon projet que j’ai intitulé « Vierges Sages – Starke Frauen » 

«Vierges Sages-Starke Frauen »

A partir de mes lectures, je me suis rendue compte de ma grande ignorance au sujet du voile … et je ne dois pas être la seule …

Faire le procès, juger, exclure la moitié des « Vierges » (femmes ???) de la fête, comme décrit dans le texte de Saint Matthieu, ne me convient pas. 

L’idée de rendre visible en dévoilant, donner à voir et diffuser l’image (et les biographies) de ces femmes est au cœur de mon travail.

Je souhaiterais présenter lors des ateliers ouverts 2026 des sérigraphies peintes  réalisée à partir d’images de photos de  de femmes ainsi que les nouvelles gravures d’une série initiée en 2021.

Ce travail a été montré en 2024 au Conseil de l’Europe et dans le cadre du OFF des Assises Européennes de lutte contre les violences faites aux femmes

Henri Walliser

Henri Walliser Mon travail est Pop au sens qu’il est jeune, spirituel, sexy, peu cher et fabriqué en série. Il exalte la vie, est positif, optimiste. Le Pop c’est de l’amour. Amour des êtres et des choses. Ma culture est urbaine, je suis un enfant des villes et du Rock. Je suis graveur et comme me disait Rémy Bucciali mon travail oscille entre sophistication et vulgarité, raffinement et trivialité. Je compose mes gravures comme des rock-songs. Je parle une langue ancienne régénérée au contact des années 80. Economie de moyens,patience; réalisme, mon travail est une ode à la liberté, une reminiscence d’un Eldorado perdu. Artiste graveur, diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, a exercé différents métiers (maquettiste,receveur,vendeur, manutentionnaire, enseignant) avant d’être assistant du peintre suisse Rémy ZAUGG puis de Rémy BUCCIALI imprimeur d’estampes à Colmar. Influencé par le rock et le Pop art trouve son inspiration dans la ville et le quotidien. A exposé en Angleterre (Loughborough,Bristol), Allemagne (Euskirchen,Karlsruhe,Landau…) Espagne(Cadaqués),est représenté par la galerie Orlinda Lavergne. Privilégie les techniques sèches que sont le burin et la mezzotinte. Depuis 2017 il incorpore la couleur dans son travail.Commence une série de gravures sur la route 66 qui traverse les Etats Unis d’est en ouest.

Didier Clad

Artiste installé à Kruth depuis trente ans et récompensé par plusieurs prix, dont celui des métiers d’arts en taille-douce en 2000. Sema , Paris.  » Je suis artiste plasticien, taille doucier, je vis en Alsace. Je ne suis pas enfermé dans le rural. Ok je contribue au développement local, mais mon soucis est d´aller vers un nouveau public, qui se trouve ailleurs. “ Actuellement je collabore avec l ´ Artothèque de Weil am Rhein en Allemagne et celle de Nancy. Cet été j´expose à Prüm près de Frankfort ainsi qu´au chalet d´accueil du Parc des Ballons des Vosges. Y sera exposé durant tout l´été “ Bestiaire “ un coffret de vingt estampes et je ferai quelques journées de démonstration d´impression sur place. Ce coffret a été acquis par la Bibliothèque Nationale, au cabinet des estampes. Les visiteurs découvriront le coffret de dessins intitulé “ Enfer “ 35 x 35 cm DANTE ALIGHIERI (1265-1321). DIVINA COMMEDIA. » SOUS LA PLUIE DE FEU » COFFRET DE DESSINS À L´AQUARELLE DE DIDIER CLAD. 2021 , 700 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE DANTE. Si vous souhaitez avoir plus de renseignements pour une éventuelle collaboration sous forme d ´exposition, n´hésitez pas à me contacter. Voici quelques liens concernant mon travail d ´édition . *Voir la lithographie: http://didier-clad.fr/category/actualite/ * * voir l’exposition :* http://didier-clad.fr/2017/10/didier-clad-expose-a-la-cave-c ooperative-de-ribeauville/ N’ hésitez pas à me contacter si vous souhaitez de plus amples renseignements . : Artiste installé à Kruth depuis trente ans et récompensé par plusieurs prix, dont celui des métiers d’arts en taille-douce en 2000. Sema , Paris.  » Je suis artiste plasticien, taille doucier, je vis en Alsace. Je ne suis pas enfermé dans le rural. Ok je contribue au développement local, mais mon soucis est d´aller vers un nouveau public, qui se trouve ailleurs. “ Actuellement je collabore avec l ´ Artothèque de Weil am Rhein en Allemagne et celle de Nancy. Cet été j´expose à Prüm près de Frankfort ainsi qu´au chalet d´accueil du Parc des Ballons des Vosges. Y sera exposé durant tout l´été “ Bestiaire “ un coffret de vingt estampes et je ferai quelques journées de démonstrations et d´impressions sur place. Ce coffret a été acquis par la Bibliothèque Nationale, au cabinet des estampes. Les visiteurs découvriront le coffret de dessins intitulé “ Enfer “ 35 x 35 cm DANTE ALIGHIERI (1265-1321). DIVINA COMMEDIA. » SOUS LA PLUIE DE FEU » COFFRET DE DESSINS À L´AQUARELLE DE DIDIER CLAD. 2021 , 700 ÈME ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE DANTE. Si vous souhaitez avoir plus de renseignements pour une éventuelle collaboration sous forme d ´exposition, n´hésitez pas à me contacter. Voici quelques liens concernant mon travail d ´édition . *Voir la lithographie: http://didier-clad.fr/category/actualite/ * * voir l’exposition :* http://didier-clad.fr/2017/10/didier-clad-expose-a-la-cave-c ooperative-de-ribeauville/

Ilana Isehayek

Ilana Isehayek débute sa carrière au Canada avant de s’installer en France il y a une vingtaine d’années. Ses origines et son parcours apparaissent dans son travail à travers l’attention soutenue qu’elle porte à la question des racines, du voyage, des cultures d’origine et d’adoption. Une de ses préoccupations majeures est de créer du lien entre le passé et le présent, l’histoire et le vécu, en définissant le rôle du public dans l’œuvre, son regard ou son approche physique du lieu. Travaillant tour à tour la peinture, la sculpture ou l’installation, elle développe un langage très personnel où les motifs de la barque, d’éléments de planisphères en forme de fuseaux et de la toupie sont récurrents. S’y ajoute depuis quelques années une recherche sur la place du corps dans l’architecture qu’elle traite de manière littérale par l’aménagement de sculptures en creux, propres à recevoir des corps. Depuis ses débuts, elle est fidèle au bois qui occupe une place centrale dans son œuvre. Sollicitée à de nombreuses reprises dans le cadre de commandes privées, du 1% artistique ou de commandes publiques, elle travaille sur l’idée de l’écriture d’une partition commune entre un bâtiment et une œuvre d’art commanditée. Barbara Bay

Sébastien Kuntz

Présentation d’après le poète Jacques KOBER:

Un arbre ne multiplie jamais une multitude, donc un anonymat, il vit une liberté, hymne à la légèreté, obstinément mais spatialement vif de voilure. Le silence d’un arbre n’est pas délayé du silence de la forêt. Ainsi le concret du travail de Sébastien Kuntz c’est aussi bien l’enclume et la tignasse des souches nouées que la branchie de la délicatesse, ténuité ventilée de la sonorité des sommités: la ronde du vol d’insectes bougeant comme chaque feuille de la diversité attend son oiseleur. S’il est difficile de faire marcher les arbres au pas, c’est que leur architecture calme et soigne la fièvre humaine, mangrove ou futaie, dragonniers ou jacarandas, flamme nocturne du cyprès ou encore baobab aux épaules étagées de nuages. Une forêt est-elle en marche, et les arbres se pressent-ils en exode, ou bien rêvent-ils notre équilibre, découvrent-ils pérenne d’écrire sur écorce de bouleau, de même que chez Kuntz toutes les écorces circonscrivent son art.

Brigitte Bourdon

  • Développe un travail personnel autour de la mémoire

utilisant le textile, le papier, le fil, et l’écriture… prenant

plusieurs formes plastiques : gravures, sculptures, et grandes installations…

Le texte, le mot, le signe, son fond et sa forme, la place de la femme dans cette image souvent réductrice du textile et de son identité voilà quelques thèmes récurrents de sa production.

Utilisant le glanage dès ses premières installations : « Hommage à elle ou les vêtement d’une vie » Caen 1979 à la Comédie de Caen. 

Adepte de la sérendipité  dès que celle-ci alimente et nourrit sa réflexion sur la place de ses matières de prédilection  dans la société et leur impact mémoriel.

 

Coralie Lhote

Je crée à partir de mon désir de manipuler et façonner les formes, de les collecter, notamment les formes corporelles que ce soit les miennes ou celles plus imaginaires d’un corps qui se veut varié et mouvant. Dans mes créations plastiques, je considère le corps, de par sa fragilité et son instabilité, comme un outil formel et esthétique. Je traite plus spécifiquement de la peau, des surfaces, de la matière. J’assemble des fragments en mêlant organique et fabriqué. On retrouve dans ma production une dimension de représentation personnelle. Il s’agit de suggestions, d’évocations et de tensions entre des apparences sages et maîtrisées et des orientations sourdement ou manifestement charnelles et davantage instables. Je joue et questionne également les formes, les signes de mon identité. Je joue avec les ambivalences sexuelles, avec les formes du genre, avec comme volonté de partager mes expériences et questionnements avec le spectateur autour de la représentation de soi. Mes créations se évoluent pourtant davantage en une relation entre corps et surface, sur ce qui est visible et palpable.

Juliette Faye

Il paraitrait que la grand-mère de Sartre eût pour habitude de rappeler « Glissez, mortels, n’appuyez pas. » C’est sur ce conseil que je favorise la taille douce avec eau forte et aquatinte pour ce qui est de ne pas appuyer, en glissant plutôt sur le vernis, et que j’explore un univers imagé entre fantasmagorie et vanité, plongé dans un bain d’existentialisme acide, pour ce qui concerne les mortels. Ma formation de Designer Textile, loin de me convertir tout à fait au design, m’a menée à développer et complexifier mon goût certain pour la recherche de l’accord coloré parfait, de la composition absolue, et de la matière totale, ainsi qu’à ajouter un brin d’équilibre dans la célèbre balance en injectant de l’ordre au chaos de mes pulsions créatrices.

Agnès Weill

Mon travail est une exploration récurrente de la couleur, une expérimentation de superpositions, de juxtapositions, de transparences. La réalité n’est qu’un point de départ, prétexte à faire infuser et diffuser les couleurs. J’aime travailler vite, de manière « jetée », peindre des séries en parallèle parce qu’il faut explorer tous les possibles. Mes gestes tantôt amples, tantôt saccadés font se confronter et s’accorder (parfois, j’espère) taches et graphismes. En peinture, j’utilise des pigments et une émulsion (dite de Wacker), à la recherche de transparences. Parmi les infinies possibilités techniques de la gravure, j’aime le bois « à plaque perdue », avec ses superpositions de couleurs, ses passages successifs plus ou moins bien calés, comme autant d’occasion d’accidents. Sur le zinc, je pratique l’aquatinte et l’eau forte, façons de continuer mes recherches sur les rapports entre lignes, valeurs et textures.Dans mon musée imaginaire j’ai déjà mis : les ciels d’Eugène Boudin, les fenêtres (ouvertes) de Pierre Bonnard, les gravures sur bois de Munch et … beaucoup de peintures de Per Kirkeby.