Antoine Halbwachs

Graveur et sculpteur, mon travail s’articule autour de la figuration. Si l’idée, l’image, ou le modèle vivant sont les premiers moteurs du travail, ce qui m’anime particulièrement c’est l’agencement d’un espace avec un répertoire de formes au vocabulaire riche, lignes, volumes, plans, rythmes, plein et vide. Et ceci pour offrir au regard des objets du domaine du sensible, qu’ils soient sculptures, gravures ou peintures, qui n’ont qu’une ambition être regardés et alors peut-être questionnés ou encore émouvoir. La cohérence d’un travail ne tiens pas à l’uniformité du sujet ou à une pratique unique. Elle s’établit petit à petit, les différentes pratiques s’enchevêtrent et finissent par se répondre. C’est peut-être dans cette diversité, cette confusion apparente que doucement les préoccupations et les idées se resserrent, que le chemin se trace, comme les herbes que l’on piétine inlassablement dessinent lentement des sentiers.

Daniel Tiziani

Dessins, peintures, gravures, sérigraphie, empreintes, estampes, pochoirs… et le tout sur papier.En résumer et pour faire simple, tout le travail de Juste Introuvable est en rapport avec l’image imprimée & la peinture.

Elizabeth Gartz

Artiste peintre et graveur née à Mexique et arrivée en France à Strasbourg en 2011
Son œuvre intimiste flirte avec le réalisme magique latino-américain.Actuellement elle a un atelier à La Meinau ou elle travaille et propose aussi des cours et stages de peinture et de gravure.

Adhère actuellement à la Maison des Artistes.

Nikosan

Nikosan est un illustrateur dont le travail s’inspire des traditions du Japon, en particulier du concept esthétique wabi-sabi et du rapport à la nature qu’entretiennent les japonais. Une grande partie de son travail artistique s’inspire également de la culture du thé sous toute ses formes.
Une délicate poésie tout en sobriété se dégage de ses oeuvres, qui sont pour la plupart réalisées selon la technique de la linogravure.

Emilie Philippon

Mon univers graphique se compose de formes géométriques, éléments typographiques, effets de matières propre aux techniques que j’emploie. Mon style est de tendance minimaliste avec des influences pop.

Pascale Rismondo

La vie, la nature, le voyage… de la sérigraphie au monotype… pour moi, toutes les techniques sont bonnes pour exprimer des sensations ou des histoires, toutes les histoires sont bonnes pour créer des collaborations entre la création et les ateliers d’impression.

Sophie Guillemin

J’ai grandi dans le sud de la France, depuis 2014 et après cinq années d’études aux Beaux-Arts d’Angoulême, je suis venue m’installer a Strasbourg.
Je me situe plus dans le champ de l’illustration jeunesse, avec comme source d’inspiration Henri Galeron, Bernadette Després ou Delphine Durand. J’aime les livres jeux et les cherche-trouve où je m’y perd avec plaisir.

Mathilde Seguin

Des Vues – Mathilde Seguin
Texte de Catherine Charlier

« Si je pouvais redécouvrir le travail de Mathilde Seguin, j’aimerais que ce soit par hasard, au détour d’une rue que je connais, que j’ai arpentée mille fois sans bien la regarder, sans bien lever les yeux du bout de mes pieds. Ce serait une façade et sur cette façade, une fenêtre qui n’a rien à faire là. Un fragment d’architecture comme un point d’interrogation, qui oblige le flâneur à s’arrêter un instant. Un fragment d’architecture impromptu qui vient questionner tout l’ensemble.

Mathilde Seguin utilise la photographie pour créer des bâches qu’elle pose sur les façades de bâtiments publics ou d’immeubles d’habitation : une fenêtre d’appartement remplace celle d’un hôpital, du linge sèche sur la façade d’un bâtiment public. Les espaces publics et privés se rencontrent, se combinent. Le flâneur explore les rues à la recherche d’autres étrangetés. Il scrute, examine, sourit puis passe son chemin. Non, ces géraniums n’ont rien à faire là.

Son travail Des Vues a débuté en 2005 et, outre ces installations, rassemble plusieurs expositions et éditions. Au centre, le paysage urbain sans cesse questionné, démonté, re-monté.
La ville rêvée par Mathilde Seguin est faite de lignes de toits, de cheminées, d’antiques antennes TV. Elle est faite d’errements, de surprises, de contrastes. Les perspectives des gravures sont noires et grises, les maisons de ciment blanc ont laissé une trace sur les murs avant de disparaître. Des façades venues de différentes villes se rencontrent et se combinent en un paysage urbain inconnu. Mathilde Seguin change de modus operandi, utilise des techniques différentes (métal, gravures, objets, papiers peints…) et réussit à toujours surprendre celui qui regarde.

Son catalogue de papier peint est peut-être le point d’orgue de ce travail. Il se présente comme l’instrument d’un VRP insensé qui proposerait de quoi recouvrir les murs avec le paysage urbain de son choix. Un décor utopique. Une ville à coller.
Nous voyons défiler, au fil des pages, des villages fleuris et des villes musées, des banlieues et même le plan d’une cité idéale. En noir, en gris, avec des tampons, déclinés. C’est une somme incroyable, à la fois dans la maîtrise des techniques, mais encore dans l’obstination à déboulonner nos représentations. En ce sens, Des Vues est bien une utopie. Le meilleur lieu et celui qui n’existe pas. « 

Miho Nakatani

Miho Nakatani est créatrice de bijoux franco-japonais, utilisant notamment la gravure japonaise sur métal et la sculpture sur pierres fines.

Elle associe dans ses créations les techniques traditionnelles japonaises de bijouterie en métal sculpté et celles de la haute joaillerie française. Son travail met en valeur la texture du métal et des assemblages. Les motifs saisonniers et la patine qui se bonifie avec le temps donnent à chaque bijou une personnalité unique.

Le style de ses bijoux emprunte à l’art du Japon mais en renouvelle la forme, apportant un vent de fraîcheur sur le bijou précieux contemporain.