Bérénice Dautry

Illustratrice et graveuse, j’aime me perdre pendant des heures dans mes dessins, tentant de donner à chaque trait une vie particulière.
Cet été, j’ai étudié les légendes du pays de Salm, dans les Hautes Vosges : recueils de témoignages, ateliers participatifs, lectures d’ouvrages dédiés. Immergée depuis un an dans ces forêts épaisses et parfois primaires, terreau fertile pour les histoires fantastiques, j’ai pu puiser dans cet imaginaire bien particulier. Je l’ai associé à mon univers personnel mon univers personnel, empreint d’étrange, de formes végétales foisonnantes et de personnages loufoques ou inquiétants. La série de gravure illustre ainsi plusieurs légendes locales, recueillies dans des livres, auprès de personnes âgées, ou imaginées à partir de dessins d’enfants.

Camille Mkm Creation

Graveuse, illustratrice et designer graphique freelance. Passionnée de gravure et de techniques d’impression traditionnelles. J’accorde un intérêt particulier aux matériaux et aux détails qui rendent chaque pièce unique. Diplômée d’un DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) en Communication Visuelle aux Beaux-Arts de Besançon depuis 2023.

Amandine Meyer

Amandine Meyer est dessinatrice et plasticienne, elle aime les nouvelles aventures, comme dessiner pour des concerts symphoniques, avec des bébés, faire bouger de la céramique…Elle crée et illustre des livres pour adultes et pour enfants.

Sylvain Leal

Artiste pluridisciplinaire et designer algorithmique, Sylvain Leal mêle concepts algorithmiques et techniques artisanales.
Originaire du Sud de la France, il vit et travaille à Strasbourg.
Diplômé de la Haute École des Arts du Rhin de Strasbourg, puis de l’Université de Strasbourg à la suite d’un Master recherche en culture et langue japonaise, sa pratique se situe à l’intersection de la recherche graphique et scientifique.
Il explore les systèmes de représentation d’une nature idéelle et les rapports entre humains et pensée logique.
Son travail est par ailleurs profondément marqué par une influence de la culture japonaise, qui se reflète dans son approche esthétique et conceptuelle.

L’artiste travaille actuellement sur deux projets : une série d’impressions sur bois combinant programmation, glitch et impression traditionnelle ; et une série de gauffrages de pliages en tessellation explorant géométrie et reliefs cartographiques.
Parallèlement, il mène une enquête indépendante intitulée 『森というのは』(« Qu’est-ce qu’une forêt ? »).
Ce projet de recherche vise à recueillir, selon une méthode simple et concise, des témoignages sur la construction et la représentation intellectuelle d’une forêt comme espace archétypal naturel.

À travers sa pratique, Sylvain cherche à déchiffrer les différentes manières de penser et composer des paysages, en s’appuyant tant sur des expériences empiriques et des formes et interprétations culturelles traditionnelles que sur la littérature scientifique.
Il invite ainsi à une réflexion sur les systèmes logiques et notre relation à notre environnement et notre manière de (se) le représenter, créant un dialogue entre le tangible et les modes de représentation idéels, les techniques traditionnelles et les outils contemporains.

Mathias Martinez

Né en 1993, Mathias Martinez grandit en banlieue parisienne à Cergy-Pontoise entre les ruines du parc Mirapolis, à quelques encablures de Disneyland Paris et non loin du Parc Astérix, d’où sa fascination pour les parcs d’attractions. Il découvre le dessin avec les cartoons de Betty Boop et la bande dessinée en lisant Crumb, Calvo, Tezuka et Winsor McCay. Il apprend la gravure à l’école Estienne de Paris puis rejoint l’atelier d’illustration de la HEAR à Strasbourg d’où il sort diplômé en 2019. Depuis il vit et travaille à Strasbourg et expose ses dessins à la Galerie Arts Factory de Paris ou à la galerie E 2 sterput de Bruxelles. Il a été remarqué par la maison Jean-Paul Gaultier qui lui a demandé de réaliser des visuels illustrés pour leur campagne de prêt-à-porter « Les Marins » et de dessiner ensuite leur carte de vœux 2022. Il publie son premier album de bande dessinée Clocki aux éditions Misma en 2023, qui remporte le prix Mention Spéciale catégorie livre jeune adulte à la Foire Internationale du Livre Jeunesse de Bologne en 2024. En parallèle, il travaille aussi comme illustrateurs pour divers revues telles que Télérama, Kiblind, Topo, Fluide Glacial, etc…

Keam Tallaa

“Le projet Un itinéraire s’appuie sur mon parcours artistique : depuis la Syrie et ce que j’ai pu y vivre durant la guerre (la violence, la perte et l’exil, d’abord en Égypte puis en Italie), jusqu’à la France. Je pense sans cesse aux animaux comme des figures pouvant exprimer le vécu des hommes et des femmes du monde arabe. Je le montre de façon indirecte. La série L’abattoir regroupe un ensemble de peintures inspirées de l’élevage intensif. Elle cherche à traduire les problèmes sociaux et politiques actuellement en jeu dans cette région du monde.  Mon travail s’est transformé radicalement lorsque j’ai commencé à sortir de la figuration pure, en me focalisant sur une gamme colorée plus précise. Comme si je revenais au travail de gravure qui avait été mon premier médium dans mon pays natal. J’ai laissé les couleurs s’exprimer à travers les différentes traces laissées par les pinceaux et autres outils que j’emploie. Je me concentre sur la technique.  Par moments, je m’éloigne des détails et je travaille la forme, comme dans la nouvelle série des Poches (2022). Je veux faire percevoir la sensation du tissu, je mets l’accent sur le poids qui fait naître ses plis, la lourdeur de ce qui est à l’intérieur. Je pose ici la question de ce que le corps doit porter, tant physiquement que symboliquement.  Je parle des libertés qui sont bafouées tous les jours, de la répression, la corruption, mais aussi de l’effervescence, de l’envie de fuir vers un endroit meilleur.”

Marina Haller

Je pratique la peinture ainsi que le dessin, gravure et photographie depuis plus de 30 ans.  Les 10 dernières années, je m’inspire de la nature, de ses formes, textures, mouvements, de ses constantes transformations et évolutions.  Et les transgressants en couleurs, matières picturales et images entre l’abstraction et les formes reconnaissables de la nature.  Je fais beaucoup de croquis et de dessins préparatoires pour capter l’énergie de l’état actuel du visible et j’essaye de transcrire une réponse personnelle plastique sur un support.       Les structures vivantes, leurs transformations et mouvement perpétuel, la renaissance et le déclin – la symbiose de la vie – j’essaie de les capter et d’intégrer dans mon expression artistique.  Souvent, c’est une synthèse des observations et de ressentis.  J’utilise la peinture à l’huile, acrylique, pigment, pastel gras sur des grands et des petits formats de toile, carton et autres supports.

Maeva Bochin

Diplômée de l’École Nationale des Beaux-Arts de Nancy, en France, Maeva Bochin a forgé les bases de son expression artistique dans un environnement riche en histoire artistique et culturelle. Sa formation s’est également étendue à l’école territoriale de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, apportant une dimension multiculturelle à son approche artistique. L’univers artistique de Maeva se révèle à travers une série d’expositions personnelles captivantes depuis presque 30 ans. En 2024, elle prend la charge d’actions au sein de l’association « Les Possibles ». Un projet marquant de land art intitulé « Chemin de curiosités » au parc zoologique et forestier de Nouméa a illustré son engagement à fusionner l’art avec la nature.  Sa passion pour la promotion des arts visuels contemporains a trouvé une expression concrète à travers la création de deux associations dédiées : « Les Arts Bougent » en 2009 et « Les Possibles » en 2023. Ces organisations ont été des plates-formes dynamiques pour la collaboration artistique et la promotion de l’expression créative en Nouvelle-Calédonie. Les résidences artistiques ont marqué des étapes importantes dans sa carrière. De la création en Land art sur l’île d’Orléans au Québec à sa résidence à La Case de Preuschdorf, chaque projet a contribué à façonner son répertoire artistique diversifié. La biographie de Maeva est une saga artistique dynamique, marquée par une exploration incessante, une créativité florissante et un engagement profond envers la promotion de l’art contemporain, passant de la gravure aux installation land art et les projets numériques. Son engagement dans la promotion des arts visuels contemporains, ses réalisations artistiques variées et sa contribution à des projets collectifs témoignent d’une carrière artistique dynamique et engagée. Maeva préfère encore laisser ses mains s’exprimer en création plutôt que de disserter. C’est encore le cas aujourd’hui. Elle est entière et libre. Pour elle, l’art c’est d’abord des gestes qui s’inscrivent dans la réalité d’une œuvre, la pensée est juste le marqueur d’une intention qu’il faut restituer avec sincérité. Comme elle aime le dire, elle construit son chemin avec l’actualité de sa vie.

Cécile Espinasse

Diplômée en 2019 de la Design Academy Eindhoven, mon expérience de travail s’est principalement construite aux Pays-bas. J’y ai développé une pratique de Design Social en immersion, prenant part physiquement à des contextes sociaux particuliers (entreprise de réinsertion par le travail, accueil de personnes très handicapées, quartiers dits difficiles…) pour y proposer, en collaboration avec les gens rencontrés, des outils et prototypes pour ré-enchanter le vécu quotidien. Je travaille beaucoup avec la nourriture (pour créer du lien) et l’illustration notamment la gravure (pour donner à voir autrement).
En parallèle (et parfois inspirée) de ce travail in-situ, j’ai une pratique d’atelier, centrée sur l’impression de monotypes et de lino-gravures, que je monte parfois en structures lumineuses. Je tra- vaille notamment sur le thème de la nature urbaine. Je suis également heureuse d’organiser des événements pour faire découvrir les joies de l’impression au grand public.

Salomé Garraud

Diplômée de la HEAR à Strasbourg, mon travail se développe principalement par la pratique de l’illustration et du dessin. Au fur et à mesure, j’affine et réinvente mon langage visuel, composé principalement de couches de crayons de couleurs, au travers desquelles je laisse différentes interprétations ouvertes et la possibilité pour le spectateur de se raconter sa propre histoire.  Dans mes travaux, la représentation d’une nature idéalisée prend une grande importance. Les végétaux, la mer et surtout le ciel se déclinent, de manière orageuse, étoilée ou brumeuse, et se mêlent aux personnages représentés pour évoquer le temps qui passe, la solitude ou une douce mélancolie. Le rapport au corps, à la mutation et la métamorphose est également au centre de ce que j’aime représenter.  Je pratique principalement le crayon pour le rapport au temps long qu’il permet de trouver dans la création : une image se construit au fur et à mesure, lentement, morceau après morceau. Je cherche toujours à donner du temps à mes images, à les rendre précieuses et uniques à la recherche d’une manière de crayonner qui me semble parfois plus juste qu’une autre. J’aime jouer sur la délicatesse de certains traits qui se devinent plus qu’ils ne se voient parfois, à l’image de la sensibilité que j’essaye de percevoir, archiver et transmettre à travers mes dessins.  Le choix de couleurs pastels me permet de réaliser des tracés subtils, parfois presque invisibles, à l’instar des traits ou des aplats de crayons gommés que je conserve. Ils me permettent parfois, en heureux accidents, de trouver une nouvelle superposition de couleurs plus intéressante que la précédente, ou alors ils apparaissent discrètement dans l’ensemble du dessin, selon l’angle avec lequel on les observe. Je tente avec le temps, de garder toute la poésie de ces soit disantes ratures, ces « anomalies » de traits, discrètes, mais bien là, telles des fantômes de papier, une interprétation qui me plaît tant elle convient à ma façon d’envisager mes images.  En effet, si j’ai toujours choisi le dessin comme technique artistique de prédilection, c’est parce qu’il a toujours été pour moi une langue à part entière, une forme de poésie, une façon d’exprimer des sentiments enfouis, qui se gâteraient peut-être si on essayait de les décrire autrement.  Actuellement, je travaille à des projets d’éditions d’albums illustrés, de séries d’estampes et de dessins et de recueils de textes.