Gilles Michon

C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.               

Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.   C’est ce qui m’entoure que j’ai d’abord considéré comme étant un paysage. Des formes d’arbre, des fragments de corps et d’architecture se sont imposés dans mes carnets de croquis. Ces formes sont devenues un dictionnaire que je consulte afin de renforcer et confirmer des impressions fugaces. Ces impressions sont devenues prétexte à déposer les couleurs sur des supports variés comme le papier, le carton, la toile et aussi à utiliser des matières comme le sable, la sciure ou même la terre.                Ce qui est bon dans la peinture c’est son odeur, son onctuosité sa façon de couvrir et d’être recouverte. Le grand plaisir de mon métier de peintre c’est qu’il m’est permis de suggérer des traits particuliers, hasardeux, qui relèvent de l’anecdote et qui produisent, en fin de processus, une oeuvre douée d’une sorte d’existence en soi.

Benoit Decque

« Peintures, dessins grand format, installations murales, urbaines ou… paysagères, quelques performances et de multiples curiosités, voilà les composants d’une pratique croisée dans laquelle Benoît Decque s’exerce librement: autant de confrontations qui lui permettent de construire un terrain de problématiques plurielles où s’installent les fondements de sa démarche artistique ». Paul Guérin, in les lauréats de CEAAC 2008

HM Du Rhone

Paysage Méditatif  » est le thème évolutif de Du Rhone´s artworks. L’artiste tente de simplifier le processus de la des éléments du paysage pour refléter ce qu’elle considère comme l’ordre spirituel qui sous-tend la communication visuelle, créant un langage esthétique clair et universel dans ses peintures.
Confrontée à l’environnement naturel et peut-être avec l’œil d’un étranger comme avantage, elle a l’avantage reconnaît graduellement la merveilleuse unicité et la beauté de son environnement. Le sentiment de détente et communier avec cet environnement l’a amenée à vouloir exprimer l’éveil dans son art.

Le bouddhisme zen qui met l’accent sur l’illumination individuelle à travers des expériences quotidiennes et la méditation a progressivement influencé l’art de HM Du Rhône. Elle explore les expériences physiques et mentales réelles de la peinture comme moyen de méditation. Elle tente de représenter l’émotion mystique et l’harmonie qu’elle ressent s’inspire du paysage environnant en appliquant de façon répétitive des couleurs verticales et horizontales dessinées à la main pour entraîner le spectateur dans un état méditatif d’être. Dans le processus de production des œuvres d’art, la l’artiste est aussi dans un état constant de méditation, tout comme le fait de voir les œuvres d’art peut atteindre un état méditativ sans méditation.

Mister Zlam

Attiré par la culture hip-hop et plus particulièrement le graff, Mister zLAm baigne dans cette ambiance depuis sa jeunesse. Il prend sa première claque visuelle lors d’une virée à Paris a l’âge de 10 ans. En effet, les murs de la ville peints dans des endroits des plus improbables ne le laissent pas indifférent. Quelques années plus tard, il se procure ses premières bombes de peinture et pose son blaze sur les murs près de chez lui. Très vite rattrapé par la justice, il se tourne vers des choses plus légales. Il participe ainsi à de nombreux ateliers graff, peint pour des particuliers ou des organismes et dessine dès qu’il le peut pour travailler son style. Depuis environ 10 ans maintenant, le graff est une vraie passion. Ses études lui ont permis des séjours à l’étranger où il a pu découvrir de nouvelles cultures et d’autres relations par rapport au graff. Aujourd’hui il produit des toiles, offre ses services mas fait surtout ce qui lui semble le plus important : changer la mentalité des gens par rapport à ce phénomène et peindre pour le plaisir.

Olivares Jaime

Le travail pictural de Jaime Olivares est à la fois éclectique dans ses thèmes et constant dans ses préoccupations plastiques. Ses tableaux traitent la matière picturale comme le support de ses projections mentales. Des «Rorschach» qu’il élabore à la manière d’un alchimiste et qu’il ordonne pour y faire émerger des images mouvantes qu’il définit partiellement. Souvent fantasmatiques et parfois ultra-présentes, les images questionnent le corps ou l’objet dans son contexte, la relation à l’espace, la puissance évocatrice de la couleur, l’importance de la composition. Ses thèmes de prédilection sont le corps féminin, le volume «organique» et les mythes, donnant lieu aux séries Portraits, Prométhée, Sculpteur et modèle, Ondine, Natures mortes, Jardins nourriciers, Femmes de l’eau, Tauromachies, Menines, Suggestions, Trapèzes, Paysages imaginaires… Des séries de dessins, d’observation ou d’inspiration libre, témoignent d’une activité graphique constante, d’une analyse permanente de la ligne, du trait, de la tache, des valeurs, de la mise en page, etc. Son travail fait appel à de nombreuses techniques qu’il met au service de sa pédagogie, et qui vont du dessin académique à la liberté d’expression qu’offrent les procédés picturaux modernes en passant par des choix de peinture alla prima, de peinture par glacis, dessin construit et sfumato, perspective linéaire et atmosphérique, le geste, etc.

Angélique Kerval

Je suis graphiste depuis 9 ans et plasticienne depuis toujours. Ma pratique favorite reste le dessin au crayon et l’encre de chine. Ce qui ne m’empêche pas d’explorer d’autres médiums. J’aime également créer mon propre papier. M’étant mise à mon compte très récemment, je tiens à recréer des papiers en fibres naturelles, gérant ainsi tout l’aspect de mon travail. J’explore le symbolisme mort/vie et le lien sensuel entre les deux.

Théotime Noël

Architecte de formation, je dessine en technique traditionnelle, au crayon, puis ajoute la couleur par ordinateur. Ce sont des thèmes très variés, assez souvent fantastiques, futuristes, ou de grands animaux des profondeurs.

Danièle Schiffmann

M’honorant du prix de la région Alsace en 2002
le CEAAC m’a envoyée en résidence d’artiste au Laos
j’ai enseigné la gravure et les monotypes à l’école des beaux arts de Vientiane
depuis je suis retournée au Laos douze fois
chaque année pendant trois mois
j’y ai collectionné des feuilles écorces végétaux qui aujourd’hui m’aident à imprimer des monotypes
en hommage à la nature mais pas seulement. L’or sous les feuilles envers or et brume l’eau la sève le pleur

Danièle Schiffmann

Quintard Aurelie

Aurélie Quintard est une illustratrice qui vit et travaille à Strasbourg.

Son univers tendre et rétro est influencée par les illustrateurs•rices et concept artists américains et anglais des années 50.
Elle privilégie, pour la fabrication de ses images, l’utilisation de techniques non-numériques: gouache, aquarelle, crayon et collage.

Membre active des Urban Sketchers de Strasbourg elle multiplie aussi les occasions de dessiner in situ et déploie ainsi une pratique du croquis d’observation, à l’intersection du documentaire dessiné et de la captation graphique.

Harmonie Begon

Je m’intéresse à différentes problématiques liées aux conditions de production artisanale des objets et leurs enjeux ainsi qu’aux notions de patrimoines matériels et immatériels. En développant l’étude de terrain comme méthode de travail et outil de projet, je tente de déconstruire les dichotomies entre théorie et pratique, ou encore conception et réalisation. En effet, ce qui m’intéresse n’est pas tant la production de l’objet en soi, que la co-construction de son contexte, la co-intentionnalité qui émerge de la situation étudiée. Cette vision du design comme discipline située ouvre ainsi mon rapport à l’objet à de multiples dimensions sociales débordant très largement de la seule question des usages, de la fonction ou de la forme. Il s’agit en effet de prendre en compte aussi bien le contexte d’émergence de l’objet que les conséquences sociales, morales, politiques, environnementales ou encore spirituelles de sa production. Jusqu’alors spécialisée dans le domaine de la production artisanale, je l’envisage comme un moyen, comme une alternative, pour une humanité du design où le coût social des objets est un soucis premier.