C’est dans «le plaisir de l’abstraction» que Yann Bruckmuller se délecte. Quand des images lui «viennent dans la tête – de couleurs, de formes…». Ce n’est donc pas pour rien que sa période préférée, en histoire de l’art, est le XXe. Le siècle qui a vu naître et/ou s’épanouir des géants comme Schiele, Klimt, Klee, Hundertwasser, et surtout, pour Yann, Rothko et De Staël, que ce soit en Europe, en Russie, en Amérique. Une affirmation pleine et entière, évidente. Des représentants de l’art moderne, de l’expressionisme abstrait, de l’art abstrait. «Des styles peu communs. J’adore ça!», s’enflamme-t-il, alors qu’il constelle délicatement l’intérieur d’un abécédaire fait de lettres extra-bold de ronds, traits, matières et vides. Le Franco-Autrichien a découvert l’art moderne au cours de ses études, au lycée puis à l’université. Ces connaissances, il les a enrichies au gré de lectures personnelles, étoffant encore davantage un bagage culturel très hétéroclite. Alors qu’il naviguait déjà entre arts plastiques et histoire de l’art, il s’est entouré aussi de musique, de théâtre ou encore de photographie. Ayant également suivi une formation de médiation culturelle, il s’épanouit toujours, à côté de ses moments créatifs, en animant des ateliers artistiques, que ce soit avec de jeunes enfants ou des personnes âgées en Ehpad.
Mots clés. Art abstrait, art moderne, art contemporain, abstraction.
«Magnifique…» Le mot vient spontanément à la bouche de Thierry Heidt quand il décrit les couleurs qu’il emploie pour accompagner ses dessins ou ses gravures, œuvres qu’il habille d’une délicate innocence. Les nuances de vert, pomme, kaki, jade, olive, tilleul, qui lui rappellent l’herbe, les feuilles, les sapins, et les marches qu’il effectuait, enfant, dans les montagnes avec ses parents. Les bleus, marine, nuit, pétrole, azur, presque toujours présents dans ses travaux, dans l’eau, l’horizon, «le beau temps, le ciel qui s’ouvre». Les bruns, marron, chocolat, brou de noix ou terre de sienne, qu’il emploie pour les arbres, leurs nœuds, les animaux pour qui il a une affection toute particulière. Et le jaune, qui le met en joie. Une couleur synonyme de soleil, de ces petites taches de couleur dans un champ y compris en hiver, de ces «magnifiques feuilles en automne dans les montagnes» ou qui irradie juste avant le coucher du soleil. Thierry aime employer différentes techniques – dessin, tampographie, collage… –, qui lui offrent la liberté de ses interprétations.
Mots clés. Couleurs, nature, arbres, animaux, ciel.
Elle passe des feutres pointe fine aux aiguilles, des tapisseries aux fils à broder, des pastels secs aux fils métalliques. Françoise Marmillot a démarré sa carrière dans les arts plastiques à L’Évasion, lors du lancement en 2004 de cet Esat artistique et culturel unique en Alsace. Les techniques qu’elle emploie se sont enrichies au fil des projets, que ce soit au sein de L’Atelier ou au sein de la Compagnie de L’Évasion, dont la spécialité est le théâtre d’ombre et la création visuelle. Ses couleurs de prédilection sont à la limite des tons francs, délicatement fanées, comme des fleurs qui auraient juste dépassé leurs plus belles heures. Des fleurs que Françoise voit quasi-quotidiennement lorsqu’elle se rend dans son jardin partagé ou dans les arbres et autres végétaux qu’elle aperçoit tout au long du chemin bucolique qui y mène. Que ce soit en peinture, en gravure, en couture ou en sculpture, ses sujets –personnages, animaux, végétaux…– se parent d’une pointe de tendre naïveté. Sa grande spécialité? Des petites marionnettes qu’elle forme en fil de fer, de coton et de laine, et qu’elle pare de boutons et autres bouts de tissus de récupération.
Mots clés. Couleurs, fleurs, bonheur, labeur, végétaux, oiseaux, marionnettes, couture, gravure, collage, récup’.
Des traits délicats ou des grosses masses très colorées. Des personnages différents. Des collages frêles et gracieux. L’univers artistique de Cindy Wenger est d’autant plus riche qu’elle emploie de nombreuses techniques.
Mots clés. Couleurs, cœurs, aquarelle, couture, collage.
Des couleurs, des couleurs et encore des couleurs. La vie artistique de Caroline Troppi tourne autour de rouges francs, de roses tendres, de bleus turquoise, de camaïeux de jaunes et d’orange. Elle a également développé, toutes ces dernières années, des compétences en infographie, qui lui permettent d’enrichir des réalisations plastiques, les siennes ou celles d’autres artistes.
Mots clés. Couleur, dessin, aquarelle, collage, infographie.
Sandrine Stahl est une artiste plasticienne mulhousienne. Artiste polymorphe, elle explore divers médiums : peinture, collage, encre, dessin …. Inscrite dans la lignée de l’abstraction lyrique, elle puise son inspiration chez des maîtres comme Henri Matisse, Miro ou Calder et son mentor, François Bruetschy, pour créer des œuvres vibrantes qui célèbrent le monde qui l’entoure. Ses créations traduisent ses souvenirs et ses expériences en un langage visuel singulier, où formes, couleurs et contrastes s’harmonisent dans un dialogue entre abstraction et figuratif. Cette année, elle propose un collage inédit pour la carte de vœux, symbolisant formes, équilibre, légèreté et réussite pour la nouvelle année, dans un esprit lumineux et positif. Exposée en France et à l’international (New York, Berlin, Venise), Sandrine Stahl est également curatrice et présidente fondatrice du Séchoir, jouant un rôle essentiel dans la dynamique artistique alsacienne.
Son univers est d’abord celui de l’illustration jeunesse. Néanmoins, loin de s’enfermer dans un genre, une technique ou un style, c’est l’exploration du monde par le dessin qui guide son parcours. Elle aime se mettre au service des projets qu’on lui propose pour faire évoluer son trait, avec une préférence pour un aspect graphique, qui fait la part belle à la ligne, et ses couleurs, douces et plutôt chaleureuses. Ses dessins naviguent entre humour, légèreté et émotion. Eclectisme est un mot qui lui va bien. Depuis 2006, elle publie régulièrement dans l’édition et la presse jeunesse en réalisant des illustrations et des bandes dessinées. En 2010, de sa rencontre avec la conteuse Mapie Caburet, naît un spectacle, mêlant conte, dessin grand format et improvisation. En 2016, elle réalise des fresques pour la Maison de l’Environnement du Malsaucy, une bonne occasion de gribouiller sur les murs. Elle s’essaie à la sérigraphie en 2019, participe à des marathons de l’illustration avec ses amis dessinateurs et anime également des ateliers dans les classes et les médiathèques.
Gebrauchte Materialien und aus der Zeit gefallene Einrichtungsgegenstände bilden den Werkstoff, aus dem Reto Leibundgut neue und ungewohnte Bild-, Objekt- und Raumkonstellationen entstehen lässt. Mit ungestümer Geste wird traditionellem Handwerk und herkömmlichen Sujets neues Leben eingehaucht, wobei aufwändige und hingebungsvolle Verarbeitung unsere schnelllebige Konsumwelt kontrastiert. Fragmentierte Teppiche und Gobelins, Intarsien aus Gebrauchtmöbeln, Wandarbeiten aus einfachen Kartonschindeln oder Objekte aus Sofaleder persiflieren konventionelle Sehgewohnheiten. Es entstehen kontrastreiche, sinnliche und zugleich irritierende Arbeiten, welche überlieferte Wertvorstellungen humorvoll transzendieren.
Clara Harbadi est une artiste plasticienne, sa démarche s’inscrit dans l’imaginaire et trouve son expression sur la ligne de partage entre abstraction et figuration. Son oeuvre se déploie sur différents supports, même si son médium typique reste le papier qui se décline en séries depuis plusieurs années. Entremêlant traits, formes, écriture, rythme, des collages viennent ponctuer çà et là le papier, des formes et des forces s’ordonnent par un processus de construction et de dé construction.