Mureil McIntyre

L’inspiration de mon travail est mon identité franco-américaine. J’explore de manière esthétique la culture de ces deux pays. D’un côté, le luxe français et ses traditions dans lesquelles j’ai grandis. De l’autre, la culture populaire des États-Unis, d’où viennent mes deux parents. Je suis un parfait collage de ces deux espaces géographiques et culturels. Ma pratique artistique prend ses racines dans la sculpture, mais je la définis plutôt comme une exploration de l’espace par des installations éphémères et expérimentales. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des lieux avec des objets trouvés ou fabriqués, et d’observer comment la vie organique s’initie à l’intérieur. Tout commence par l’association d’images, des collages papiers et/ou digitaux, qui m’aide à appréhender l’espace. Ces intuitions 2D se transposent ensuite dans la dimension physique et tangible de la 3D. Là, les produits animaliers se mélangent aux matières organiques, en faisant appel au viscérale : ils dérangent mon univers habituellement épuré et anesthésié. Ainsi le gore a-t-il sa place dans mon travail par des touches d’abjects subtiles qui perturbent l’environnement de mes propres espaces contrôlés et structurés. Que se passet-il lorsque le vivant rencontre l’inerte ? Lorsque l’organique se mélange à l’objet industriel produit en série ? Mes installations sont spontanées et répondent à mes impulsions visuelles. Celles-ci sont guidées par les lignes structurante du lieu choisi. J’introduits le mouvement, par mes accrochages, et mes placements d’objets dérangeants. Ce n’est pas une promenade de tout repos pour les spectateur·ice·s. Bien au contraire, leur marche les immerge dans un environnement étrange, légèrement décalé de ce qui peut sembler être un espace habituel et commun. Tour à tour, une salle d’attente, une caisse de supermarché, ou la vitrine d’un magasin se trouvent perturbées par l’introduction d’un élément décalé, comme un chien qui respire, la tête d’un cochon mort, ou encore une figure humaine. Les spectateur·ice·s se glissent dans une narration ouverte à l’interprétation. Chacun·e est libre de projeter sa vision sur l’installation que je donne à voir. Mes recherches théoriques sur les comportements humains vis-à-vis de l’art, supplante mon travail artistique, et sont sans cesse enrichis par des conversations. J’écoute, j’observe, j’analyse.

Laurence Clément

Son univers est d’abord celui de l’illustration jeunesse. Néanmoins, loin de s’enfermer dans un genre, une technique ou un style, c’est l’exploration du monde par le dessin qui guide son parcours. Elle aime se mettre au service des projets qu’on lui propose pour faire évoluer son trait, avec une préférence pour un aspect graphique, qui fait la part belle à la ligne, et ses couleurs, douces et plutôt chaleureuses. Ses dessins naviguent entre humour, légèreté et émotion. Eclectisme est un mot qui lui va bien. Depuis 2006, elle publie régulièrement dans l’édition et la presse jeunesse en réalisant des illustrations et des bandes dessinées. En 2010, de sa rencontre avec la conteuse Mapie Caburet, naît un spectacle, mêlant conte, dessin grand format et improvisation. En 2016, elle réalise des fresques pour la Maison de l’Environnement du Malsaucy, une bonne occasion de gribouiller sur les murs. Elle s’essaie à la sérigraphie en 2019, participe à des marathons de l’illustration avec ses amis dessinateurs et anime également des ateliers dans les classes et les médiathèques.

Reto Leibundgut

Gebrauchte Materialien und aus der Zeit gefallene Einrichtungsgegenstände bilden den Werkstoff, aus dem Reto Leibundgut neue und ungewohnte Bild-, Objekt- und Raumkonstellationen entstehen lässt. Mit ungestümer Geste wird traditionellem Handwerk und herkömmlichen Sujets neues Leben eingehaucht, wobei aufwändige und hingebungsvolle Verarbeitung unsere schnelllebige Konsumwelt kontrastiert. Fragmentierte Teppiche und Gobelins, Intarsien aus Gebrauchtmöbeln, Wandarbeiten aus einfachen Kartonschindeln oder Objekte aus Sofaleder persiflieren konventionelle Sehgewohnheiten. Es entstehen kontrastreiche, sinnliche und zugleich irritierende Arbeiten, welche überlieferte Wertvorstellungen humorvoll transzendieren.

Clara Harbadi

Clara Harbadi est une artiste plasticienne, sa démarche s’inscrit dans l’imaginaire et trouve son expression sur la ligne de partage entre abstraction et figuration. Son oeuvre se déploie sur différents supports, même si son médium typique reste le papier qui se décline en séries depuis plusieurs années. Entremêlant traits, formes, écriture, rythme, des collages viennent ponctuer çà et là le papier, des formes et des forces s’ordonnent par un processus de construction et de dé construction.

Upermuth

L’idée première de ce projet est d’allier une mise en œuvre de mes compétences avec ma fascination pour les oiseaux. Pour se faire le volumes des oiseaux est tout d’abord dessiner à l’aide d’un logiciel 3d, puis mis à plat pour former un patron qui sera ensuite monté. À la structure seront ajoutés une multitude de plumes correspondants à l’esthétique de l’espèce choisie. Il en résulte une vision poétique qui tend à sensibiliser à la beauté des oiseaux.

Erwin Heyn

De tous temps, le paysage a été le pivot central de mon expression artistique. Paysage dans lequel j’ai vécu, mais aussi au travers duquel je me suis forgé ma vision du monde: Un monde à la fois personnel et universel qui, dans sa transformation constante s’élève aujourd’hui en de formes dont la verticalité n’est autre que le signe d’une imagination en perpétuelle mutation.

Kamille Plumecocq

Née en 1992 avec une volonté profonde de dessiner, Je suis passée par une école d’illustration et de bande dessinée pour perfectionner mon trait et apprendre la narration. je me passionne aujourd’hui pour ces deux domaines qui me permettent de raconter des histoires tout en m’amusant. Particulièrement portée sur l’expression graphique, j’aime peaufiner mes illustrations pour retranscrire une atmosphère précise et raconter des histoires par l’image. Faisant en sorte de ne pas m’ennuyer ni m’enfermer, j’oscille entre plusieurs styles graphiques, souvent reliés par la couleur ou la technique, et je cherche à expérimenter, renouveler en découvrant de nouvelles façons de m’exprimer comme par le collage ou encore la gravure, découverte depuis peu. Sensible à l’environnement et au monde du vivant, j’aime travailler autour de ces thèmes. Je joue avec le trait et cherche à le déformer pour le rendre plus organique et frôler l’abstraction.

Cécile Kranzer

Cécile Kranzer crée des illustrations à l’aide d’images découpées dans des magazines, des journaux, d’anciennes photographies, des emballages alimentaires ou des papiers qu’elle peint à l’acrylique. Scénariste et journaliste de formation, le collage et l’illustration lui permettent de donner vie aux histoires qu’elle invente et de rendre hommage aux couleurs des villages d’Alsace.

Alexandre Tal

L’espace d’une feuille est comme une aire de jeux. C’est un endroit où je m’amuse, où je doute, où je réussis, où j’échoue, où j’essaie, où je réfléchis, où j’explore.

PS: Ne pas sous-estimer le pouvoir distrayant du toboggan.

Jacky Schieberlé

Le travail de Schieberlé est proche de celui d’un plasticien réalisant des collages. Dans un premier temps, il crée des images par superpositions parfois multiples, puis après développement, il colle sur ce « fond », des éléments prélevés dans ses propres photos ou dans des magazines, ou pose simplement dessus de petits objets. De cette nouvelle opération, naît par télescopage une nouvelle image qu’il photographie à nouveau. Ce processus rudimentaire qui laisse la place au hasard et à l’accident, produit des images d’une indéniable force visuelle. Dans le cas des images de Schieberlé, on ne peut pas vraiment parler d' »œuvres » au sens d’un achèvement. En effet, il réalise de nombreuses versions de ses photos, qu’il modifie et re-photographie à l’envi. Quant il regarde son travail, c’est toujours avec l’idée d’en retrancher quelque chose ou d’y ajouter des éléments. Il ne s’agit pas de la marque d’une perpétuelle insatisfaction face à un travail qu’il faudrait sans cesse peaufiner pour tendre à la perfection, mais plutôt de l’intuition, que les images rendues visibles sur le papier, sont des objets dont l’essence même est d’être en perpétuelle mutation. C’est sans doute pourquoi Jacky Schieberlé manipule ses images sans ménagement, qu’il ose tailler dedans à coup de ciseaux, qu’elles n’ont pas de format bien déterminé, et qu’elles s’entassent dans ses tiroirs ou sur des clés USB, dans l’attente d’une nouvelle idée qui les transformera. Texte : Inès P. Kubler