Pratiques : Collage
Julia Le Corre
J’interroge la surface du papier comme matériel support à un vaste champ d’exploration. Je poursuis mes recherches sur la couleur et la matière par le traitement des motifs. Mes images gravitent dans le champ de la figuration, dans un espace où nature morte, fleurs carnivores, tapisserie, semblent s’enchevêtrer et se confondre. La gravure me permet de reproduire des motifs, de les assembler, les juxtaposer. Et parfois même les découper afin de dessiner la couleur. Les contours de mes figures humaines se perdent ainsi dans ce tissu végétal. Ainsi s’assimilant l’un à l’autre par la même manière picturale
Nicolas Noverraz
Julien Gander
Pauline Faure
Nathalie Berizzi-Graux – Nana
Catherine Bihl
Connue dans le milieu de l’art textile depuis plus de trente ans, notamment pour mes sculptures-personnages d’in fl uence extra-européenne, je me suis tournée, depuis 2020, vers une pratique artistique plus libre, rejetant à la fois une fi guration trop af fi rmée et des procédés de mise en oeuvre artisanaux qui bridaient ma créativité.
De ce tournant ont surgi des pièces murales, puis des toiles sur châssis, caractérisées par l’association de tissus cousus, collés, peints à l’acrylique avec des sables et des pigments, et des papiers déchirés, peints eux aussi, portant des traces de graphismes, et évoquant des paysages.
Des événements ayant perturbé ma carrière artistique ces dernières années, je reprends doucement le chemin des expositions. Prochain arrêt à Burnhaupt en septembre pour l’exposition collective « Engrangez de l’art », puis à Audincourt en octobre pour « Feel’Art », rendez-vous incontournable de l’art contemporain dans la région.
Michel Galliot
Virginie Olanda
Les dadaïstes et surréalistes manifestent à travers leur collage, leur volonté de se démarquer. Emprunt de ce caractère « V.O. » initiale signée, signifie mon propre désir d’une version originale, originaire. Les traces excessives et successives des superpositions de papiers, déposées et collées par l’Homme témoignent de l’accumulation écrasante et envahissante. Une épaisseur, que je ressens comme étouffante pour abriter vulnérabilité et nudité. Ce processus agressif d’arracher ses affichages sauvages laissés à l’abandon me pousse à disséquer patiemment pièce par pièce, lambeau par lambeau jusqu’à ce que l’amoncellement de couches laisse entrevoir la beauté d’une trace, d’une couleur révélée par le déchirement. Voilà ce qui me répare, la re-composition s’éparpille avec rythme sur la toile. Je décolle.
