Les inspirations profondes de Gisèle, alias GiZl, puisent dans ses racines familiales, ces moments de joie partagés, des liens qui nous unissent et interpellent sur l’évolution de l’humain dans un univers en perpétuelle extension. Dans le cadre de sa formation de céramiste à l’IEAC, elle réalise sa première installation artistique, une allégorie parlant de transmission et de diversité. L’installation, occupant 3 à 4 m2, se compose de 26 sphères de différents diamètres disposées en spirale. Ouverte par nature à l’expérimentation, elle s’associe à l’artiste-peintre Sophie Gouvion pour présenter une nouvelle installation sur la thématique des liens, résumée en ces termes par la presse: « Leur installation ne laisse pas insensible tant l’implication des deux artistes lie les deux disciplines. La continuité de la couleur des tableaux dans la présentation des modelages renforce le moi et le double de l’humanité multiple. Les chaînes ne sont pas forcément des entraves mais peuvent servir de liens vers une fenêtre de liberté ». En effet, il parait difficile de parler de chaines sans évoquer le côté sombre de ce lien voulu solide, de l’esclavagisme à l’addiction, l’emprisonnement parfois consenti de notre plein gré. La gravité du sujet se trouve néanmoins conjurée par les couleurs vives qui s’échappent des toiles de Sophie pour coloniser les céramiques de GiZl, harmonie salvatrice pour un message positif au final. Dans le cadre de l’exposition Art au Vert 2019, GiZl explore de nouvelles associations, toujours sur ce thème, en associant le végétal et la terre de grès modelée dans un esprit racinaire. Ainsi les plantes s’enchevêtrent naturellement avec la céramique, le contenu part à la conquête du contenant pour former un ensemble harmonieux, un havre de paix. En relation avec son passé d’aide-soignante, elle aborde également des sujets plus difficiles tels que la maladie, la déchéance. Lors de l’exposition d’Art en Art 2019, elle présente ainsi un buste décharné en relation avec l’opération Octobre rose.
